Ligue des Champions 2017/2018 : Troisième tour de qualification retour

Pierre Vuillemot
Pierre Vuillemot - Publié le 3 août 2017

Ça y est, le voile est tombé. Les uns peuvent jouir du parfum des coupes européennes jusqu’à décembre, avec le secret espoir de se qualifier pour la moins belle, mais la plus lucrative d’entre elles, à savoir la C1, tandis que les autres devront cravacher pour rester dans le giron de la Ligue Europa, au risque d’avoir joué tout un été pour rien, ou pas grand-chose. Petit topo à l’est du troisième tour de qualification retour de la Ligue des Champions !

Sheriff (MDA) – Qarabag (AZE) : 1-2 [agg. : 1-2]

Qualification historique pour Qarabag et pour le football azerbaïdjanais ! Un match sensiblement similaire à l’aller, en rôles inversés, mais où Qarabag a joué de son expérience quand l’attaque du Sheriff semblait en manquer cruellement. Les occasions se succèdent pour les Jaune et Noir, mais le dernier geste est soit trop peu cadré, soit trop mou que pour inquiéter Sehic, comme si la foudre de la peur de devenir le héros de la soirée frappait son auteur à chaque essai. Damascan, Badibanga, Bayala, Brezovec : tous tentent leur chance, tandis que le dernier cité est à la baguette de tous les jolis mouvements que crée le Sheriff dans cette première mi-temps. Qarabag, de son côté, ne montre rien si ce n’est un peu d’agacement, traduit par les fautes à répétition et les remontrances de l’arbitre envers ses soldats. Jusqu’aux arrêts de jeu du premier acte où Ndlovu, esseulé sur le côté gauche, parvient d’un joli geste à s’immiscer dans la surface adverse en trois petites secondes, pour armer un tir, dévié, qui trompe Mikulic. 0-1 pour Qarabag, à un moment idéal.

Le Sheriff revient sur le pré avec une détermination de tous les instants, enchaînant les occasions et les corners, cependant rien ne rentre. Tout est parfois réalisé à la perfection, jusqu’à cette dernière touche de balle foireuse. Ca se joue au mental, et le Sheriff de baisser le rythme, incapable de trouver des solutions pour revenir à la marque. À ce jeu-là, Qarabag semble être à l’apogée de son cycle qui l’a emmené en poules de la Ligue Europa ces trois dernières années et qui s’y connaît donc en expérience européenne et luttes au millimètre. Le second but de Michel, à cinq minutes du terme, garantit une quatrième aventure d’affilée, dans le pire des cas, ou une qualification dans la poule aux oeufs d’or, laissez-nous rêver ! Badibanga réduit le score dans les arrêts de jeu, sur penalty, mais c’est anecdotique ; ce qui importe maintenant pour le champion de Moldavie, c’est le tirage de vendredi. Car avec l’équipe bâtie par Bordin, un petit tour en Ligue Europa fera le plus grand bien pour l’expérience du groupe. Afin de revenir plus fort l’an prochain.

Legia Warszawa (POL) – FC Astana (KAZ) : 1-0 [agg. : 2-3]

En ces jours célébrant les héros qui se sont soulevés lors de l’insurrection de Varsovie occupée par les nazis en 1944, le Legia jouait lui aussi sa vie, dans un sens plus léger que ses compatriotes plus de 60 ans auparavant.

Face aux Kazakhs d’Astana, les joueurs de Magiera devaient gagner avec au minimum un score de 2-0. Dans un L3 remplit à ras bord, une ambiance étrange entre excitation et recueillement, les ultras ont déployé un tifo historiquement superbe pour que l’Europe n’oublie pas, pour que personne n’oublie, le sacrifice de ces vies lors de la Seconde Guerre mondiale. Ajoutant une atmosphère étrange pour un match de foot, alors que les équipes entraient sur le terrain, la sirène lourde, cinglante, et prégnante résonnait dans le stade de Varsovie. Le décor était planté, il fallait aussi des héros sur le terrain.

