Ligue Europa 2017/20178 – Huitièmes de finale aller

La plus belle des compétitions semble bien difficile pour les clubs est-européens. La preuve en est avec les résumés complets des sept clubs étiquetés Footballski encore dans la compétition. Sept clubs et beaucoup de défaites.

CSKA Moscou (RUS) 0-1 olympique Lyonnais (FRA)

Qu’on se le dise, ce match entre le CSKA Moscou et l’olympique Lyonnais n’a pas fait rêver. Dans une rencontre relativement fermée, entre deux équipes se jaugeant plus que jouant, ce sont bien les Lyonnais qui ont su prendre l’avantage grâce sur coup de pied arrêté, grâce à une tête salvatrice de Marcelo, après un corner de Depay. Et puis ? Pas grand-chose. Un match pauvre, sans grand spectacle ni grandes occasions nettes, la faute aussi à une pelouse catastrophique et des conditions difficiles. Si l’on ne peut qu’être déçu à Moscou face à ce résultat, ces derniers pourront toujours s’accrocher à un exploit en terre lyonnaise tant les possibilités sont grandes face à cet olympique Lyonnais. D’autant que si les occasions moscovites n’ont pas trouvé les filets de Lopes, les joueurs de Viktor Goncharenko ont su construire quelques belles actions et trouvées des possibilités de frappe dans une défense lyonnaise pas si solide que ça.

Atletico Madrid (ESP) 3-0 Lokomotiv Moscou (RUS)

Ces dernières années, le Lokomotiv Moscou a peu eu l’occasion de se frotter à des adversaires de la trempe de l’Atlético Madrid. Le dernier parcours européen en date, en 2016, s’était achevé en 16e contre le Fenerbahçe, qui semblait déjà évoluer à un niveau inaccessible aux cheminots. Depuis, le Loko a progressé, mais pas assez pour rivaliser avec les grands d’Europe.

A aucun moment au cours de la rencontre les Russes n’ont été en mesure d’inquiéter les hommes de Simeone. Les colchoneros ont verrouillé d’emblée le milieu de terrain, imposant un pressing éreintant au Loko. L’ouverture du score est arrivée logiquement par Saúl, auteur d’un pétard magistral à la 22e minute (1-0).

Etouffés, les cheminots ont littéralement sombré en seconde période. L’absence d’Ari et de Farfán a beaucoup pesé sur les capacités offensives des visiteurs. L’Atlético a rarement eu à défendre dans sa moitié de terrain. Les Madrilènes ont tranquillement fait le break au retour des vestiaires, par Diego Costa, bien placé pour reprendre une frappe de Griezmann repoussée par Guilherme (47e, 2-0). C’est encore un mouvement collectif qui a provoqué le dernier but, signé Koke (90e, 3-0).

Avec 3 buts au passif, le Lokomotiv devra faire un miracle pour se qualifier. Ils pourront au moins compter sur un stade Tcherkizovo rempli et acquis à leur cause.

Borussia Dortmund (ALL) 1-2 RB Salzbourg (AUT)

Mal en point depuis des mois, le Borussia Dortmund recevait dans une ambiance tendue le RB Salzburg, le tout sous fond de revendications contre le football business comme les clubs historiques allemands savent si bien le faire. Et pourtant, si Dortmund est bien le club historique, le club de Salzburg, lui, représente la forme, la fougue et la jeunesse. De quoi faire quelques dégâts face à cette vielle dame allemande.

Apathiques, les Allemands concèdent les premières occasions, n’arrivent pas trouver la faille et montrent, comme bien souvent, un jeu stérile et inefficace. Encouragé par 2 000 de leurs supporters, le RB, de son côté, se montre solide, propose un jeu rapide, fait de percussion et de technique, avec de jeunes joueurs prometteurs. Si la première grosse occasion est sauvée sur la ligne par Schmelzer, la suite s’annonce bien plus délicate pour la défense du Borussia Dortmund. En premier lieu pour un Toprak à la peine concédant un penalty stupide parfaitement transformé par Valon Berisha. Un homme en forme que l’on retrouve dans tous les bons coups et qui s’offre un doublé quelques minutes plus tard après une belle contre-attaque et un tir parfaitement placé en dessous de la transversale de Bürki.

Malgré la réduction du score de Schürle, c’est bien le RB Salzburg qui s’est montré le plus tranchant dans cette première rencontre, le club autrichien s’offrant un bel avantage avant le match retour dans ses terres.

