Ligue Europa 2016/2017 – 3ème journée

Thomas Ghislain
Thomas Ghislain - Publié le 21 octobre 2016

Trois semaines… Trois semaines sans Ligue Europa, bon sang! L’attente fut longue, mais les matchs d’hier soir ont rendu des copies passionnantes et des verdicts variés pour nos clubs Footballski. On a marqué sur tous les terrains, et on a battu le record de nombre de buts pour un jeudi soir. Pas de doute, les little friday (ou jeudredis) européens commencent toujours de la meilleure des façons. Résumés, les voici!

Groupe A : Service minimum pour Feyenoord face à Lugansk

  • Feyenoord 1-0 Zorya Lugansk
  • Manchester United 4-1 Fenerbahçe

Après un bon match nul contre Fenerbahçe et une honorable défaite à Manchester, le Zorya Lugansk en manque cruel de points se présentait sur la pelouse du Feyenoord de Giovanni Van Bronckhorst. Le premier à se mettre en évidence sera le portier Ukrainien Oleksiy Shevchenko avec deux parades coup sur coup sur deux corners dangereux repris par Nicolai Jorgensen, très actif sur le front de l’attaque. Après un mini round d’observation pour jauger cette formation Ukrainienne, Rotterdam va passer la seconde et mettre le pied sur le ballon. Une domination stérile qui n’aboutira nulle part en première période pour les Néerlandais.

Feyenoord va finalement ouvrir le score à la 55ème par l’intermédiaire de Jorgensen qui reprend un centre de venu de la gauche. Erreur de concentration du défenseur Mikhail Sivakov qui se fait chiper le ballon des pieds à l’entrée de sa surface. Malgré quelques incursions aux abords de la surface néerlandaise, le Zorya restera impuissant dans cette rencontre et va s’incliner sur ce score de un à zéro. Cette fois-ci, pas de 4-3 flamboyant comme en 2014, service minimum pour Rotterdam qui n’a finalement pas montré grand chose devant son public, si ce n’est une collection de fautes sur l’adversaire. Malgré tout, le résultat est là et les trois points qui vont avec. Le Zorya quant à lui ne pouvait espérer guère mieux ce jeudi soir, les trop nombreuses imprécisions dans l’avant-dernier geste ont lourdement handicapé la formation ukrainienne qui n’a su se montrer dangereuse durant ses temps forts.

Logique respectée dans le second match du groupe avec la victoire 4 à 1 des Mancuniens sur leur pelouse. Pogba par deux fois, puis Martial et Lingard ont assuré la victoire avant la réduction anecdotique du score par Robin Van Persie. Feyenoord et Manchester caracolent en tête du groupe A avec six points chacun.

Groupe B : L’APOEL rate le coche, l’Olympiakos se balade

  • BSC Young Boys 3-1 Apoel Nicosie
  • Olympiakos 4-1 Astana

L’affaire avait bien commencé en Suisse pour l’APOEL, lorsqu’Efrem, parti dans le dos de la défense, ouvrait la marque en lobant astucieusement Mvogo, sorti à son encontre. Les Chypriotes menaient alors 1-0, au quart d’heure de jeu. Mais c’était sans compter sur un homme : Guillaume Hoarau, l’ancien Parisien. Il égalisait d’abord, de près, dès la 18′, ne laissant pas vraiment le temps à l’APOEL de profiter de son avantage. Il doublait la mise, ensuite, après un pénalty concédé par Sotiriou et qu’il transformait en deux-temps peu après la pause (52′). Et ce n’était pas tout : sur pénalty, encore (sévère celui là), il s’offrait un triplé en fin de match (82′). 3-1, score final, et l’APOEL, pas si dépassé que ça, laissait passer une belle chance de créer un beau trou en vue de la qualification. Les Chypriotes voient donc les Suisses revenir à deux longueurs (4 points), et l’Olympiakos passer devant.