Dès les premières minutes les Legionisci prennent le contrôle du ballon, un contrôle qu’ils garderont tout le match. Mais, comme depuis le début de saison, le Legia tâtonne devant et fait peur parfois derrière. Arrière garde fébrile, Pazdan souvent battu au duel par la vélocité de Kabananga, Czerwinski pas si mauvais, mais toujours aussi limité techniquement. Devant, l’alchimie n’est toujours pas au rendez-vous. Szymanski et Pasquato sur le banc, c’est Guilherme qui gère bon an mal an le jeu des Polonais. En manque complet d’imagination et face à une équipe d’Astana disciplinée, agressive et bien regroupée, le Legia bute. D’avant-dernières passes en dernières passes manquées, c’est une possession, une domination stérile qui s’installe. Le temps joue pour les Kazakhs et ils le savent très bien.

Sortie de balle – passe manquée – faute – passe courte – passe longue – tentative d’ouverture manquée – récupération adverse, faute – coup franc, voici le déroulé télégraphique des quarante-cinq premières minutes. Quelques éclairs dans la nuit varsovienne viennent réchauffer les cœurs et éclairer l’espoir. Dans l’ordre, la tête de Sadiku sur une offrande de Hlousek qui finit sur Mokin, le gardien d’Astana, à la 26e. Puis la volée de Moulin dans la surface rasant le poteau gauche du même Mokin à la 36e. Et enfin, deux, trois gestes de classe de Nagy et vous avez une première mi-temps frustrante.

De retour des vestiaires, pas beaucoup plus à narrer avant l’entrée de Szymanski à la 69e. Reprenant le poste le Guilherme redescendu arrière gauche, le jeune polonais montre alors l’étendue de son jeune talent encore brut, mais terriblement intéressant et prometteur. Pied droit, pied gauche, il distille et casse plus de lignes que ses compères pendant les soixante-dix précédentes minutes. Cette entrée coïncide étrangement avec une domination moins stérile et plus créatrice de Varsovie, étrange, vous avez dit étrange.

À la 76e, Szymanski obtient un corner, qu’il va lui même botter comme un grand. Dans la boite, ça bouge, ça se bouscule et le ballon brossé du jeune polonais trouve la tête gagnante, chauve et précieuse de Czerwinski qui permet alors au Legia de croire à la qualification. Le stade exulte et pousse derrière ses joueurs, le Legia n’a alors besoin que d’un but pour se qualifier. Il reste plus de quinze minutes de jeu.

Les Polonais se ruent à l’attaque, attaque totale, même Pazdan nous gratifie d’une volée pied droit qui s’envole dans le ciel noir et tumultueux à la 87e. Les Kazakhs tiennent bon, tant bien que mal, faute sur faute, coup franc sur coup franc, attaques stériles contre contres inefficaces. Un dernier pathétique essai de Jedrzejczyk se finissant par un jeu d’auto tamponneuse avec le gardien adverse, viennent sonner le glas du Legia, la fin des espoirs, sans héros.

Le club polonais quitte la Champions League battu sur l’ensemble des deux matchs par un Astana, plus réaliste, plus précis, plus efficace et mieux organisé, qualification méritée. Magiera ne rejoindra pas Hasi, la déception est énorme pour les Legionisci qui se voient reversés en Europa League. Il va falloir vite rebondir. Fini les paillettes, il leur faudra d’ailleurs élever leur niveau de jeu pour atteindre la phase de groupe de celle-ci, car le spectacle a encore été une fois bien plus intéressant en tribune que sur le terrain.

FH Hafnarfjardar (ISL) – Maribor (SLO) : 0-1 [agg 0-2]

Aucune émotion ne restera agrippée au souvenir de ce match européen, traversé par aussi peu de frissons que d’occasions. Si on trouvait le match aller ennuyant, que dire du retour ?