Lazio Rome (ITA) 2-2 Dynamo Kiev (UKR)

Le brésilien Felipe Anderson ouvre le bal avec une première frappe sérieuse du match peu avant le quart d’heure de jeu après un bon service de Dusan Basta très offensif sur son côté droit. Frappe sans conséquences qui fuit le cadre de Denys Boyko. Bien en place, la Lazio déroule à domicile et place ses attaques une à une forçant les défenseurs ukrainiens à quelques sauvetages en catastrophe. Condamné à n’opérer qu’en contre, le Dynamo se montre timidement en fin de seconde période, mais sans grand succès dans les derniers gestes.

Les dix premières minutes de la seconde période, s’anime avec un centre de Pivaric déposé sur la tête d’Artem Besedin au second poteau qui remet astucieusement sur Viktor Tsygankov qui contrôle le ballon dos au but et ouvre le score d’une superbe talonnade.

À peine remis de cette ouverture du score à Rome que le Dynamo se fait surprendre, laissant filer Ciro Immobile dans l’axe qui ne laisse aucune chance à Boyko, égalisant d’une belle frappe croisée.

La Lazio enfonce le clou à l’heure de jeu avec un but de Felipe Anderson qui profite des largesses défensives de Kiev pour placer une nouvelle frappe au fond des filets du Dynamo.

Mais les Ukrainiens n’ont pas dit leurs derniers mots et se repartent à l’attaque en fin de match. Après un gros raté de Josip Pivaric devant un but quasiment vide, c’est Junior Moraes le nouvel entrant qui vient éteindre le Stade olympique de Rome une l’égalisation sur une frappe sublime à l’entrée de la surface qui ne laisse aucune chance au portier romain.

Ciro Immobile donne une dernière sueur froide aux Ukrainiens sur la dernière action du match en trouvant le poteau. Le score en reste là et place le Dynamo en ballotage favorable avec ces deux buts inscrits en terres italiennes.

RB Leipzig (ALL) 2-1 Zenit St. Petersbourg (RUS)

Après Salzburg, voici Leipzig ! Opposé à un Zenit Saint Petersburg dans le dur depuis quelques semaines, le RB Leipzig n’a pas mis longtemps à prendre le match en main et se montrer dangereux. Que ce soit sur les coups francs du beau Forsberg ou sur quelques actions collectives, les Allemands ne font pas dans le détail et montrent leur ambition d’aller le plus loin possible dans cette compétition. Malheureusement pour eux, si les occasions sont bien là, la finition, elle, laisse parfois à désirer. Jusqu’à cette somptueuse action collective, une talonnade décisive de Werner et une finition parfaite de Bruma. Passeur décisif, puis buteur, pour Werner, quelques minutes plus tard, profitant d’une somptueuse percée de Naby Keita. Si le Zenit garde espoir après un coup franc décisif du capitaine Criscito, les hommes de Mancini n’ont pas montré un beau visage ce jeudi. Comme souvent.

Sporting Portugal (POR) 2-0 Viktoria Plzen (CZE)

C’était peut-être le match qui faisait le moins lever les foules sur le papier, et pourtant. Dans un stade à moitié rempli, le Sporting recevait le Viktoria Plzen avec une étiquette de grand favori malgré les belles prestations du club tchèque. Si les premières minutes sont bonnes à se juger, le reste de la partie est un beau moment de football, entre une équipe portugaise joueuse, trouvant rapidement la transversale et les frappes dangereuses et une équipe tchèque qui tente timidement de réagir.

Il faut dire que le Sporting se montre très présent au milieu de terrain, proposant des actions placées et des phases de jeu plus rapides, le tout avec un pressing quasiment constant dans lequel les hommes de Vrba, bien trop lents, n’arrivent se défaire. La preuve en est avec cette contre-attaque ultra rapide juste avant la mi-temps emmenant le premier but de Fredy Montero, après une magnifique action collective et une passe décisive de Fabio Coentrão. Puis, juste après la mi-temps, ce même Montero récidive, après un superbe travail de Ruiz au milieu de terrain.

Bien trop rapides et supérieurs techniquement, les Portugais ont su profiter de la défense lente du Viktoria Plzen et de l’écart de niveau au milieu de terrain. De quoi s’ouvrir les portes pour la suite de la compétition aux dépens de Vrba et son club.

La rédaction de Footballski

 

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Pierre Vuillemot

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