Ligue Europa 2016/2017 – 4ème journée

Thomas Ghislain
Thomas Ghislain - Publié le 4 novembre 2016

On prend les mêmes et on recommence. Retour sur la quatrième journée de la plus belle coupe d’Europe avec le début des matchs retours, synonymes de grandes victoires et d’infâmes résultats pour nos clubs Footballski!

Groupe A : Le Zorya n’est pas (encore) mort

  • Zorya Lugansk 1-1 Feyenoord
  • Fenerbahçe 2-1 Manchester United

Le petit poucet de la compétition a décidé de jouer le coup à fond cette saison. Et ça se voit! Avec un nul en trois matchs, mais loin d’être ridicule quand il perd, le Zorya a glané son second point en Europa League face aux Néerlandais du Feyenoord. Délocalisé à Odessa, dans un stade Chornomorets bien rempli, le Zorya a pourtant mal commencé la rencontre en encaissant un but dès le quart d’heure de jeu. Sur une longue balle en l’air de Kuyt, Jorgensen prend le meilleur physiquement (un peu trop?) sur la défense ukrainienne et ouvre le score de la tête. Mais comme à son habitude, le club de Lugansk n’abdique pas et va faire craquer Bottheghin, coupable de deux cartons jaunes en deux minutes. Obtenant un pénalty sur le second avertissement, le Zorya va égaliser en deux temps ; Forster voit son pénalty repoussé, mais la balle retombe dans ses pieds et il égalise tranquillement. Dominateurs en seconde période, les Ukrainiens ne parviendront pas à marquer un but décisif et devront se contenter du nul. Avec deux points en quatre matchs, le Zorya n’est mathématiquement pas encore éliminé, mais ça va être difficile!

Dans l’autre rencontre du groupe, Manchester United a encore déçu et c’est incliné 2-1 chez les Turcs de Fenerbahçe. Sow et Lens ont marqué pour les locaux, tandis que Rooney a réduit le score en fin de match.

Groupe B : L’APOEL en bonne voie, l’Olympiakos assure l’essentiel

  • Apoel Nicosie 1-0 BSC Young Boys
  • Astana 1-1 Olympiakos

5 points d’avance avec deux matchs à jouer. Autant dire que la mission qualification de l’APOEL est plutôt bien engagée. La tâche ne fut pas facile face aux Young Boys de Guillaume Hoarau, difficiles à manoeuvrer. Mais les Chypriotes, à force d’essayer, ont fini par faire plier les Suisses. Une première fois à la 64′, quand Mbabu écopait d’un rouge pour un attentat sur Carlao, deux petites minutes après son entrée en jeu. Une deuxième fois dans la foulée, ou presque, quand le très bon Sotiriou trouvait la faille après un bel enchaînement dans la surface. 1-0, 69′, et l’APOEL allait tenir jusqu’au bout pour garder ces 3 points. Il ne manque plus qu’un point sur les deux dernières rencontres pour continuer l’aventure.

L’Olympiakos, de son côté, a assuré l’essentiel. Pour ce long déplacement au Kazakhstan, à quelques jours du derby face au Pana, Paulo Bento a décidé de faire tourner un peu. Exit Ideye ou Da Costa dans le XI, mais place à la petite merveille Manthatis sur son aile droite. Le début fut difficile, avec l’ouverture du score de Despotovic à la 8′, profitant des largesses de la défense pour se retrouver seul sur un centre. Dans un match débridé, avec beaucoup d’espaces, l’Olympiakos aura pourtant beaucoup gâché. Si Seba parvenait à égaliser de la tête à la 30′, Cardozo manquait de précision à plusieurs reprises, et Martins touchait même le poteau dans le dernier quart d’heure. Eric, le portier d’Astana, faisait le show, et empêchait les Grecs de repartir avec trois points qui auraient été mérités. Il faudra maintenant gagner le prochain match à domicile pour assurer la qualification’. Et faire un sans faute pour espérer la première place.