Les Grecs, eux, ont fait le job. Et plutôt bien. Jugez plutôt : 3-0 dès la 34′. Figueiras, à la suite d’un très beau raid solitaire de Fortounis (25′), Elyounoussi d’une jolie frappe du gauche (33′), et Seba d’une frappe croisée du gauche (34′) ont très vite scellé le match. Sévère, parce qu’Astana aura eu quelques opportunités de marquer, mais aura lourdement payé sa défense bien trop laxiste. Kabananga réduisait bien le score à la 54′, profitant d’une erreur de relance de Leali, le gardien de l’Olympiakos. Dans la foulée, Astana passait tout proche de revenir à 3-2 à plusieurs reprises. Mais Canas tuait les siens en se faisant expulser bêtement à la 58′ pour un second carton jaune. Seba, encore lui, allait marquer un doublé à la 65′, sur une passe de Cardozo, pour tuer tout suspens. 4-1, et voilà l’Olympiakos en tête de ce groupe après 3 journées. Tout n’est pas rose, surtout défensivement, mais les joueurs de Paulo Bento se placent comme LE candidat sérieux à la première place de ce groupe. À confirmer maintenant à Astana pour prendre une option supplémentaire sur la qualification.

Groupe C : Qäbälä vers un zéro pointé?

  • Mainz 1-1 Anderlecht
  • Saint-Étienne 1-0 Qäbälä

Dans un match qui s’annonçait être une attaque-défense entre les Verts de Saint-Etienne et l’équipe azerbaïdjanaise de Qäbälä, les locaux prirent d’entrée le contrôle du ballon. Malgré de nombreuses occasions, dont deux très franches pour le milieu de terrain Henri Saivet et une reprise de Nolan Roux au point de penalty, il aura fallu attendre une tête contre son camp du brésilien Ricardinho pour que les Verts l’emportent. Qäbälä n’aura pas démérité, mais semblait trop limité offensivement pour inquiéter la formation de Christophe Galtier. Les visiteurs restent donc avec zéro point bon dernier de ce groupe, alors que Saint-Etienne recolle au duo de tête Mayence-Anderlecht.

Mayence et Anderlecht, qui s’affrontaient donc en Allemagne pour essayer de se détacher dans ce groupe. Il n’en fut rien, puisque les deux équipes se sont quittées sur un score de parité 1-1. Malli transformait un penalty en début de match pour donner l’avantage à Mayence. Mais Anderlecht réagissait bien, et Teodorczyk égalisait au milieu de seconde mi-temps d’une belle tête piquée. Trois équipes sont donc à 5 points : la qualification se jouera entre Mayence, Anderlecht et Saint-Etienne. Prochains matchs dans deux semaines avec les mêmes affiches, mais inversées.

Groupe D : Le Zenit, un leader qui s’est fait peur

  • Dundalk 1-2 Zenit Saint-Petersbourg
  • AZ 1-2 Maccabi Tel-Aviv

Même si d’autres ont été surpris auparavant, le déplacement en Irlande ne sentait pourtant pas le danger pour le Zenit Saint-Pétersbourg de Mircea Lucescu, qui avait pour l’occasion amené son équipe-type à Dublin. Mais c’est à un match très bizarre auquel nous avons assisté. Ce sont tout d’abord les Irlandais qui se sont montrés dangereux à la cinquième minute avant de ne plus revoir le ballon. Malheureusement, la possession du Zenit a été très stérile et la deuxième situation un peu chaude est intervenue une demi-heure plus tard et de nouveau sur le but de Lodygin. Anyukov a été le premier des Russes à se montrer dangereux mais la première mi-temps a rendu son verdict : 0-0.

En deuxième période, Shatov se mit rapidement en évidence mais son centre est trop fuyant pour Mak, on jouait la cinquante-et-unième minute, et quelques secondes après, Lombaerts rata sa relance et Benson en profita pour marquer. 1-0 pour les Irlandais. La domination russe allait reprendre de plus belle, mais si Dzyuba n’a pas pu convertir une situation intéressante, c’est bien Dundalk qui trouve le poteau à l’heure de jeu. Lodygin s’en est bien sorti. Le match a basculé ensuite, après la 70e minute où suite à une erreur du gardien adverse, le Slovaque Robert Mak a pu remettre les deux équipes à égalité, avant que Giuliano ne conclue un superbe mouvement collectif pour donner la victoire (et quasiment la qualification) aux siens. Mauricio se permit même de rater un pénalty dans les arrêts de jeu suite à une faute sur Djordjevic. L’essentiel est fait, même dans la douleur, le Zenit compte neuf points et cinq d’avance sur les Irlandais, surprenant deuxièmes.

Deuxième, oui, car l’AZ, est tombé à domicile sur son terrain d’Alkmaar et pointe en dernière position avec un point tandis que le Maccabi Tel-Aviv qui a obtenu la victoire dans les dix dernière minutes grâce à Eyel Golasa (victoire 2-1) est revenu à la troisième place.

