Ligue Europa 2016/2017 – 6ème journée

Villarreal-Steaua - Tosca
Thomas Ghislain
Thomas Ghislain - Publié le 11 décembre 2016

Clap de fin pour cette belle phase de poules de la plus belle des compétitions du monde (après la FNL bien sûr), à savoir notre belle Ligue Europa. Des belles qualifications, de beaux barouds d’honneur et de belles déceptions également. On aura droit à quelques beaux rendez-vous au printemps, en compagnie des beaux repêchés que sont Rostov, le Legia et Ludogorets venus de la C1. Verdicts !

Groupe A : Le Zorya bon dernier

  • Zorya Lugansk 0-2 Manchester United
  • Feyenoord 0-1 Fenerbahçe

On ne donnait pas cher à la peau du Zorya en début de compétition, considéré comme le petit poucet. Il s’est battu avec ses armes mais cela n’a pas suffi pour passer. Le dernier match pour l’honneur se jouait à « domicile » (Odessa) contre le grand Manchester United. Un match de prestige pour le Zorya qui a eu le mérite de tenir toute la première période. Largement dominé, le Zorya encaissera un but à la 48ème signé Mkhtyryan et un autre d’Ibrahimovic en fin de match. Le Zorya sort grandi de sa première grande expérience européenne, tandis que United se qualifie.

Dans l’autre match du groupe, Fenerbahçe a assuré la première place du groupe en s’imposant 1-0 sur la pelouse du Feyenoord.

Groupe B : L’Olympiakos peut s’estimer heureux

  • BSC Young Boys 3-0 Astana
  • Apoel Nicosie 2-0 Olympiakos

2 victoires, 2 nuls, et 2 défaites. Ainsi se termine la phase de poule de l’Olympiakos, et l’on peut dire que la qualification qui en découle est heureuse, tant les hommes de Paulo Bento n’auront jamais été flamboyants ni inspirés en Ligue Europa. Hier encore, sur la pelouse de l’APOEL, ils ont montré un visage bien pâle, voire inquiétant. Mention spéciale pour la défense, et notamment Manuel Da Costa, très à la peine face à Sotiriou, le virevoltant attaquant chypriote qui aura causé tant de soucis aux Grecs, à l’aller comme au retour. Le Marocain marquait même contre son camp, au duel aérien après une sortie ratée de Leali à la 19′, avant d’être en retard sur le marquage d’Igor De Camargo pour le 2-0 à la 83′. Tant et si bien que malgré un groupe largement à sa portée, l’Olympiakos termine 2e, et héritera sans doute d’un reversé de Ligue des Champions au tirage. Il faudra hausser sensiblement le niveau de jeu pour espérer continuer l’aventure.

De son côté, l’APOEL aura montré que c’est une équipe capable de performer en Europe. En témoignent ces deux victoires contre l’Olympiakos, pas volées, et cette première place du groupe obtenue avec 4 victoires. De quoi espérer un tirage abordable, et une petite épopée, qui sait. Dans l’autre match, les Young Boys ont largement battu Astana, mais dans le vide, puisque le résultat de la double confrontation contre l’Olympiakos ne leur permettait pas de se qualifier, même en cas d’égalité.

Groupe C : Un zéro pointé pour Qäbälä

  • Mainz 2-0 Qäbälä
  • Anderlecht 2-3 Saint-Etienne

Pas de baroud d’honneur pour Qäbälä. Dans un match qui opposait deux équipes déjà éliminées, c’est Hack qui donne l’avantage aux Allemands à la demi-heure sur corner. De Blasis l’imite dix minutes plus tard sur un joli centre de Donati, et Mainz de mener 2-0 à la pause. Les frais s’arrêtent là. Qäbälä termine donc cette campagne avec un zéro pointé, un bilan comptable inférieur à celui de leur première participation l’an passé. Auteur d’une belle campagne qualificative, avec l’élimination du LOSC et une qualif’ au forceps à Maribor, les adversaires étaient encore une fois trop forts pour espérer autre chose. Une nouvelle saison d’apprentissage à la dure pour les hommes de Grigorchuk, qu’on devrait retrouver une nouvelle fois en C3 l’été prochain. Voire en C1 ?

Dans l’autre rencontre qui comptait pour la première place, ce sont les Roumains Chipciu et Stanciu qui donnaient un avantage mérité à une équipe remaniée d’Anderlecht. Mais Saint-Etienne, aux abonnés absents en première mi-temps, a remis les pendules à l’heure par la suite et c’est un doublé de Soderlund puis un but de Monnet-Paquet qui permettent aux Verts de l’emporter (2-3) et de terminer premier du groupe C.