Groupe C : Ça va être dur d’accrocher un point…

  • Anderlecht 6-1 Mainz
  • Qäbälä 1-2 Saint-Étienne

On y a tous cru, mais pourtant. Pourtant, l’apprentissage continue pour Qäbälä, sans doute tombé dans un groupe encore trop relevé pour lui. Les Verts avaient commencé le match comme il le fallait, poussant par deux fois Bezotosniy à la parade durant les cinq premières minutes, alors que Beric se loupait sur les seconds ballons. Mais après avoir subi, c’est Qurbanov qui surgit après une action confuse où la défense de Saint-Étienne s’est bien ramassée. La mi-temps arrive et Qäbälä mène 1-0, l’exploit est-il en marche ? Eh bien non, parce que dans les arrêts de jeu de celle-ci, Oussama Tannane s’assure que Bezotosniy passera une mauvaise nuit. Sur un coup franc lointain et flottant, le gardien ukrainien se trouve complètement, et comme rarement, pour que Saint-Étienne égalise au meilleur des moments. Un coup dur dont Beric profite, en début de seconde période, pour donner l’avantage aux siens après une balle bêtement perdue par les Azerbaïdjanais. Contrôle, tir placé aux vingt mètres, propre, le Slovène met K.O. les Rouge et Noir, qui tenteront de réagir, mais en vain. Quatrième défaite en quatre matchs, la deuxième à domicile, mathématiquement éliminé, autant dire que les deux derniers matchs seront des calvaires pour Qäbälä, à moins d’empocher une victoire historique face à un adversaire déjà qualifié/éliminé lors du dernier match.

Les qualifiés, on ne sait pas encore de qui il s’agit, mais Anderlecht a frappé un grand coup dans le groupe C et a surtout soigné son goal-average (+7, s’il vous plait) grâce notamment à ses joyaux made in Footballski. Un doublé de Stanciu, entrecoupé par l’égalisation de De Blasis, puis un autre de Teodorczyk pour les 4e et 6e buts, afin de conclure une victoire écrasante 6-1 face à Mainz. On notera aussi les deux assists de Chipciu sur les buts de son compatriote. Les Mauves se déplaceront à Bakou d’ici deux semaines avec la ferme intention de décrocher la qualification. Au chaudron, la confrontation Saint-Étienne – Mayence sent déjà le soufre.

Groupe D : Reçu 4 sur 4

  • Zenit Saint-Petersbourg 2-1 Dundalk
  • Maccabi Tel-Aviv 0-0 AZ

Confortablement leader de cette poule D, le Zenit recevait Dundalk FC, une équipe irlandaise qui continue à impressionner. Malgré la défaite face au club russe 2-1 au match aller, les Irlandais abordaient cette confrontation sans complexe. Le Zenit espérait une victoire pour valider sa qualification et la première place du groupe. Sur un terrain gelé, délimité en orange et avec un ballon lui aussi orange, Dundalk mettait le danger avec un centre-tir de Mc Millin qui touchait le poteau (12e). Occasion par le grand des hasards, mais occasion quand même. Shatov lui répondait quelques minutes plus tard d’une belle frappe détournée par le gardien (17e). Les deux équipes tentaient des frappes de loin sans réel danger. Shatov, très présent offensivement, voyait sa frappe contrée par un défenseur suite à une belle action collective (33e). Les hommes de Lucescu se voyaient bien plus dangereux (Giuliano 34e, 38e), mais n’arrivaient pas à battre le gardien adverse. Et les efforts ont payé à la 41e suite à une récupération du ballon, Kerzhakov transmettait le ballon à Giuliano qui terminait le travail. 1-0 à la mi-temps.

Au retour des vestiaires, les Irlandais refroidissaient quelque peu les spectateurs (si ce n’était pas encore le cas) en égalisant à la suite d’une erreur de Mauricio qui, sans comprendre, lançait Horgan vers son but. Le Zenit devait donc repartir à l’attaque. Ses combinaisons mettaient à mal la défense irlandaise. Shatov était finalement remplacé par Mak (66e). Dundalk ne réussissait plus à faire trois passes de suite et le contrôle du ballon était pétersbourgeois. Ils étaient finalement récompensés à la 77e grâce à Giuliano qui profitait d’un cafouillage défensif. Dundalk a eu l’occasion de revenir en touchant une nouvelle fois le montant (81e). Le score en restait là et il permet donc au Zenit de terminer leader de leur groupe! Vivement les confrontations plus compliquées pour voir les possibilités de cette équipe! Mais un effectif avec Giuliano, Mauricio ou Shatov promet de belles perspectives.

Dans l’autre rencontre, rien à signaler avec ce match nul et nul entre le Maccabi Tel-Aviv et l’AZ. La 2e place s’annonce plus serrée que jamais entre les trois autres équipes, qui peuvent toujours y croire.

