Ligue Europa 2016/2017 – Huitièmes de finale aller

Pierre Vuillemot
Pierre Vuillemot - Publié le 11 mars 2017

Olympiakos 1 – 1 Besiktas

Au vu des difficultés du club grec en championnat (3 défaites de suite), et du limogeage de Paulo Bento, on pouvait s’attendre au pire. Surtout face à une équipe turque qui alignait un quatuor offensif de fort belle qualité, avec Aboubakar, Talisca, Quaresma et Babel. Au final, on aura eu un match nul plutôt frustrant. Relancé par le départ du coach portugais, Esteban Cambiasso montrait, malgré ses 36 ans, pourquoi il était ce joueur si beau à voir jouer, et si précieux à avoir dans un effectif : sur un centre d’Ansarifard, il plaçait sa tête, et trompait Fabri (36′). En n’ayant pas la possession, l’Olympiakos faisait pourtant mouche sur l’une de ses premières offensives, tout en tenant bon derrière.

Mais le retour des vestiaires inversait la tendance. Et la frustration arrivait au moment où on ne l’attendait pas : Leali, prêté par la Juventus, ratait sa relance au pied, et offrait une balle de but à Aboubakar que le Camerounais ne lassait pas passer (53′, 1-1). Ou comment concéder un but à domicile de la manière la plus stupide qu’il soit. Les Grecs baissaient ensuite de régime, et subissaient de nombreuses vagues turques. Retsos sauvait même une balle de Babel qui filait au fond des filets. Alors, en accrochant ce nul, l’Olympiakos a montré un étonnant visage de combativité défensive, et a su résister malgré la domination adverse. Mais ce but casquette encaissé risque de coûter cher, et oblige à un résultat positif en Turquie, dans la Vodafone Arena. Pas forcément ce qu’il y a de plus simple…

APOEL 0 – 1 Anderlecht

Après l’exploit de Bilbao, Anderlecht semblait une équipe légèrement inférieure aux Espagnols et donc tout autant à la portée de l’Apoel, surtout à domicile dans une ambiance surchauffée, et malgré l’absence de Sotiriou. Mais les Mauves ont cette année pris l’habitude de bien démarrer leurs rencontres éliminatoires, et comme face au Zenit, ce sont les Belges qui maîtrisent le ballon dès les premières minutes de jeu. Avec un pressing soutenu et quelques brèches dans la défense chypriote, l’APOEL n’arrivait pas à s’en sortir et c’est tout logiquement qu’Anderlecht ouvre le score sur un déboulé côté gauche d’Hanni et Dendoncker, qui transmet la balle à Chipciu dont l’astucieux centre en retrait trouve Stanciu, à l’entrée de la surface. Le Roumain ne se fait pas prier et trompe Waterman pour le 0-1. Le but à l’extérieur qui fait mal à l’APOEL. Les Chypriotes auront le mérite de se réveiller en fin de première mi-temps, et de réveiller l’ensemble du stade par la même occasion, mais la pression est trop faible sur les buts de Ruben pour égaliser.

Au retour des vestiaires, les passes chypriotes se font plus précises et les mouvements plus incisives, à l’image d’un Ebecilio entreprenant. Les contacts physiques sont au rendez-vous et le jeu devient de plus en plus haché. Le pauvre Efrem se tord malencontreusement le genou à la 55e et est obligé de sortir sur blessure, tandis que De Camargo n’est pas dans un bon jour. Anderlecht se limite à contrôler les offensives adverses ou à les stopper net : quatre cartons jaunes seront distribués aux visiteurs par l’excellent Jorge de Sousa, contre deux côté chypriote. La plus grosse occasion viendra d’un centre côté gauche repoussé maladroitement par le gardien bruxellois sur la poitrine de Barral, qui contrôle bien, mais loupe complètement le cadre à 6 mètres des buts. Les vingt dernières minutes offrent quelques occasions de part et d’autre, comme ce coup franc des quarante mètres de Vander qui lobe Ruben, mais s’écrase sur la barre. Sur le contre qui suit, Acheampong bute sur Waterman. Anderlecht a eu l’occasion d’alourdir la marque, mais sera néanmoins satisfait de cette victoire en terre chypriote. Il s’agit de la première défaite à domicile pour l’APOEL en Ligue Europa. Toujours capable de remonter des scores dans son stade Neo GSP, il apparaît cette fois-ci compliqué d’aller chercher la qualif’ en Belgique. L’APOEL devrait s’inspirer de Rostov, tenu en échec 2-2 à domicile par Anderlecht en juillet, et qui était allé y gagner 0-2 au retour. Mais l’Anderlecht du printemps semble bien meilleur que celui de l’été dernier, par la simple présence des pépites Stanciu et Teodorczyk par exemple.