Groupe D : Un match en bois mais avec des buts

  • Maccabi Tel-Aviv 2-1 Dundalk
  • AZ Alkmaar 3-2 Zenit Saint-Petersbourg

Difficile de mettre de l’envie quand l’équipe est déjà qualifiée et lorsque que les autres équipes du championnat sont déjà en vacances. Le Zenit se devait tout de même de jouer ce match, non pas pour le bien de l’équipe mais pour le respect de la compétition. En effet, la deuxième place était le sésame pour lequel l’AZ, le Maccabi Tel Aviv et Dundalk se battaient durant la dernière rencontre. L’AZ avait besoin d’une victoire pour continuer l’aventure.

Et les choses se sont bien présentées bien pour l’AZ ! Dès la 6e minute du match, les Néerlandais récupèrent un ballon et Ben Rienstra place une belle frappe du pied gauche qui trompe Lodygin. L’AZ, surmotivé, multipliait les occasions. Le Zenit commençait à réagir au quart d’heure de jeu mais le dernier geste manquait. L’AZ souffrait mais tenait bon. Si bien qu’à la 42e minute, à la suite de passes latérales, Ridgeciano Haps reçoit le ballon et tente une frappe qui heurte le poteau et finit sa course dans les buts. Le break était fait à la mi-temps. L’AZ tape même une deuxième fois le montant de Lodygin avant la pause mais celui-ci ne rentra pas.

A la reprise, l’AZ reprend les choses en main et a quelques opportunités face à un Lodygin critiqué mais vigilant. Le Zenit finit enfin par trouver la faille sur une frappe limpide de Giuliano ! 2-1, le match est relancé. Le match deveient équilibré, avec des occasions de part et d’autre. Mais sur une frappe de génie qui lobe Lodygin, Tankovic remet l’AZ à l’abri. Cependant, le match devenait assez dingue, pouvant tourné d’un côté comme de l’autre. De plus, le Zenit a cette année montré qu’il avait les ressources pour inverser la tendance. Sur un CSC de Wuytens, le Zenit semblait revenir et mettre la pression sur des locaux qui cherchaient à tout prix une victoire. Mais on en reste là au bonheur des Bataves qui, grâce à cette victoire, prennent la 2e place du groupe. La victoire du Maccabi sur les Irlandais n’aura rien changé.

Difficile de faire une analyse du Zenit. Manque de concentration, d’envie, de réussite… Les choses débuteront réellement l’année prochaine. Quand tu as fait le nécessaire avant, tu peux te permettre un accrochage.

Groupe E : Plzen sauce slovaque, l’Astra sans forcer

  • Viktoria Plzen 3-2 Austria Vienne
  • Astra Giurgiu 0-0 Roma

Les deux équipes étaient à la traîne au classement, d’un côté, les Tchèques du Viktoria Plzen, de l’autre les Autrichiens de l’Austria Wien. Deux clubs qui ne pouvaient plus espérer grand chose et jouaient ce match pour le plaisir. Et autant dire que les joueurs ont su faire le boulot et faire vivre le suspens jusqu’au bout. Menés deux buts à zéro durant la première mi-temps, les Tchèques de Plzen, réduit à 10 dès les premières minutes de jeu en concédant un penalty, reviennent peu à peu dans la match jusqu’au premier but d’Horava, intenable durant ce match, patron du milieu et donneur d’espoir dans les derniers instants de la première mi-temps.

Et puis, vient le show Duris. Entré en jeu à la 58′, le Slovaque ne met pas bien longtemps à se montrer et à enflammer ses supporters. Dans un premier temps, après une superbe action collective et une passe savoureuse d’Horava, toujours lui, l’attaquant slovaque catapulte le ballon dans les filets grâce à son crâne. Une tête magique qui, quelques minutes plus tard, reprend un centre de Zeman et sa crinière rose. 3-2, la messe est dite, le peuple tchèque peut remercier le génial slovaque.

Dans l’autre match, la Roma et l’Astra, tous deux qualifiés, n’ont pas vraiment forcé et se quittent sur un titre 0-0. On retiendra la qualification de l’Astra qui verra pour la première fois de son histoire le printemps européen.