Groupe E : L’Austria renverse Rome

  • Viktoria Plzen 1-2 Astra
  • AS Rome 3-3 Austria Vienne

Hier soir, à Rome, pas grand monde n’espérait une victoire de l’Austria face à l’AS Roma. Encore moins après les premières minutes de jeu. Très rapidement, les locaux prennent en main le jeu et se procurent les premières occasions. Malgré tout, contre toute attente, Raphael Holzhauser vient conclure une superbe contre-attaque après un tout aussi magnifique centre de Kayode, un homme qui se fera remarquer des dizaines de minutes plus tard. Mais avant ça, il faut supporter le show El Shaarawy, auteur de l’égalisation puis d’un doublé quelques minutes plus tard. Il faut également faire avec la blessure du gardien Robert Almer pour l’Austria Wien. Une image aussi cruelle que ses dabs servant de célébration. Si l’Austria essaye d’exister par intermittence, la marche semble malheureusement trop haute pour le club de la capitale autrichienne.

Une marche qui semble encore plus infranchissable quand Alessandro Florenzi, parfaitement servi par Totti, conclut d’une reprise de volée le troisième but italien. Et puis, il y a les 10 dernières minutes du match. Sans trop réfléchir, l’Austria se procure quelques occasions, Kayode est de plus en plus actif, et, à la 82e, Dominik Prokop trouve les filets romains et redonne espoir aux nombreux ultras venus faire le déplacement. Des supporters qui exploseront de joie deux minutes plus tard avec l’égalisation de l’homme de match, Olarenwaju Kayode.

Dans l’autre match du groupe, l’Astra, en difficulté en championnat, a parfaitement su gérer son match européen face au Viktoria Plzen. Notamment grâce à un Denis Alibec des grands soirs, auteur d’un superbe match et du premier but du match pour les Roumains. Ces derniers profitent d’une mauvaise relance de la défense tchèque et d’une frappe d’Alibec contrée par Horava pour inscrire le second but du match. Malgré un penalty marqué en deux temps par ce même Horava, c’est bien l’Astra qui s’impose face à un triste Viktoria Plzen.

Groupe F : Le Rapid reste au contact

  • Rapid Vienne 1-1 Sassuolo
  • Racing Genk 2-0 Athletic Club

Une victoire et une défaite, bilan identique pour les 4 équipes de ce groupe F avant le début de cette 3ème journée. Et à mi-chemin de cette phase de groupe d’Europa League, c’est Genk qui prend les devants avec une petite victoire 2-0 sur des buts de Brabec et Ndidi en fin de match. A l’issue d’un match pauvre en occasions de but, ce sont donc les Limbourgeois qui tirent leur épingle du jeu et relèguent l’Athletic à la dernière place du groupe, loin de leurs performances des saisons passées.

A l’inverse, il valait mieux avoir les yeux vers l’Allianz Stadion de Vienne pour avoir du spectacle ce soir. Clairement, le Rapid Vienne a dominé son sujet, au moins toute la première mi-temps et aurait du inscrire un ou deux buts de plus. Ca partait pourtant très bien avec l’ouverture du score de Schaub, à l’affût pour conclure de près à la suite d’un corner autrichien. Dans la foulée, les occasions s’enchaînent pour les Vert, mis en confiance par un pressing très haut qui déboussole complètement la défense italienne, mais ni Murg ni Schaub n’arrivent à conclure. Juste avant la mi-temps, Joelinton nous gratifie du geste de la soirée avec un retourné acrobatique qui touche la barre transvervale.

La période forte est passée pour les Autrichiens et les Italiens reviennent en deuxième période avec une sérénité retrouvée. Le trio d’attaque Politano-Matri-Ragusa, bientôt remplacé par Defrel nous régale de son jeu en déviation et passes dans les petits intervalles. Le buteur français, deux minutes après son entrée en jeu, arme une reprise de volée vicieuse bien repoussée par le gardien viennois. Mais finalement c’est le taulier autrichien Schrammel qui va aider les Italiens à revenir au score. Sur un centre a priori sans danger, le défenseur central autrichien, seul dans la surface, s’emmêle les pinceaux et place une tête hors de portée de son propre gardien. 1-1 score final, Sassuolo reviendra très satisfait en Emilie-Romagne avec ce point dans les valises. Le Rapid peut s’en vouloir de ne pas avoir fait le break en première période.