Le coach Milanic avait pourtant opté pour une équipe portée vers l’avant, conscient de la nécessite de marquer un but après sa faible marge acquise à l’aller. Le 4-2-3-1 a laissé sa place à un 4-4-2. Luka Zahovic, pas aligné à l’aller, reprenait sa place en attaque aux côtés de l’inamovible Marcos Tavares. Bohar, lui, reprenait le côté gauche à la place du peu convaincant Bajde. La première mi-temps, semblable à l’aller est d’une pauvreté infinie. Manque de rythme, de technique, d’intuition, de créativité… Les Islandais sont d’une médiocrité sans nom tandis que Maribor n’est pas beaucoup plus à l’aise, orphelin d’un Dare Vrsic qui faisait tout l’an dernier. Les ailiers Bohar et Ahmedi ne sont pas remuants, Vrhovec et Kabha ne sont pas en capacité de construire et Zahovic en attaque n’est pas plus dangereux que Mesanovic au match aller. La deuxième mi-temps est la copie conforme de la première. Les entrées d’Hotic, Pihler et Bajde, comme on pouvait s’y attendre, n’apportent rien. Tous les joueurs se ressemblent et pourraient être interchangeables tant leur manque de vitesse, de rythme et de capacité créative est flagrant. Ce qui peut être imputable au coach, car les joueurs semblent tout de même pouvoir apporter plus que ce néant footballistique. Pourquoi Damjan Bohar et Gregor Bajde sont-ils si méconnaissables depuis l’arrivée de Milanic à la tête de l’équipe ? Pourquoi Hotic et Zahovic n’expriment pas tout leur talent ? Les milieux que sont Kabha, Pihler ou Vrhovec ne peuvent vraiment pas apporter plus ? Pourquoi le très vif et percutant Ahmedi ressemble-t-il à un citron essoré à chaque apparition sur le terrain? Des questions qui restent sans réponse alors qu’à la surprise générale, un frisson parcours l’échine du téléspectateur qui n’en pas demandait pas tant après tout ce temps. Une occasion de but ! Un poteau ! Celui de Luka Zahovic, suivi d’un tir de Viler capté par le gardien islandais. Alors qu’un but suffirait aux Islandais pour aller en prolongations, on n’arrive toujours pas à voir comment cette équipe pourrait se créer une occasion tant leur faiblesse technique et tactique est flagrante. Un de leurs longs ballons à la 91ème minute atterrit sur la tête de Pihler, Zahovic récupère et mystifie 2 joueurs, lançant Tavares en profondeur absolument seul, les Islandais étant partis à l’abordage. On a un peu peur du manque de rapidité du vieillissant Brésilien, mais les Islandais semblent eux aussi tirer la charrette. Alors que Zahovic a eu tout le temps de revenir et de proposer une solution, la légende Tavares décide d’y aller seul et bat sans sourciller le gardien islandais d’un plat du pied sécurisant. Tout le monde vient célébrer le but avec Tavares sur le terrain, ce qui énerve des Islandais échaudés. Les échauffourées coûtent un carton jaune à Rajcevic. La fin de match est un sketch : chaque équipe fait grosse faute sur grosse faute dans une ambiance délétère. Maribor va jouer un barrage et il va falloir que le tirage soit clément pour que les Slovènes puissent avoir une chance de ne pas se prendre une rouste.

FC Copenhagen (DEN) – FK Vardar Skopje (MKD) : 4-1 [Agg 4-2]

Le Vardar a craqué. Une semaine après son succès 1-0 à domicile contre le FC Copenhagen, le club de Skopje se déplaçait dans la capitale danoise en position certes favorable, mais compliquée à gérer. Poussé par son public, Copenhague réduit à néant, dès la première minute de jeu, l’avance du Vardar. Le patator de Gregus ne laisse aucune chance à Gacevski et le Vardar est déjà dos au mur. Mais les Macédoniens ne vont pas se laisser abattre! Quelques minutes après l’ouverture du score, ces derniers s’offrent le luxe d’égaliser. Suite à une perte de balle grossière de la défense danoise, Hambardzumyan adresse un centre à Nikolov qui égalise d’un plat du pied. Tout marche comme sur des roulettes, mais le Vardar recule et craque. Avant la pause, les Danois inscrivent un second but sur corner. Insuffisant toutefois au regard de la règle du but à l’extérieur. Les Macédoniens pensent avoir fait le plus dur, surtout quand à l’heure de jeu Gregus est expulsé suite à un second carton jaune. Mais de manière incompréhensible, le Vardar cède par deux fois avec des buts de Santander et Sotiriou. Clap de fin de ce beau parcours en Champion’s League pour le Vardar qui gardera un goût amer suite à cette rencontre. Ils auront toutefois la possibilité de découvrir l’Europa League s’ils passent les barrages!

APOEL Nicosie (CHY) – FC Viitorul (ROM) : 4-0 [Agg 4-1]

Après la défaite (1-0) concédée en Roumanie, l’APOEL a connu une semaine très mouvementée. Au lendemain du match aller, le club chypriote a annoncé le licenciement de l’entraineur Mario Been, au poste depuis seulement deux mois. Il a alors été remplacé par le technicien grec Giorgos Donis, qui avait déjà entrainé l’équipe de Nicosie en 2013. Il aura la lourde tâche de transformer l’APOEL en quatre jours et de se qualifier devant leurs supporters.