Groupe F : Vienne contrarie Bilbao

  • Rapid Vienne 1-1 Athletic Club
  • Sassuolo 0-2 KRC Genk – joué vendredi 12h30

Situation cocasse en Emilie-Romagne, le Mapei Stadium de Reggio Emilia étant plongé dans le brouillard, le match n’a pas pu se tenir à l’horaire prévu et a donc du être joué ce vendredi à 12h30. Un match qui revêtait un énorme enjeu puisque Genk, deuxième du groupe pour l’instant, pouvait dépasser l’Athlétic Bilbao et prendre la première place du groupe en cas de victoire ou même de match nul face à Sassuolo. C’est chose faite avec une victoire 0-2 en terre italienne.

Car l’Athlétic Bilbao n’a pas réussi à faire mieux qu’un match nul à Vienne. Les deux équipes, largement remaniées en vue de leurs échéances domestiques ne semblaient d’ailleurs pas particulièrement concernées par l’enjeu. La tactique du Rapid consistait d’abord en un repli défensif hermétique et à un jeu en contre-attaque, couronné à 15 minutes du terme par un but de Joelinton. Les Basques ne se laissaient pourtant pas abattre et égalisaient peu de temps après par Saborit. Un point glané à Vienne qui n’est pas suffisant pour terminer en tête du groupe, suite à la victoire des Belges. L’Athletic se contentera de cette deuxième place.

Groupe G : Le Pana par la petite porte

  • Panathinaikos 0-2 Celta Vigo
  • Standard Liège 1-1 Ajax

Il n’y avait plus de suspens, déjà. Mais le Pana voulait bien finir, à domicile qui plus est, cette campagne de Ligue Europa fort décevante, avec un seul petit point au coup d’envoi. Mais ils n’auront tenu que 4 minutes face au Celta, qui jouait sa qualification. John Guidetti se chargeait d’ouvrir le score, profitant, encore une fois, des nombreuses largesses de la défense grecque. Puis Orellana sur pénalty (76′) venait tuer le match, et les derniers espoirs de sauver l’honneur côté Pana.

Voilà donc le club au trèfle qui quitte la compétition par la très petite porte. Certes, le groupe n’était pas facile, loin de là, mais le visage montré durant ces 6 matchs a été bien en-dessous de ce que l’on pouvait attendre d’une équipe composée de beaucoup de joueurs avec une certaine expérience internationale et européenne. Il faudra cravacher en championnat dorénavant pour gagner le droit de faire mieux l’an prochain.

Dans l’autre match, le Standard, accroché par l’Ajax sur sa pelouse, a vu la qualification filer au profit des Espagnols pour deux petits points.

Groupe H : Carton plein pour le Shakthar

  • Braga 2-4 Shakhtar Donetsk
  • Konyaspor 0-1 La Gantoise

Pour sa dernière sortie européenne de l’année 2016, le Shakhtar Donetsk avait rendez-vous à l’Estádio Municipal de Braga, dans le nord du Portugal. Ce stade de 30 000 places a pour particularité d’être construit à flanc de montagne et de ne comporter que des tribunes latérales. Il s’agit surtout de l’antre du Sporting Club de Braga, l’ancien club de Paulo Fonseca aujourd’hui à la tête du Shakhtar Donetsk. Le match n’avait pas d’enjeu pour le club ukrainien (qui était déjà assuré de sa place en seizièmes de finale et de la première place du groupe) si ce n’est celui de réaliser le parcours parfait avec six victoires en six matchs. Pour les Portugais en revanche, la victoire était obligatoire pour assurer la qualification sans avoir à dépendre du résultat du match entre Konyaspor et La Gantoise. Au vu de l’absence d’enjeu et de la proximité du choc du championnat face au Dynamo Kiev, Fonseca choisissait de faire largement tourner son effectif. Mykyta Shevchenko, Bohdan Butko, Mykola Matviyenko, Vyacheslav Tankovskyi, Maksym Malyshev, Dentinho et Andriy Boryachuk étaient notamment titularisés, seuls les ailiers Marlos et Taison (capitaine d’un soir) faisant partie des habituels titulaires. Braga parvenait à se créer les premières occasions du match sur des frappes lointaines mais Horta puis Stojiljković se heurtaient à un Shevchenko impeccable. Face à une équipe du calibre du Shakhtar Donetsk, cela ne pardonne pas. Les Ukrainiens ouvriront le score sur leur première véritable occasion grâce au défenseur central Kryvtsov, buteur de la tête sur corner à la réception d’une offrande de Marlos (22′). Ce but pris contre le cours du jeu ne décourage pas les Portugais qui continuent de se porter vers l’avant en manquant toutefois de précision dans le dernier geste.