Groupe E : Une lutte pour la seconde place

  • Astra 1-1 Viktoria Plzen
  • Austria Vienne 2-4 AS Rome

Après un match aller de folie, l’Austria Vienne n’a pas réussi à renouveler son exploit. Pourtant, tout avait bien débuté pour le club de la capitale autrichienne avec une ouverture du score dès la première minute de jeu grâce à son buteur Kayode. Et puis… la Roma décide d’enclencher rapidement la seconde, Dzeko égalise trois minutes plus tard, avant que De Rossi, en renard des surfaces, vienne doubler la mise pour les Romains. Loin du match aller, l’addition devient de plus en plus lourde lors de la seconde période avec un but de pur-buteur de notre Dzeko national, tandis qu’une reprise de Naingollan vient crucifier Hadzikic. La messe est dite, et le but de Grünwald dans les dernières minutes du match n’y change rien.

Dans l’autre match du groupe, l’Astra et le Viktoria ont, une nouvelle fois, proposé une belle purge malgré deux buts dans les vingt premières minutes de jeu. En dépit de sa défaite, l’Austria en profite pour rester second avec un petit point d’avance tandis que l’Astra et Plzen sont, eux, respectivement, à un et deux points de cette même deuxième place. Autant dire que ce groupe E nous réserve encore un peu de suspens.

Groupe F : Un feu d’artifice et un record

  • Sassuolo 2-2 Rapid Vienne
  • Athletic Club 5-3 Racing Genk

Au coude à coude au départ, au coude à coude toujours après cette 4e journée, tout reste possible et tout le monde peut battre tout le monde dans ce groupe, ce qui s’est encore vérifié ce soir.

Au Mapei Stadium de Reggio Emilia, Sassuolo pensait avoir fait le plus dur en inscrivant deux buts en première mi-temps, tout d’abord par son attaquant français Grégoire Defrel. Juste avant la mi-temps, c’est ensuite le milieu Lorenzo Pellegrini qui assommait les Autrichiens, bien rentrés dans la partie, mais de plus en plus en retrait au fur et à mesure de l’avancement du match. Les supporters du Rapid venus en nombre avaient pourtant annoncé la couleur en déployant une banderole, en version originale s’il vous plait, en hommage aux récents tremblements de terre dans le centre de l’Italie : « Soutien aux populations du centre de l’Italie touchées par le séisme ». La secousse autrichienne interviendra à la 84e quand Jelic imposait son mètre 84 à la retombée d’un coup franc lointain. Puis la réplique quelques minutes plus tard par un autre joueur Footballski, Giorgi Kvilitaia, ancien du Dinamo Tbilissi arrivé cet été en Autriche et qui choisit le meilleur moment pour inscrire son premier but pour son nouveau club.
Avec ce résultat qui les neutralise, les deux équipes se retrouvent en bas de classement, mais à un petit point de l’Athlétic et Genk, avec des goals averages plus avantageux, bref rien n’est encore joué.

Il faudra s’accrocher cependant avec un Athlétic Bilbao et Aduriz en feu à San Mames. Ariz Aduriz, 35 ans dont 8 à Bilbao est en effet en peine bourre depuis un an, ce qui lui avait permis d’être sélectionné avec la Roja pour l’Euro, une exception pour son âge. Et donc, depuis ce soir, un nouveau record en poche, celui du premier joueur à inscrire un quintuplé dans un match  de Ligue Europa, dont 3 sur pénalty ce soir. En comparaison, seuls Falcao (avec Porto) et Cavani (avec Naples) avaient réussi à en mettre 4 dans cette compétition. Luiz Adriano et Lionel Messi avaient déjà réussi le même exploit dans un match de Ligue des Champions. Ravenelli avait lui réussi à planter un quintuplé dans feu la coupe UEFA. Dans tous les cas, il fallait bien ces 5 buts (dont 3 pénaltys) pour dominer des Belges accrocheurs jusqu’au bout et revenus à chaque fois à un but de leur adversaire.
Grâce à cette victoire, les joueurs basques rejoignent leurs adversaires limbourgeois en tête du groupe, mais avec toujours une différence de buts de -2 suite à leur défaite initial à Sassuolo 3-0. Une différence qui pourrait coûter cher quand on voit l’homogénéité de ce groupe…