La première période est mitigée pour le club chypriote. Les joueurs du FC Viitorul se montrent dangereux dès la deuxième minute avec Florinel Coman, tout juste âgé de dix-neuf ans, qui voit son tir détourné en poteau par le gardien de l’APOEL Boy Waterman. L’équipe domicile trouve peu d’espaces et manque d’efficacité en attaque, alors que le FC Viitorul multiplie les occasions dangereuses. Mais l’APOEL se réveille en deuxième période. À la 53e minute, sur un corner le défenseur Carlao marque le 1-0 d’un coup de tête. Le but « égalisateur » (suite au 0-1 du match aller) motive le club chypriote et pousse davantage en attaque. Malgré cela, les deux équipes n’arrivent pas à marquer et se dirigent ainsi en prolongation. L’APOEL change alors complètement son jeu. En l’espace de deux minutes, l’équipe de Nicosie marque deux buts, l’un signé Giorgos Merkis et l’autre Igor De Camargo. À la 105e minute, l’APOEL alourdira le score en inscrivant le quatrième but par Giorgos Efrem.

Le FC Viitorul qui a loin d’avoir raté son match est éliminé de la Ligue des Champions, mais sera malgré tout repêché en Europa Ligue et plus précisément aux play-offs. De l’autre, l’APOEL fera partie des têtes de série pour le tirage au sort des barrages de la Ligue des Champions.

© Footballski

Viktoria Plzen (CZE) – FCSB (ROM) : 1-4 [Agg 3-6]

En ballottage défavorable après le match aller terminé sur le score de un but partout, le FCSB de Gigi Becali devait créer la surprise pour atteindre le tour suivant de la compétition. Le Viktoria Plzen se montre dangereux dès le début, enchaînant les occasions, mais sans réussir à les concrétiser, forçant Niță à quelques arrêts. Les locaux jouent rude, et reçoivent deux cartons en quelques minutes. Le FCSB se libère d’un coup franc extraordinaire en pleine lucarne de Bălașa, qui ne laisse aucune chance au gardien. Le même Bălașa passe à quelques centimètres de marquer le même but sur coup franc quelques minutes après. La mi-temps intervient sur ce score de 0-1. En seconde période, le Viktoria Plzen revient avec d’autres velléités, et profite d’un cafouillage dans la défense roumaine pour égaliser par Krmencik. Mais Teixeira crucifie les locaux d’une reprise magnifique à bout portant à la 71eme minute. Dès lors, c’est la descente aux enfers pour les joueurs de Plzen. Les cartons pleuvent pour des tacles irréguliers et la défense craque totalement. Ayant visiblement abusé de la bière locale sponsor du club, la défense laisse totalement seul Florin Tănase qui marque sans problèmes. Les Roumains vont même aggraver le score sur penalty après une faute sur Achim. Penalty transformé par Denis Alibec. L’entrée du français Harlem Gnohéré ne changera rien au match, si ce n’est l’expulsion du buteur local en toute fin de match pour terminer de parachever ce cauchemar pour le Viktoria Plzen. Le FCSB continue sa route européenne et pourrait croiser des clubs d’un autre niveau au prochain tour avec les Young Boys de Berne, l’OGC Nice ou encore Liverpool.

CSKA Moscou (RUS) – AEK Athènes (GRE) : 1-0 [Agg 3-0]

Pas de miracle pour les Athéniens. Sévèrement battus à la maison (0-2), les hommes de Manolo Jimenez n’ont pas su renverser la vapeur sur la pelouse du CSKA, malgré un audacieux 3-5-2 au coup d’envoi. Ce n’est pas l’envie qui a manqué, pourtant. Comme souvent, l’AEK aura essayé, rien lâché. Volontaires, les Grecs ont causé quelques soucis à leurs homologues russes. Mais comme souvent, hélas, l’AEK n’aura pas marqué. Comme l’an dernier, finalement, lors de cette double confrontation face à Saint-Étienne qui avait déjà laissé un fort sentiment d’impuissance. Ni Mantalos, ni Klonaridis, et ni Johansson, bien malheureux juste après l’heure de jeu sur une volée qui aurait mérité un tout autre sort, n’auront su percer le verrou adverse, face à un Akinfeev tout heureux de réaliser 2 cleen-sheets de suite en Europe. 5 tirs cadrés, aucun converti en but. L’issue était finalement logique : en se découvrant, l’AEK offrait des possibilités au CSKA. Et, paradoxalement, c’est sur corner, comme à l’aller, que Natcho, l’ancien du PAOK, venait pousser la balle au fond (74’). 3-0 au score cumulé, et un rêve de Ligue des Champions qui s’arrête dès le premier tour, sévèrement. Et qui aura aussi affiché certaines faiblesses dans une équipe qui, offensivement, semble bien orpheline d’Araujo et sa grinta. Maintenant, place à l’objectif suivant : assurer une place en Europa Ligue. Pour cela, il faudra impérativement marquer.