Ce manque de précision vaut à nouveau à Braga d’être sanctionné par un Shakhtar implacable : Marlos slalome au milieu de la défense portugaise avant d’adresser sa deuxième passe décisive du soir à Taison, auteur du deuxième but d’un intérieur du pied droit (39′). Sonnés, les locaux finiront toutefois par être récompensés de leur obstination trois minutes après le deuxième but grâce à un coup de tête victorieux de Stojiljković. À la pause, le Shakhtar Donetsk mène 2-1. En deuxième période, le Shakhtar Donetsk creuse l’écart grâce à l’un de ses habituels titulaires aujourd’hui sur le banc : Fred sert magnifiquement, sur coup franc, le défenseur central Serhiy Kryvtsov, auteur d’un improbable doublé (62′). Moins de cinq minutes plus tard, Taison s’offre une percée tout en puissance depuis son côté gauche et conclut d’un pointu du pied droit qui passe entre les jambes de Marafona pour lui aussi s’offrir le doublé (66′). 4-1 : le Shakhtar Donetsk a mis KO Braga. Le score est un peu lourd pour le club portugais qui réduira la marque à la 88ème minute grâce au Monténégrin Nikola Vukčević et finira par s’incliner sur le score de 4-2. Grâce à ce succès, le Shakhtar Donetsk réalise donc le sans-faute.

Le club ukrainien aura remporté tous ses matchs de poule et il est le seul club engagé dans cette Ligue Europa à être dans ce cas : le Zenit Saint-Pétersbourg et Schalke 04, qui pouvaient également prétendre au carton plein, se sont inclinés lors de la sixième journée. Au panthéon des équipes ayant fait carton plein lors des poules de la Ligue Europa, le Shakhtar rejoint le RB Salzbourg (saison 2009/2010), le Zenit Saint-Pétersbourg (2010/2011) et le Dinamo Moscou (2014/2015). Du reste, le Shakhtar sort de cette phase de poules avec la meilleure attaque de la compétition : 21 buts inscrits, soit 3,25 en moyenne par match. Impressionnant. Toujours invaincu en championnat d’Ukraine, le Shakhtar va tenter de terminer en beauté son année 2016 avec un match de gala face à son grand rival le Dynamo Kiev. En cas de victoire, il sera assuré de terminer la saison « régulière » à la première place. Cette première partie de saison 2016/2017 s’achève beaucoup mieux qu’elle n’a commencé pour le Shakhtar Donetsk qui avait quitté la Ligue des Champions dès le troisième tour préliminaire avec une élimination par les Young Boys Berne. Il s’agit du seul véritable point noir de ce début de saison.

L’autre rencontre du groupe a vu le KAA La Gantoise l’emporter dans les arrêts de jeu sur le terrain de Konyaspor (1-0) grâce à un but de Kalifa Coulibaly. Ce succès permet aux Belges de ravir de justesse la deuxième place du groupe (et donc la qualification) au SC Braga pour qui cette soirée est définitivement à oublier..

Groupe I : Les éliminés se sont rebellés

  • RB Salzburg 2-0 Schalke 04
  • OGC Nice 2-1 Krasnodar

Pas grand-chose à sortir de cette dernière journée dans le Groupe I. Le sort de la poule était déjà connu avant ce sixième jeudi, mais les deux clubs éliminés sont sortis avec les honneurs en battant les deux clubs logiquement qualifiés. Salzburg a battu une équipe de Schalke largement remaniée en ayant dominé le match de bout en bout, symbole de la belle forme de l’équipe autrichienne en ce moment, alors que Nice s’est imposé face à une équipe de Krasnodar qui avait pourtant ouvert le score grâce à Smolov. L’expulsion de Granqvist a fait mal aux Russes qui ont ensuite encaissé deux buts. Pire, le taulier de la défense sera suspendu pour les seizièmes de finale. Un vrai coup dur.

Groupe J : Le PAOK fait le taf, la Viola aussi

  • PAOK 2-0 Slovan Liberec
  • Qarabag 1-2 Fiorentina

L’exploit n’a donc pas eu lieu. Pour la troisième fois consécutive, Qarabag ne parvient pas à passer la phase de poules de la Ligue Europa. Cette fois-ci, c’est sur une honorable troisième place qu’ils terminent, avec la frustration de terminer trois points derrière un PAOK qu’ils ont pourtant battu et à l’aller et au retour.