Groupe G : Le Pana n’est pas au niveau

  • Panathinaikos 0-3 Standard Liège
  • Ajax 3-2 Celta Vigo

Un point après quatre journées. Le constat est plutôt clair : le Pana n’est pas au niveau de cette Europa League. Hier encore, les hommes d’Andrea Stramaccioni ont semblé bien loin du niveau requis sur la scène européenne. Et le Standard en a profité. Cissé, d’une belle frappe de loin (61′), puis Belfodil par deux fois, sont venus donner une tournure assez lourde au score, tout en maîtrise et en réalisme, ce qui manque côté Athénien. De son côté, le Pana n’a jamais semblé en mesure de porter le danger sur la cage belge (2 tirs cadrés seulement), à l’image d’un Koutroubis pas du tout à son aise au milieu de terrain. Et ce n’est pas le carton rouge reçu par Mpoku qui est venu arranger les choses. Sans doute le derby trottait dans les têtes, déjà… Mais l’aventure européenne elle s’arrêtera dès les phases de poule, sans trop de surprise. Il reste deux journées pour tenter de finir en beauté.

Dans l’autre match, l’Ajax a fait le job contre le Celta (même s’ils se sont fait peur en voyant les Espagnols revenir de 3-0 à 3-2), et n’a plus besoin que d’un point pour continuer son parcours.

Groupe H : Le Shakthar déjà en vacances

  • Braga 3-1 Konyaspor
  • La Gantoise 3-5 Shakthar Donetsk

Vainqueur de ses trois premiers matchs, le Shakhtar Donetsk se déplaçait sur le terrain de La Gantoise. L’actuel leader du championnat d’Ukraine était avant le coup d’envoi de cette rencontre la seule équipe encore engagée dans la compétition à ne pas avoir encaissé de buts : il faudra attendre moins de vingt secondes pour voir la série s’arrêter avec l’ouverture du score belge, signée Kalifa Coulibaly. La Gantoise tiendra bon jusqu’à la fin de la première période avant de littéralement s’écrouler. 36e minute : le Shakthar Donetsk obtiendra un penalty que Marlos transformera. Cinq minutes plus tard, Taison va déborder la défense belge d’une accélération tout en puissance avant de conclure et de donner l’avantage à son équipe. Enfin, dans les arrêts de jeu (45’+3′), Stepanenko portera de la tête le score à 3-1. Il aura suffi de douze minutes au Shakhtar Donetsk pour renverser totalement la situation.

Le festival ne s’arrêtera pas en deuxième période : Fred, d’une superbe frappe, portera le score à 4-1 (68′). La rencontre se débridera de nouveau dans les dix dernières minutes avec la réduction du score pour La Gantoise, signée Jérémy Perbet (83′) puis un nouveau but ukrainien, oeuvre de Facundo Ferreyra à la suite d’une action initiée par Srna (87′) et enfin, deux minutes plus tard, avec un nouveau but belge inscrit par Danijel Milićević.
Le Shakhtar Donetsk l’emporte en terre belge (5-3) et obtient donc sa quatrième victoire en autant de rencontres.

L’autre match du groupe a vu le Sporting Braga l’emporter à domicile face à Konyaspor (3-1). Mené au score à la demi-heure de jeu, l’ancien club de Paulo Fonseca (l’actuel entraîneur du Shakhtar) a égalisé peu après le premier but turc avant de marquer dans les arrêts de jeu de chacune des deux périodes.

Conséquence de ces résultats : le Shakhtar Donetsk est en tête du groupe avec sept points d’avance sur Braga, deuxième, à deux journées de la fin. Le club ukrainien ne peut plus être rattrapé et il est donc assuré de participer aux seizièmes de finale avec en prime la garantie de terminer en tête du groupe H. C’est un moindre mal pour un club qui avait déçu en début de saison en se faisant éliminer de la Ligue des Champions dès le tour préliminaire. Le Shakhtar Donetsk est la seule éclaircie d’une saison catastrophique pour l’Ukraine sur la scène européenne : et pour cause, il est le seul club ukrainien à avoir remporté des matchs sur l’ensemble des compétitions continentales pour cette saison 2016/2017.