BATE Borisov (BLR) – Slavia Praha (CZE) : 2-1 [Agg 2-2]

Après un match aller maîtrisé, mais non concluant dans la finition, le Slavia se rendait en Biélorussie avec l’objectif de valider définitivement son ticket vers la qualification le plus rapidement possible. Loupé. Dans un match retour serré, où les errances défensives tchèques se font nombreuses, le BATE Borisov tente crânement sa chance, place quelques contres fulgurants et, sur l’un d’eux, profite d’un mauvais alignement défensif combiné à une mauvaise pour venir crucifier Lastuvka grâce à une frappe placée de Nikolay Signevich dès la sixième minute. Tout est à refaire, le scénario espéré par les Tchèques est rapidement effacé. Loin d’être impériaux, les hommes de Šilhavý ronronnent dangereusement jusqu’à un coup de tête du buteur maison, Milan Skoda, à la 44ème minute de jeu. Le parcage explose, la qualification se rapproche … avant d’encaisser un nouveau but deux minutes plus tard. Si le Slavia n’a pas été brillant, le club de la capitale a néanmoins réussi à se qualifier. Le principal.

Young Boys (SUI) – Dynamo Kiev (UKR) : 2-0 [Agg 3-0]

Alors qu’il menait 2-0 lors du match aller, le Dynamo Kiev a encaissé un but en toute fin de rencontre face aux Young Boys Berne. S’il était parvenu à se rattraper dans la foulée, le club ukrainien avait encaissé un but qui risquait de peser lourd au moment du match retour dans la capitale suisse. À Berne, sur la pelouse où le Shakhtar Donetsk a été éliminé au même stade de la compétition l’an dernier, le Dynamo (sans son espoir Tsyhankov, laissé sur le banc) démarre de la plus mauvaise des manières. Peu après la dixième minute de jeu, Morozyuk bouscule légèrement Assalé dans la surface de réparation, offrant un penalty aux Young Boys. Sans trembler, Guillaume Hoarau bat Maksym Koval et relance son club qui n’était désormais plus qu’à un but de la qualification (13’).

Un avantage logique pour le club suisse, dominateur en première période face à des Ukrainiens au bord de la rupture. Heureusement pour le Dynamo, les Young Boys manquent de précision à l’approche du but. À la pause, et de manière logique, les Bernois mènent 1-0. La deuxième période démarre sur les mêmes bases et, à la 51ème minute, Maksym Koval doit s’employer pour claquer au-dessus de sa transversale un retourné acrobatique de Yoric Ravet. Les occasions suisses se multiplient mais le Dynamo Kiev ne rompt pas. Mieux, il obtiendra une occasion en or d’égaliser par l’intermédiaire de Yarmolenko mais ce dernier, parfaitement lancé par Harmash, butera sur Marco Wölfli. Il s’agissait du genre d’occasion à ne pas manquer dans ce genre de rencontre.

Loin d’être perturbés par cet avertissement, les Young Boys repartent de plus belle vers l’avant et continuent de se procurer des occasions, sans réussite car butant sur un Koval impeccable ou une défense héroïque. Le gardien ukrainien finira malheureusement par se trouer au pire moment possible : à la 89ème minute, Lotomba reprenait de la tête un corner tiré par Sulejmani. Sur la trajectoire du ballon, Koval n’avait pas la main assez ferme et laissait filer le ballon dans son but. À la toute fin du temps réglementaire, l’inéluctable avait fini par se produire. Les Young Boys de Berne ont inscrit le but qui les a envoyés, de manière méritée, en barrages, éliminant pour la deuxième fois de suite un club ukrainien à ce stade de la compétition.