Groupe G : Le Pana peut le regretter

  • Standard Liège 2-2 Panathinaikos
  • Celta Vigo 2-2 Ajax

Les jeudis se suivent et se ressemblent un peu pour le Pana. Après avoir chuté en Espagne malgré une bonne prestation, les hommes d’Andrea Stramaccioni ont ramené un nul au goût de défaite de la Belgique. Et pour cause : tout se passait plutôt bien quand Ibarbo, d’abord d’une jolie frappe du gauche (12′), puis sur un joli mouvement collectif (36′), offrait deux buts d’avances aux siens. On pensait alors l’équipe athénienne partie pour aller faire une belle performance loin de ses bases, elle qui se montrait très à son aise dans le jeu face à un Standard dépassé. Mais en concédant un pénalty stupide et un peu sévère dans le temps additionnel de la première période sur une faute de Koutroubis, transformé par Edmilson, ils se compliquaient déjà la tâche. Belfodil, l’ancien lyonnais, endossait le rôle du bourreau en marquant sur un coup-franc en force à l’entrée de la surface à la 82′. Cruel pour les Grecs, qui laissent échapper trois points qui leur semblaient promis. Avec une unité au compteur en trois journées, la tâche se complique fortement pour l’ancien club de Djibril Cissé, qui devra réaliser un sans faute pour garder un espoir de passer. Mais il faudra se montrer plus solide défensivement, et plus tueur, pour y parvenir.

Dans l’autre rencontre, les deux premiers du groupe se sont neutralisés sur le même score (2-2). Ce qui promet trois dernières journées assez intéressantes niveau suspens.

Groupe H : Donetsk, la force tranquille

  • Konyaspor 1-1 Braga
  • Shakhtar Donetsk 5-0 La Gantoise

La saison dernière, ça aurait pu être un match de Champion’s League, cette année ce sera chez sa petite soeur. Dans une Lviv Arena bien vide mais plus remplie que lors d’un match de championnat, le Shakhtar a fait le boulot. Le festival commence très vite, dès la 12ème minute suite à une très mauvaise relance du gardien, Kovalenko ouvre le score d’une superbe balle piquée.

Subitement, le Shakhtar va s’arrêter de jouer mais les Belges, trop imprécis en attaque, n’en profitent pas. Et à la demi-heure de jeu, les Orange vont faire le break : sur un bon service de Marlos, Ferreyra rentre dans la surface et d’une frappe pure double la mise. 2-0 à la pause, le trou est fait. Seulement 16 petites secondes après la reprise du match, Bernard va marquer de près le troisième but des locaux après avoir reçu un bon centre en retrait de Dentinho. Taison et Malyshev inscriront deux autres buts en fin de match, confirmant la suprématie d’un Shakhtar de niveau Champion’s League. Victoire 5-0, le Shakhtar est quasiment qualifié.

Dans l’autre match du groupe, Konyaspor et Braga n’ont pu se départager. 1-1 score final.

Groupe I : Frustration(s)

  • RB Salzburg 0-1 OGC Nice
  • Krasnodar 0-1 Schalke 04

Pour le FK Krasnodar, c’était le grand soir, celui où les Byki allaient disputer leur premier match officiel dans le tout nouveau Krasnodar Stadion et pas contre n’importe quel adversaire, mais contre Schalke 04, club de Bundesliga habitué aux joutes européennes et plus précisément à la Ligue des champions (bien qu’il ait légèrement baissé de régime depuis les deux dernières années). Les deux équipes abordaient la rencontre dans des conditions comparables. Les deux s’étaient brillamment imposées lors des deux précédentes journées, mais se présentaient avec des équipes exsangues, Krasnodar étant dans le pire cas des deux (les importants Smolov, Wanderson, Pereyra, Naldo et, dans une moindre mesure, Torbinski étant tous absents pour blessure). Dans tous les cas, remporter ce troisième match représentait une quasi-garantie de qualification pour le vainqueur.

33550 personnes ont assisté au match dans les tribunes, mais nombre d’entre elles sont rentrées dans le stade en retard (ce qui a peut-être eu un impact important dans le début de match raté par Krasnodar, on va y venir). Au moment où les joueurs entraient sur la pelouse, on pouvait observer des espaces béants dans les tribunes et ce n’est qu’après la vingtième minute de jeu que tous les spectateurs ont pu s’installer. Un nombre très important d’entre eux a donc raté l’ouverture du score (et l’unique but) de Schalke.

