Ligue des Champions 2017/2018 – 5ème journée

Lazar Van Parijs
Lazar Van Parijs - Publié le 23 novembre 2017

Chères amies, chers amis, la saison suit son cours, et nous voici déjà à la cinquième journée de la Ligue des Champions. Cette journée est un tournant, où le tri s’effectue. Certaines équipes valident leur ticket pour les phases à élimination directe, d’autres savent qu’ils passeront l’hiver européen quand certaines équipes voient leurs rêves européens s’arrêter. Bref, cette Ligue des Champions 2017/2018 nous réserve quelques surprises, retour sur les principaux matchs de cette semaine, à savoir ceux qui concernent nos clubs.

Groupe A : Akinfeev fait tomber un record de plus de 11 ans !

  • CSKA Moscou 2-0 Benfica Lisbonne
  • Bâle 1- 0 Manchester United

C’est officiel et c’est une excellente nouvelle pour le football russe, le CSKA Moscou sera européen au printemps! Champion’s League ou Europa League, telle est la question. Face au Benfica Lisbonne, pourtant champion portugais et dans le chapeau 1 lors du tirage, le CSKA a dominé toute la rencontre. Dans un stade quasi-complet malgré la température glaciale, le CSKA a rapidement fait la différence grâce à Schennikov, qui ouvre le score malgré une légère position de hors-jeu. S’appuyant sur un Vitinho très en jambes offensivement, les Russes tremblent à une seule reprise dans cette rencontre, lorsque Jonas, absolument seul au point de pénalty, dévisse totalement son plat du pied. Le reste du match est en la faveur des Moscovites, qui doublent logiquement la mise en seconde période suite à un but contre leur camp des Portugais. Gérant tranquillement la fin de match, le CSKA s’impose finalement 2-0, un très bon résultat qui propulse le club russe à la seconde place, ex-aequo avec Bâle. Des Suisses qui se sont de leur côté imposés 1-0 contre Manchester United. Un résultat qui ne fait pas les affaires du CSKA puisque les Russes devront obtenir lors de la dernière journée un meilleur résultat que Bâle pour espérer la qualification en 8èmes de finale de la Champion’s League.

Groupe C : Qarabag dit au revoir à 10 contre 11

  • Atletico Madrid 2-0 AS Roma
  • Qarabag 0-4 Chelsea

Pas grand chose à dire, la qualification s’envole avec ce carton rouge du grand capitaine Rashad Sadygov, dépassé par Willian à la 20e minute et qui offre en plus un pénalty à Chelsea. Une double peine qu’Eden Hazard se charge d’exécuter en transformant le pénalty. Et pourtant, et pourtant ! Michel, sur un jaillissement extraordinaire de Medvedev côté droit, avait touché le cadre quelques minutes auparavant sur un tir puissant dans la surface. Comme quoi, le foot ça va vite.

Medvedev est alors replacé dans l’axe aux côtés de Rzezinczak, mais ça n’empêche pas que la rigueur défensive fout le camp comme à Londres. Un magnifique une-deux entre Willian et Hazard permet au premier nommé de faire 2-0 sur une talonnade du second, avant la pause. Au retour des vestiaires, un Pedro parti à la limite du hors-jeu bute contre Sehic, tout comme Eden Hazard qui trouve une main ferme sur son enroulé pied droit. Un nouveau pénalty tombe du ciel à vingt minutes du terme quand Willian se trouve en duel avec Garayev. Cher payé, Fabregas ne s’en soucie guère et fait 0-3 sur un pénalty tiré en deux fois. Willian vient ensuite alourdir la marque à 0-4 dix minutes plus tard, d’une frappe lourde des dix-huit mètres.