Décevant par rapport au match aller et par rapport à son bon début de saison en championnat, le Dynamo Kiev sort dès le troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions l’année où la finale se déroule dans son stade (même si ses chances d’atteindre la finale étaient il est vrai très faibles). Le but encaissé à domicile au match aller à coûté cher. Tandis que le Shakhtar Donetsk sera l’unique représentant de l’Ukraine en Ligue des Champions cette saison, le Dynamo Kiev tentera de limiter les dégâts en se qualifiant pour les poules de la Ligue Europa.

Olympiakos (GRE) – Partizan Belgrade (SER) : 2-2 [Agg 5-3]

Mission accomplie pour les rouges et blancs. Après le succès en Serbie et ces 3 buts à l’extérieur, l’Olympiakos s’était rendu la tâche plutôt facile avant de recevoir le Partizan et sa nouvelle recrue Soumah au stade Karaiskakis. Mais cette manche retour n’a pas forcément été de tout repos, et encore moins une formalité. Djukić avait déclaré en interview d’avant match qu’il visait un 2-4, et l’entame de match était conforme à cette volonté. Le gros début de match des Serbes (comme à l’aller, finalement), était ponctué par un sauvetage superbe de Kapino sur une tête de Djurdjevic peu avant le quart d’heure de jeu. La suite, ce sont encore les gardiens qui allaient l’écrire. Sur un coup franc aux 30 mètres, Mehdi Carcela se chargeait d’ouvrir le score, profitant d’une incroyable boulette de Klajic, qui relâchait le cuir au fond de ses propres filets (22’). Et comme à l’aller, l’Olympiakos affichait quelques largesses défensives, et sur une frappe lointaine mal captée par Kapino, Soumah était à l’affût pour envoyer un plat du pied victorieux pour égaliser (33’). Mais, malgré quelques tentatives adverses, l’Olympiakos a encore fait la différence avec un réalisme plutôt inhabituel. Décalé sur la gauche, Koutris envoyait un centre millimétré sur la tête de Fortounis, déjà au départ de l’action. 2-1 à la 51’, et le Partizan voyait ses (minces) espoirs s’envoler, faute d’avoir vraiment pu concrétiser ses temps forts, notamment à la fin de la première période. Ce second but marqua une nette différence en intensité des deux équipes. L’égalisation de Djurdjevic à la 85’, esseulé à la réception d’un centre en retrait qui passait entre toutes les jambes, illustrait finalement cette double confrontation : un Partizan pas forcément en dessous, mais qui aura trop gâché de munitions et laissé trop de possibilités à un Olympiakos qui a su parfaitement en profiter, malgré une défense fébrile. Le haut niveau, c’est aussi ça.

HNK Rijeka- Red Bull Salzburg : 0-0 [Agg 1-1]

Il y aura au moins un club croate en coupe d’Europe cette année ! Rijeka a bien commencé son match contre Salzbourg, multipliant les combinaisons offensives et mettant la pression sur des joueurs autrichiens commettant des erreurs. Arrivé le dernier quart d’heure de la première mi-temps, Salzbourg a finalement pris le contrôle total du match jusqu’à marquer deux buts en hors-jeu ! Rijeka a tenu le coup en seconde période, profitant des vendanges de Salzbourg. Le raté mémorable de Gorgon en fin de match aurait pu coûter cher. Une qualification dans la douleur, mais le plus important est obtenu : une place en barrage de Ligue des Champions !

La rédaction de Footballski


Image à la une : © Legia.net

 

Ligue des Champions 2017/2018 : Troisième tour de qualification retour
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Pierre Vuillemot

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2 Commentaires

  • Encore manqué pour le Red Bull Salzburg… Ca en devient risible. Tous les ans c’est le même scénario, une équipe jeune et talentueuse, malgré des cadres qui s’en vont durant l’été, et puis ces matchs ou ils méritent de passer, ou ils dominent, ont des occasions énormes pour marquer, et finalement l’élimination. On a beau avoir l’habitude, mais c’est usant à force. Dés qu’ils tombent face à une équipe un tout petit peu meilleure que la moyenne du championnat autrichien, en match éliminatoire, ils dominent mais ne passent pas… Encore hier, il y avait largement la place de passer, mais c’est encore raté. Ils vont aller en Ligue Europa ou ce sera malheureusement la même chose je pense. Alors oui, il va encore y avoir le doublé coupe-championnat, tant le niveau est faible en Autriche, mais dés qu’on hausse le niveau, ils vendangent et sortent. Et puis Dabbur n’est pas Soriano…

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