Groupe I : Des Byki de nouveau maladroits

  • OGC Nice 0-2 RB Salzburg
  • Schalke 04 2-0 Krasnodar

On avait conclu avec des regrets pour le FK Krasnodar à la troisième journée contre Schalke 04 (lors de l’ouverture historique du Krasnodar Stadion), mais ce ne fut rien à côté de ce match retour. Toujours privés de beaucoup d’éléments (Wanderson n’était pas encore prêt pour jouer lors d’un long déplacement, Mamaev est blessé jusqu’au début 2017 après l’aggravation de sa blessure lors d’un match de coupe, Ari souffrait d’une blessure légère depuis la semaine dernière et Smolov avait réintégré le banc sans être parfaitement rétabli) et notamment d’une pointe (Shalimov ayant pris le parti surprenant d’aligner Podberyozkin à ce poste), les Byki ont commencé idéalement la rencontre. Confisquant le ballon, ils se sont procurés toutes les occasions des vingt-cinq premières minutes qu’ils ont outrageusement dominées. Petrov était le premier à tirer et c’était dès la deuxième minute, juste à côté. Pereyra et Akhmedov par deux fois suivaient aux dixième, onzième et treizième minutes. Laborde, entré en remplacement d’un Podberyozkin touché, passait même près de déposséder le gardien Fährmann en accentuant la pression à la quinzième minute. Les occasions des Byki s’enchaînaient avec Pereyra qui tirait juste au-dessus à la seizième minute, Joaozinho (qui a fait une très bonne première mi-temps) qui perdait son duel face au gardien à la dix-septième, Laborde qui obtenait un coup franc alors qu’il fonçait dans l’axe, celui-ci était tiré juste au-dessus par Joaozinho, et surtout Laborde qui perdait son duel à bout portant face au gardien. Pour ce manque de réalisme caractéristique, la punition ne tardait pas avec l’ouverture du score de Schalke signée Caicara à la vingt-cinquième minute. Celui-ci était trouvé au second poteau en bénéficiant d’une erreur de placement de Petrov pour fusiller Kritsyuk (1-0, 25′). Bentaleb pliait le match deux minutes plus tard lorsqu’il reprenait le ballon suite à une parade du portier russe sur un tir à bout portant de Konoplyanka qui venait de se défaire de Kaboré et Pereyra (2-0, 27′). Une illustration parfaite du « dominer n’est pas gagné » que la planète football utilise tant.

Même avec ce déficit, Krasnodar poursuivait ses efforts. Akhmedov se heurtait à la parade spectaculaire du gardien, Joaozinho tergiversait devant le but, Pereyra se faisait dévier hors du cadre son coup franc par le mur, Laborde voyait sa tête passer à quelques centimètres du but, Joaozinho ne trouvait pas de finisseur sur son dangereux centre en retrait, Laborde ratait le cadre à bout portant, Pereyra voyait sa tête passer juste à gauche et Laborde voyait un tir contré. Des statistiques sans appel et toutes en faveur de Krasnodar comme 14 tirs contre seulement 4 pour la plus marquante (outre les buts, Schalke ne devançant Krasnodar qu’en termes de fautes commises, de cartons jaunes, de parades et de hors-jeu).

En deuxième mi-temps, le FKK paraissait résigné pour la majeure partie de la période, butant sur la défense adverse qui jouait les contres à fond et qui portait le danger une fois en possession du ballon. Kritsyuk devait s’employer devant Konoplyanka et quelques autres tirs d’un Schalke en mode gestion d’un avantage (notamment un coup franc très dangereux de Naldo – celui de Schalke, pas celui de Krasnodar). Joaozinho visait à côté deux fois, tout comme Naldo en fin de match, Éboué et Laborde ne tiraient pas en position idéale. C’était donc sur une défaite encore plus amère que celle du match aller que les Byki concédaient les trois points contre Schalke, qui valide par la même occasion sa première place

Malgré cette double-confrontation, Krasnodar reste en position de force pour une qualification, car, dans le même temps, Salzbourg s’est imposé à la surprise générale à Nice, ce qui permettra aux Byki de valider leur ticket pour les seizièmes dès la prochaine journée à la seule condition d’obtenir strictement un meilleur résultat que Nice (qui ira chez un Schalke déjà qualifié et assuré de finir premier pendant que Krasnodar recevra Salzbourg).

Groupe J : Qarabag se rapproche de la qualif’!