Combiné à la victoire de l’Atletico contre Rome, ce résultat signifie tout simplement que le Qarabag ne passera pas l’hiver en Europe, comme ces trois dernières saisons lorsque le club azerbaïdjanais squattait en Ligue Europa. Qu’importe, c’est une énorme expérience et une joie pour les supporters d’avoir pu affronter et accueillir de tels cadors, et d’avoir pu de temps à autre les embêter. Le double match nul contre l’Atletico reste une énorme performance, là où on promettait un zéro pointé au « petit poucet » de la compétition. Surtout, en analysant le contenu des matchs, hormis la première gifle à Londres où toute l’équipe (et surtout Sehic) est passée à côté, Qarabag s’est bien défendu et aurait pu espérer mieux sans l’une ou l’autre décision d’arbitrage incompréhensible. Mais bon, on favorise toujours les plus forts, c’est bien connu. La dernière rencontre à Rome permettra aux joueurs de visiter la ville éternelle – et pour les quelques catholiques d’entre eux, la Cité du Vatican – car sur le terrain, l’AS Roma aura encore la qualification à jouer à distance face à l’Atletico. Un dernier baroud d’honneur qui s’annonce déjà compliqué pour Qarabag, mais nul doute qu’ils s’en iront la tête haute de l’Olimpico. La saison européenne est déjà réussie depuis le 23 août et cette qualif’ arrachée à Copenhague.

Groupe D : L’Olympiakos prend la porte

  • Juventus Turin 0-0 FC Barcelona
  • Sporting Lisbonne 3-1 Olympiakos 

Il ne restait guère de suspens, mais l’Olympiakos a encore livré une piètre prestation en Ligue des Champions. Une de plus, même si ce groupe, sur le papier, était délicat. La réalité du terrain l’a d’ailleurs confirmé : cet Olympiakos là ne pouvait pas espérer mieux que la 4e et dernière place de ce groupe. Trop faible, l’équipe de Takis Lemonis a sombré à Lisbonne, encaissant deux buts juste avant la pause, par Dost (40e) et Cesar (43e). Une défense aux abois, un milieu surpassé malgré le 4-6-0 aligné par le « technicien » grec, et un Fortounis invisible en pointe, dans un poste qui n’est pas le sien. Le but tardif d’Odidja (86e) n’y change rien, puisque Dost (66e), de la tête sur corner, avait triplé la mise.

Et voilà comment la triste aventure européenne du club grec prend fin. Certes, il reste encore un match de gala à jouer, face à la Juve, où l’Olympiakos peut jouer ce rôle d’arbitre. Mais le constat restera le même, quoi qu’il arrive : il y a de grands changements à faire pour ramener l’équipe du Pirée à une place qui correspond un peu plus à son standing. Celle d’une formation capable, sur sa pelouse, d’accrocher n’importe quelle équipe, et de finir à la 3e place. Mais ça ne sera pas pour cette année.

Groupe E : Le Spartak fait tourner et se plante

  • Spartak Moscou 1-1 Maribor
  • Liverpool 3-3 Séville

Au départ du match, les choses étaient simples. Le Spartak devait remporter ce match pour espérer accrocher la deuxième place du groupe E. Maribor arrivait à l’Otkrytie Arena bon dernier du groupe avec la victoire comme unique possibilité pour pouvoir espérer créer un exploit lors de la dernière journée.

Le Spartak se présentait avec quelques changements. Dzhikiya suspendu, Kutepov complétait la charnière avec Tasci, Eschenko blessé, Petkovic prenait sa place côté droit, Au milieu, Pasalic était préféré à Glushakov. Côté Maribor, l’équipe était composée en 4-1-4-1 à vocation défensive. L’objectif des Slovènes était clair, contenir les attaques moscovites et procéder en contre.

Le match fut clairement à sens unique. Lors de la première période se montra très brouillon, incapable de bouger ce mur slovène. Dans l’axe, rien ne passait et sur les côtés, Promes et Adriano n’arrivaient à faire aucune différence. Maribor n’a pas beaucoup sorti le bout de son nez pour inquiéter Selikhov. Et quand ils le sortaient, les Rouge et Blanc se montraient lents pour jouer en contre.