Car justement, Schalke n’a pas traîné à montrer ses intentions offensives. Il confisquait le ballon en permanence à un FKK inhabituellement nerveux (l’absence de Naldo avait-t-elle à ce point cassé la rigueur défensive des Byki ? Et l’absence de Smolov avait-t-elle autant désorganisé l’attaque ?) et apportait sans arrêt le danger vers les buts de Kritsyuk. Si celui-ci réalisait un bel arrêt sur le premier tir dangereux signé Meyer, il ne pouvait rien sur le tir splendide d’un joueur Footballski que tout le monde connaît bien : Konoplyanka qui inscrivait là son premier but pour son nouveau club allemand (0-1, 10′). Les Byki tentaient de se relever, mais ils n’y parvenaient plus parce que Schalke avait affaibli la pression que par une réelle hausse de leur niveau de jeu. D’autant plus que les offensives allemandes, devenues beaucoup plus rares, restaient intelligentes (Meyer 21′, Konoplyanka 36′ et 37′) alors que celles russes n’aboutissaient généralement à rien (Akhmedov 23′, Akhmedov 28′, Podberyozkin 30′, Ari 33′, Akhmedov 34′, Ari 35′, Petrov 38′, Akhmedov/Podberyozkin 44′, Joaozinho 45+1′). Si Akhmedov et Podberyozkin proposaient des choses sans succès, Ari et Joaozinho, les grands hommes du match contre Nice, étaient quasiment invisibles, perdant rapidement les rares ballons qu’ils obtenaient (sauf sur le tir dangereux de Joaozinho pendant les arrêts de jeu). Les Byki pouvaient donc s’estimer heureux de n’avoir qu’un seul but de retard à la pause.

Le FKK, porté par son public, revenait avec de meilleures intentions en deuxième mi-temps et c’est à l’approche de l’heure de jeu (avant et après les entrées de Gazinski, Laborde et Mamaev) que les Byki imposaient réellement leur domination et montraient leur envie de prendre des points. Le face-à-face raté de Joaozinho après combinaison entre Gazinski et Ari à la 58ème minute marquait le début d’une véritable déferlante (Joaozinho 59′, Gazinski 60′, Jedrejczyk 61′, Podberyozkin 62′, Martynovitch 64′, Ari 71′, Jedrzejczyk 74′, Laborde 76′, Laborde 79′, Mamaev/Laborde/Jedrzejczyk 82′, Jedrzejczyk 86′, Gazinski 88′, Laborde 90+1′ et Gazinski 90+1′ pour les situations les plus dangereuses et intéressantes) mais rien n’y faisait. Même le tir à bout portant de Laborde, seul face au gardien et à moins de dix mètres du but, la plus grosse occasion du match, terminait sous le coude de Fährmann. L’équipe diminuée de Krasnodar s’incline donc (les déclarations de Vitaly Mutko sur le mérite de Krasnodar n’y changeront rien) pour sa première dans son nouveau stade (qui n’aura donc toujours pas vu son équipe hôte s’imposer au haut niveau après la défaite de la Russie contre le Costa Rica) et retombe sous la menace de Nice, vainqueur à Salzburg.

Salzburg, justement, est une cause perdue dans cette Europa League. Les Autrichiens se sont une nouvelle fois inclinés face à Nice, même s’il est vrai qu’ils auraient sûrement mérité mieux. Un but d’Alassane Pléa tôt dans la rencontre a fait la différence et les joueurs d’Oscar Garcia n’ont jamais réussi à égaliser malgré les assauts de Gulbrandsen, Lazaro et compagnie. Ce dernier a d’ailleurs vu un de ses buts être refusé. Derniers avec zéro point, les joueurs de la Mozartstadt ont besoin d’un miracle pour se qualifier. Un miracle qui ne se produira sûrement pas.

Groupe J : Le Qarabag se retrouve

  • Slovan Liberec 1-3 Fiorentina
  • Qarabag 2-0 PAOK

Qarabag avait fort à faire face à un PAOK qui pète la forme en Super League. Après un début de match compliqué, c’est pourtant les locaux qui touchent la transversale à la 18e, via Ndlovu, et qui font des dégâts grâce à l’incessante activité d’Agolli sur son flanc gauche. Mais le PAOK ne tarde pas à répliquer avec cette superbe retournée de Shakhov, bien détournée par Sehic. Le match se calme peu à peu, ce qui ne plaît pas à Campos qui tente sa chance de loin à la 40e, ça passe juste à côté du but de Sehic. Ce à quoi répond Agolli, une nouvelle fois, dont le centre trouve Ndlovu mais sa reprise est également manquée. Qarabag termine bien la mi-temps, ce qui vaut à ses joueurs de se faire taquiner les tibias par leurs adversaires. 0-0.