  • Fiorentina 3-0 Slovan Liberec
  • PAOK 0-1 Qarabag

Après un début de campagne catastrophique, voilà que le Qarabag aligne un six sur six face au PAOK et se retrouve deuxième du groupe J, qui l’eût cru ? Après la performance haut de gamme du match aller, il fallait confirmer en Grèce et c’est ce que les hommes de Gurbanov ont fait à merveille. Solides défensivement, le PAOK a tenté de porter le danger sur les buts de Sehic, mais sans succès. La confiance montait peu à peu dans les rangs azerbaïdjanais, qui se procuraient l’une ou l’autre occasion avant la mi-temps. Mais c’est au retour des vestiaires que les visiteurs mettent le pied sur l’accélérateur et acculent les Grecs dans leur propre camp. Au final, c’est Michel, sur l’un de ses premiers ballons, qui délivre son équipe d’une frappe bien placée à l’entrée du rectangle. Qarabag a mûri, et ne voudra pas revivre une élimination de justesse comme il y a deux ans. Cette grosse performance chez un concurrent direct le prouve. Un succès hautement important puisqu’une victoire au prochain match, en République tchèque face au Slovan Liberec, serait presque signe de qualification.

Le Slovan qui dit hypothétiquement adieu à la Ligue Europa pour cette année. Pour cause, la Viola est quasiment injouable à domicile et Ilicic puis Kalinic ont déjà douché les espoirs tchèques dès la première mi-temps. Cristoforo alourdit le score en fin de match pour une victoire confortable 3-0, qui assure pour ainsi dire la qualif’ pour la Fio’. Avec un classement 10-7-4-1, toutefois, rien n’est encore mathématiquement joué dans ce groupe – cependant tout pourrait l’être dès la prochaine journée.

Groupe K : Le Sparta s’envole en tête

  • Southampton 2-1 Inter
  • Sparta Prague 2-0 Hapoel Beer-Sheva

Autant le dire, le Sparta Prague n’est pas franchement à son avantage dans cette première partie de saison. Le club de la capitale tchèque propose un jeu loin des précédentes années, tandis que les joueurs font, dernièrement, parler d’eux dans la presse pour des scandales stupides plutôt que pour leurs performances sur le terrain. En témoigne notamment la déroute face à Zlin, il y a de cela quelques jours, pour un match de Coupe nationale et une défaite trois buts à un après prolongations.

Privé de nombreux éléments, dont Rosicky, Vacha, Frydek ou encore Vaclav Kadlec, le Sparta Prague n’était ainsi pas vraiment au complet et ne disposait pas de tous ses meilleurs éléments pour affronter les Israéliens de l’Hapoel Beer Sheva. Malgré tout, ce sont bien les hommes de Holoubek qui prennent le match en main et débloquent rapidement la situation après un coup franc direct de Dockal contré par Bitton dans ses propres filets. Le match est rapidement pris en main, contrairement à l’aller, les occasions s’enchaînent tandis que Lafata, d’une magnifique action collective, vient marquer le second et dernier but de la partie après un centre tout aussi magnifique de Dockal, toujours lui. Au final, le club pragois a parfaitement su maîtriser ce match et se rassure dans la course à la qualification avec neuf points au compteur et une première place de son groupe.

De son côté, l’Inter continue son sur place avec une nouvelle défaite, la troisième en quatre matchs, face à Southampton, actuellement second de ce groupe.

Groupe L : Rusescu sauve l’honneur roumain

  • Villarreal 1-2 Osmanlispor
  • FC Zurich 0-0 Steaua Bucarest

Bon, et bien c’était bien naze ce match en Suisse. Le Steaua a trois points, pour trois matchs nuls, dont deux face à l’adversaire le plus prenable du groupe. Avec la réception du surprenant Osmanlispor puis un déplacement en Espagne, il y a peu de raisons de rester optimiste.

Mais impossible n’est pas roumain, alors pourquoi pas? La preuve : Raul Rusescu a encore frappé à Villarreal, donnant la victoire aux siens après que Webo a ouvert la mise. Il porte ainsi son compteur à 12 buts lors de ses 16 dernières rencontres européennes!

La rédaction de Footballski


Image à la une: © JASPER JACOBS / BELGA MAG / BELGA vis AFP Photo

Ligue Europa 2016/2017 – 4ème journée
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La Syldavie gagnera la Coupe du Monde 2018. Folie sur la PMAN.

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