La tâche semblait ardue face à une Fiorentina qui n’est pas venue pour se tourner les pouces. Il a pourtant fallu attendre l’heure de jeu pour que Kalinic ne désosse la défense avant d’offrir à Vecino l’occasion d’armer un tir. C’est le capitaine Sadygov qui dévie légèrement sa trajectoire, assez pour tromper un Sehic pourtant sur ses gardes. Dix minutes plus tard, l’espoir revient à Bakou lorsque Reynaldo file dans le dos de la défense et ne manque pas son face à face avec Tatarusanu. On se dit alors que l’exploit est possible ! Mais à peine le ballon remis en jeu que la Fiorentina s’adjuge un corner, au bout duquel le centre de Valero provoque la panique dans la défense azerbaïdjanaise. Une incompréhension qui profite à Chiesa, à la retombée d’un tir contré de son coéquipier. Les assauts répétés en fin de match n’y changeront rien : Qarabag est éliminé.

Puisque dans le même temps, le PAOK a rempli sa mission face au Liberec. Garry Rodrigues d’abord, et le jeune Dmitris Pelkas ensuite, pour un travail fait et bien fait et une qualification en poche au bout d’un parcours pour le moins compliqué pour les Grecs. Quant aux Tchèques, cette défaite met un terme à une campagne assez calamiteuse (1 victoire et 1 match nul), même si le groupe n’était pas le plus facile. On retiendra les pions de l’éternel Milan Baros et le record du but le plus rapide de la compétition par Sykora, lors du match inaugural en Azerbaïdjan.

Groupe K : Le Sparta au pas

  • Inter 2-1 Sparta Prague
  • Southampton 1-1 Hapoel Beer Sheva

Match sans enjeu à Milan où un Sparta déjà qualifié a laissé à l’Inter la possibilité de ne pas terminer son affreuse campagne sur une fausse note. C’est d’abord Eder, en deux fois, qui ouvre le score peu après la 20e. Marecek s’offre ensuite une sublime égalisation avec un coup de tête lointain peu avant l’heure de jeu, mais alors qu’on se dirigeait vers un match nul qui arrangeait tout le monde, Eder s’en va marquer un but à la Eder (le Portugais cette fois) sur l’une des dernières actions du match. Un petit voyage à San Siro et à Milan qui aura été une balade sans trop de dégâts pour des Praguois déjà assurés de la première place et donc d’être tête de série pour les 16èmes.

L’Inter sauve un peu son honneur, mais reste toutefois bon dernier de ce groupe K. Car dans le même temps, Southampton et l’Hapoel Beer Sheva se sont quittés dos à dos au St Mary’s, un résultat qui fait figure d’exploit pour les Israéliens, qui se qualifient donc au nez et à la barbe d’un Southampton finalement troisième du groupe. Un classement sur lequel personne n’avait sans doute parié avant le début de la compétition. C’est pour ça qu’elle est belle, notre Ligue Europa.

Groupe L : Un vol au détriment du Steaua

  • Osmanlispor 2-0 FC Zurich
  • Villarreal 2-1 Steaua Bucarest

Côté roumain, en dehors de l’Astra qui s’est offert sa place qualificative, le Steaua pouvait encore rêver à l’exploit en s’imposant face à Villarreal à l’extérieur. Après un début catastrophique, le Steaua s’est repris et pointait à sept points pour cette dernière journée. Le match commence avec une équipe très étonnante du Steaua, voyant Popa évoluer en pointe, lui qui est habituellement sur l’aile. Douche froide dès la 15ème minute après le but de Dos Santos. Le Steaua arrive à la mi-temps sur ce score, mais offre un jeu attrayant alors que les Espagnols donnent tout à leur défense. Achim entre en jeu et marque quelques minutes après pour les Roumains. Mais le match sera gâché par l’expulsion très généreuse de Tamaș sur un second carton jaune, qui laissera le Steaua à 10. Le second but viendra à quelques minutes de la fin pour les locaux, et le dernier face-à-face entre Amorim et le gardien de Villarreal ne permettra pas aux stelistes de marquer. Ils quittent la compétition avec un goût amer dans la bouche, tant la qualification leur a tendu les bras à divers instants de ces phases de poules.

Dans l’autre match, Osmanlispor s’est offert une victoire deux buts à zéro face à Zurich, et termine donc premier de leur groupe. Zurich termine troisième et est l’autre éliminé de ce groupe L.

La rédaction de Footballski


Image à la une: © Page Facebook FC Steaua Bucuresti

Ligue Europa 2016/2017 – 6ème journée
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La Syldavie gagnera la Coupe du Monde 2018. Folie sur la PMAN.

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