Rostov 1 – 1 Manchester United

Le FK Rostov est en train de vivre un rêve ! La ville de plus d’un million d’habitants doit connaître depuis 2 ans une augmentation fulgurante du nombre d’adhérents dans les clubs de foot de la ville, sans aucun doute ! Il faut dire que le club réalise cette année une campagne européenne fantastique ! Après avoir gagné sa place en Ligue des Champions, avoir vaillamment terminé 3e de son groupe en ayant battu le Bayern Munich 4-1, Rostov s’attaquait à un grand nom du football, Manchester United ! Depuis une semaine, les médias sont dans l’attente de cette rencontre. Quel bonheur de recevoir les Ibra, Pogba & co sur les rives du Don ! Au point même que les supporters mancuniens eurent droit à une couverture en guise d’accueil ! Rostov profite et ils ont raison !

Dans un stade plein à craquer, le FK Rostov savait que ça allait être compliqué. On a beau avoir le chaman Berdyev comme conseiller tactique pour préparer la rencontre, on sait qu’on a en face Jose Mourinho qui a dû criser devant l’état de la pelouse !

Quoi qu’il en soit, Rostov a fait du Rostov dès le début du match, mais Pogba aurait pu rapidement calmer tout le monde s’il n’avait pas raté sa reprise dans la surface dès la 2e minute de jeu. La tactique côté russe était simple, sauter les lignes en essayant de trouver Poloz ou Bukharov le plus vite possible. Préféré à Azmun, Bukharov dut attendre le quart d’heure de jeu pour trouver une opportunité. Bien en place les Mancuniens ne parvenaient pas à se procurer d’occasions dangereuses pour inquiéter Medvedev, le remplaçant de Dzhanayev blessé. Les Red Devils trouvèrent la faille à la 35e sur un bon travail de Fellaini côté gauche. Ce dernier lançait Ibrahimovic en profondeur qui adressa une superbe passe en profondeur pour que Mkhitaryan finisse le travail du plat du pied. Un score de 1-0 à la pause pas illogique.

Sauf qu’au retour des vestiaires, le FK Rostov se montra beaucoup plus entreprenant, trouvant des espaces et récupérant le ballon plus haut. C’est d’ailleurs sur une récupération de balle que Kalachev adressa une merveille de passe à Bukharov qui put contrôler son ballon et ajuster Romero ! Le stade put exploser de joie ! 1-1. Les Mancuniens reculèrent par la suite et eurent du mal à s’approcher des buts de Rostov qui au contraire, poussèrent, mais Erokhin (65e), kalachev (73e), Gatskan (88e) ne parvinrent à marquer le but victorieux.

Manchester repart de Rostov avec un match nul. Score qui n’est pas pour déplaire à Jose Mourinho étant données les conditions de jeu. Pour leur part, Rostov a tenu tête aux mancuniens, mais devra réaliser un exploit de taille à Old Trafford pour pouvoir accéder aux ½ finales de Ligue Europa ! Vu leur parcours, on peut s’attendre à tout !

Celta Vigo 2 – 1 Krasnodar

Une nouvelle fois cette saison, les Espagnols du Celta Vigo se sont frottés à l’un de nos clubs. Si Krasnodar représente l’un de nos grands espoirs pour cette Europa League, on peut dire les Russes ont connu un déplacement bien délicat en Espagne.

Dès l’entame de match, les Russes se font acculer en défense et résistent tant bien que mal aux attaques espagnoles. Ces derniers, de plus en plus pressants au fil de la rencontre, se montrent peu en réussite devant le but. Un manque d’efficacité symbolisé par l’attaquant nordique, John Guidetti, qui, malgré un crâne rasé parfait et une belle présence sur le terrain, se montre bien peu en réussite lors de ses premières tentatives.

Et puis, voilà que la seconde mi-temps pointe le bout de son nez et se décide a décanter la partie. Le premier coup de fusil arrive avec un coup franc sublime du Danois Daniel Wass. Quelques minutes plus tard, c’est au tour de Viktor Vlaesson de s’amuser dans la défense espagnole. Les dribbles sont parfaits, la frappe l’est tout autant, le match est décidément sous le signe des Vikings. Et puis, voilà qu’à la toute fin de match, un certain Claudio Beauvue se décide de crucifier l’équipe russe et, accessoirement, toute la rédaction du site. Le coup est dur, mais l’espoir est toujours de mise avec ce résultat.

La rédaction de Footballski


Image à la une : gor Russak/NurPhoto via AFP Photos

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