En deuxième période, Carrera fit rentrer Glushakov à la place d’un Pasalic très discret. On sent bien que le Croate a du ballon, mais son attitude nonchalante pose question sur sa réelle envie de s’imposer dans l’effectif du Spartak. La deuxième période ne fut qu’une succession d’attaques rouges et blanches, tel un assaut d’une forteresse. Maribor est venu pour ne pas perdre tout simplement. Un peu faible comme ambition quand on joue la Ligue des Champions…

Zobnin prit la place de Petkovic afin d’apporter encore plus de danger, mais les attaquants se montrèrent très maladroits à l’image d’un Ze Luis ratant deux buts tous faits de la tête. Le jeu offensif finit quand même par triompher grâce à un but de Ze Luis à la 82e minute ! L’Otkrytie Arena explosa de joie et pensait être délivré.

Mais les Slovènes ne voulaient pas perdre, tel était l’objectif ! Ils se mirent donc à attaquer ! Méconnaissables, ces derniers mirent le feu pendant dix minutes. Et cela a suffi pour marquer à la 92e ! Un but de Mesanovic qui crucifie, même si rien n’est encore fait d’un point de vue comptable, tous les espoirs du Spartak de sortir du groupe ! Avec un dernier match à Anfield face à Liverpool, une victoire en terre anglaise combinée à un faux pas de Séville à Maribor serait la seule chance de voir le Spartak en huitième de finale de Ligue des Champions. Autant dire improbable. Le Spartak s’assure tout de même la troisième place du groupe et verra ainsi l’Europa League au printemps.

Groupe F : Le Shakhtar rate le coche

  • Napoli 3-0 Shakhtar Donetsk 
  • Manchester City 1-0 Feyenoord Rotterdam

Le Shakhtar de Schrödinger. Le champion d’Ukraine en titre était avant le coup d’envoi de cette cinquième journée à la fois très proche et très loin d’une qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Très proche car il n’avait qu’un point à prendre sur les deux derniers matchs pour se qualifier et très loin car deux adversaires de taille se dressaient sur sa route : Naples, avant Manchester City.

Vainqueur 2-1 au match aller, le Shakhtar Donetsk était qualifié pour les huitièmes de finale s’il ne perdait pas en terre italienne ou s’il s’inclinait par un but d’écart à condition de marquer plus d’un but. Avec son équipe type face à une équipe napolitaine où le Roumain Vlad Chiricheș, l’Albanais Elseid Hysaj et le Polonais Piotr Zieliński étaient titulaires, le Shakhtar alignait son équipe type avec notamment un Yaroslav Rakitskiy de retour de suspension.

Comme prévu, Naples se rue à l’attaque dès l’entame de match et se procure la première occasion après moins d’une minute de jeu par l’intermédiaire de Callejón qui butait sur Pyatov. Taison (tir non cadré, 10’) et Marlos (arrêt de Reina, 32’) se chargeront de répliquer pour le Shakhtar dans une première mi-temps plutôt équilibrée. À la pause, le score est nul et vierge et le Shakhtar Donetsk est à ce moment là qualifié pour les huitièmes de finale.

C’est en deuxième période que l’actuel leader de la Serie A prendra l’ascendant. Le remuant Lorenzo Insigne, très peu utilisé par son sélectionneur lors des barrages perdus par l’Italie face à la Suède sur la route du Mondial, va ouvrir le score à la 56ème minute d’une superbe frappe enveloppée qui terminera sa course dans la lucarne d’un Pyatov qui n’a pu qu’effleurer le ballon sur le coup. À 1-0, Naples reprenait l’ascendant sur son adversaire à la différence particulière. C’est le début de la fin pour le Shakhtar Donetsk qui manque par la suite d’un rien d’encaisser un but à la suite d’une grossière erreur de la défense : Butko voyait sa passe en retrait vers Pyatov interceptée par Mertens qui servait Zieliński qui ne trouvait pas le cadre (69’). L’international polonais se rattrape un peu plus de dix minutes plus tard en inscrivant le deuxième but napolitain en était à la réception d’un centre de Mertens après avoir lui-même initié l’action. Naples aggrave la marque deux minutes plus tard : Pyatov repoussait une tête de Raúl Albiol sur la tête de Dries Mertens qui n’avait plus qu’à pousser le ballon au fond des filets.