Les Azerbaïdjanais redémarrent de plus bel et font de plus en plus mal à la défense grecque. La délivrance vient d’un mauvais alignement de celle-ci sur une passe en profondeur vers Dani Quintana, qui ne se manque pas pour tromper Glykos à la 56e: 1-0 pour Qarabag! Une sale période pour le PAOK, qui conserve rarement le ballon et n’arrive pas à en faire grand chose. Mais à vingt minutes du terme, le sang neuf apporté par Ivic (Pereyra et Biseswar) commence à faire son effet face à un Qarabag qui fatigue, et qui tend de plus en plus à se replier sur sa solide défense et à réagir sur contre-attaques. Celles-ci restent peu aiguisées, tant l’espace laissé par le PAOK au milieu aurait pu appeler l’un ou l’autre but. A trois minutes du terme, Muarem trouve finalement Amirguliyev dans le dos de la défense, qui conclut tranquillement pour donner un avantage de deux buts, et une victoire largement méritée pour Qarabag, rarement inquiété par son adversaire du soir au final. Après la déception face au Slovan et la déroute à Florence, Qarabag se relance complètement dans cette Ligue Europa et prouve qu’il faudra compter sur eux pour la deuxième place. Pour le PAOK, il s’agit d’un gros couac qu’il faudra infirmer lors de la réception des Azerbaïdjanais au prochain match.

Deuxième place, car la première semble dévolue à la Fiorentina, victorieuse 1-3 en République Tchèque. Un rapide doublé de Kalinic permet à la Viola de rentrer sereine aux vestiaires. La réduction du score de Sevcik et la pression opérée sur le but de Tatarusanu n’y changeront rien: Babacar redonne une avance de deux buts à vingt minutes du terme. Les espoirs d’un retour sont d’autant plus douchés par l’expulsion de Breite en fin de match. Le Slovan se retrouve dernier du groupe avec un déplacement à Florence dans deux semaines. Ca semble compliqué.

Groupe K : Prague et la bière

  • Inter 1-0 Southampton
  • Hapoel Beer-Sheva 0-1 Sparta Prague

Alors que le Sparta Praha affrontera ce week-end le Viktoria Plzen dans le choc du championnat, le club pragois se rendait en terre israélienne afin d’y affronter l’Hapoel Beer-Sheva, le tout sans neuf joueurs pour raison de blessures. Et autant le dire, ce match fut un long supplice pour le Sparta. Pas franchement flamboyant, le club dût faire face dans un premier temps aux actions des locaux. Puis, dans la seconde mi-temps, le Sparta prend enfin l’avantage avec un but du jeune Matěj Pulkrab. Un but important pour la lutte à la qualification, d’autant que Southampton s’est incliné 1-0 face à l’Inter Milan.

Groupe L : Les Roumains à l’honneur

  • Osmanlispor 2-2 Villarreal
  • Steaua Bucarest 1-1 FC Zurich

Alors que le Steaua Bucarest a connu une semaine agitée avec une nouvelle sortie médiatique de son président. Furieux après la défaire face au Gaz Metan Mediaș, Becali avait ainsi annoncé les départs de Mitrea et Golubovic. Comme ça. D’un coup. Envoyé en réserve cette semaine, le premier cité n’était, comme promis par son président, pas sur la feuille de match pour le match européen du Steaua. Contrairement à Golubovic qui, lui, vécut une soirée mouvementée. Comme un symbole, c’est ce dernier qui vient marquer le premier but du duel opposant le Steaua à Zürich. Un but salvateur, qui vient pimenter une soirée européenne bien morose. Malgré ce but rageur, les Suisses ne se laissent pas faire et crucifient les locaux dans les dernières minutes du match. Malgré tout, cette soirée aura au moins permis à un joueur de se racheter aux yeux de son président et de sa folie.

Du côté de l’autre match, la Roumanie était également à l’honneur avec un magnifique doublé inscrit en deux minutes par Rusescu face à Villarreal. Deux buts qui permettent à son club turc de prendre le point du nul face aux Espagnols.

La rédaction de Footballski


Image à la une: © PFL – qol.az

Ligue Europa 2016/2017 – 3ème journée
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La Syldavie gagnera la Coupe du Monde 2018. Folie sur la PMAN.

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