Lourdement battu à Naples (0-3), le Shakhtar Donetsk manque l’occasion de se qualifier pour les huitièmes de finale. Il est en outre désormais derrière le club italien à la différence de buts particulière et terminera donc derrière lui en cas d’égalité. Les hommes de Paulo Fonseca devront prendre au minimum un point face à Manchester City lors de la dernière journée pour franchir la phase de poules.

Dans l’autre rencontre du groupe, Manchester City s’est justement imposé sur la plus petite des marges face à Feyenoord (1-0) grâce à un but de Raheem Sterling à la 88ème minute. Déjà qualifié, le leader de la Premier League est assuré grâce à cette cinquième victoire en autant de matchs de terminer en tête du groupe. Feyenoord terminera quant à lui quoi qu’il arrive à la dernière place.

Ce résultat pourrait être à l’avantage du Shakhtar Donetsk : Manchester City arrivera en effet en Ukraine libéré, en n’ayant absolument rien à jouer avec, pourquoi pas, une équipe remaniée (qui resterait tout de même terrifiante sur le papier). Un mince espoir demeure.

Groupe G : Le RB s’offre une finale

  • AS Monaco 1-4 RB Leipzig
  • Besiktas 1-1 FC Porto

C’était le match de la dernière chance pour le RasenBallsport et les joueurs de Leipzig n’ont pas raté l’opportunité de s’offrir une finale, à domicile, face à une équipe déjà qualifiée. En connaissant le résultat de son adversaire direct pour la deuxième place, le FC Porto, Leipzig devait s’imposer à Louis II face à une équipe de Monaco convalescente, loin de son meilleur football.

Et le match ne peut pas mieux commencer pour les Allemands qui mènent rapidement 2-0 après moins de dix minutes de jeu. Le meilleur joueur du RBL se nomme… Jemerson. Le défenseur monégasque bat son propre gardien sur un centre de Sabitzer avant d’offrir un 4 contre 1 aux Taureaux, que Timo Werner ne manque pas de convertir. A partir de là, Leipzig va gérer son match comme une équipe de vieux briscards malgré sa modeste expérience. Timo Werner ajoute un troisième but sur penalty avant que Falcao ne redonne brièvement l’espoir à son club. Brièvement car Naby Keita se charge d’inscrire le quatrième but juste avant la mi-temps. Le score ne change plus après la pause. Leipzig n’a pas son destin en main puisque la différence de but particulière avantage Porto et les Allemands devront espérer faire un meilleur résultat que les Portugais pour espérer se qualifier pour les huitièmes de finale.

Groupe H : Nicosie met le Borussia à poil

  • APOEL Nicosie 06 Real Madrid
  • Borussia Dortmund 1-2 Tottenham

Comment vous dire ? On n’attendait pas grand-chose de ce match entre l’APOEL et le Real Madrid tant la différence entre les deux clubs est grande. Grand bien nous a pris. On pourrait vous conter une à une les actions de ce match. Dérouler les buts du Real Madrid l’un après l’autre. De cette première volée de Modric à la 23e venant trouer les filets chypriotes pour la première fois. De ce festival offensif Kroos, Ronaldo et Benzema, tous trois réalisant un bien beau match. Vous parler des doublés de ces mêmes Ronaldo et Benzema. On aurait pu. Mais qu’on se le dise, chez Footballski, nous n’aimons pas nous faire trop de mal. Alors oui, l’APOEL a perdu six buts à zéro, mais le GSP a au moins eu le mérite de vibrer pour les siens. Et ça, ça vaut bien tous les millions du monde

La rédaction Footballski


Image à la une : © REUTERS/Maxim Shemetov

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A propos de l'auteur

Lazar Van Parijs

Lazar Van Parijs

Je me suis réveillé un beau matin à Belgrade à cheval entre Europe de l’ Ouest et le bloc soviétique après une nuit sur un Splav à boire de la Rakija. J’ai décidé de prendre le train de nuit suivant, direction Moscou, finir l’aventure devant l’ Hotel Ukraina !

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