Ligue des Champions 2017/2018 : Troisième tour de qualification aller

Pierre Vuillemot
Pierre Vuillemot - Publié le 27 juillet 2017

 

FCSB (ROU) – VIKTORIA PLZEN (CZE) 2-2

Comme chaque année, le sprint pour une présence en phase de groupes de Ligue des Champions est lancé pour les équipes est-européennes. Une présence qui décide à elle seule de la réussite d’une entière saison. Ce sprint, le FCSB a pris l’habitude de le rater ces dernières saisons. Cette année encore, Gigi Becali a procédé à de nombreux changements dans son équipe et son staff. Pour un effet similaire : l’ensemble n’est pas encore rôdé et évolue encore bien en-deçà de son potentiel. En face, le Viktoria Plzen s’est habitué lui aussi à échouer à atteindre la phase de groupes, se contentant de l’Europa League ces dernières saisons.

Très animé, le match a été fort agréable à suivre. La faute notamment aux trop nombreux errements de la défense bucarestoise. Sur un coup-franc tiré dans leur moitié de terrain, les Tchèques ouvrent le score en deux touches de balle ! Enache est battu de la tête, puis c’est Larie qui n’oppose aucune résistance à Krmencik. Le tir au premier poteau surprend Niță qui voit le ballon lui filer entre les gants. Les Tchèques mènent au score, mais sont dominés en fin de première période. Et font trop de fautes près de leur surface. Avec un maître artificier tel que Budescu, cela ne pardonne pas. La première tentative est repoussée par le gardien, la deuxième par le mur, et la troisième au fond ! D’un superbe tir, l’ancien meneur de l’Astra Giurgiu laisse Bolek immobile sur sa ligne et égalise avant la pause. Et cela aurait pu être pire pour Plzen, avec un tir de Denis Alibec qui frôle le montant du but tchèque dans les arrêts de jeu.

La seconde période est un copié-collé de la première. Sur une action relativement anodine, la défense roumaine laisse inexplicablement le champ libre à Kolar, qui envoie un tir bien croisé. Florin Niță se détend bien mais ne peut que renvoyer le ballon dans les pieds de Jan Kopic, qui marque. Une nouvelle fois trop passive, la défense bucarestoise est punie. Côté tchèque, la défense fait parfois également défaut. Certainement désireuse de ne plus faire de faute, elle laisse également du champ aux joueurs adverses. Sur un débordement côté gauche, Momcilovic a tout le temps de centrer, et trouver la tête (plongeante) de Felipe Teixeira au premier poteau. Le Franco-portugais égalise à l’heure de jeu. Le même Teixeira a une nouvelle grosse occasion en toute fin de match, mais voit son tir contré par un défenseur. Au final, ce nul avantage clairement le Viktoria Plzen, qui peut sereinement préparer le match retour grâce à ses deux buts à l’extérieur.

QARABAG (AZE) – SHERIFF TIRASPOL (MDA) : 0-0

Héroïque. Incroyable. Inégalable et inégal. Et si… et si l’arbitre avait, à raison, accordé un penalty au Sheriff sur cet accrochage de Medvedev à la 5e minute ? Le match aurait-il été le même ? Car après une minute de jeu, personne n’aurait donné cher de la peau du Sheriff. Sur un corner de Guerrier, Qarabag s’y reprend à quatre fois pour tirer au but, mais une jambe, puis Mikulic, puis un pied, puis deux parades de Mikulic empêchent les Azerbaïdjanais d’ouvrir le score. Mais les hommes sages marchent toujours après l’orage, frangin. Le Sheriff se rebiffe, aurait du recevoir un pénalty, et remet petit à petit de l’équilibre dans le match, à coup d’une défense bien placée, d’un pressing constant, de fautes professionnelles subies ou commises et de coups de pieds arrêtés léchés par Brezovec. Mais soit Sehic veille au grain, soit les Moldaves ne cadrent pas leurs essais. Qarabag a toujours le contrôle de la balle mais semble nerveux et se trouve bloqué par un double rideau installé par Bordin et qui coulisse bien pour forcer des centres sans danger pour son arrière-garde.

En deuxième mi-temps, Qarabag passe la deuxième et endosse son véritable rôle de favori de cette double confrontation. Un assaut presque constant de 45 minutes s’opère, sur les coups de baguettes de Richard Almeida et Michel, tandis que Guerrier est tout proche, d’une tête piquée, d’ouvrir le score sur un excellent centre d’Agolli à l’heure de jeu. Frustré, l’ex-joueur du Wisla bafoue quelques occasions de but par des tirs ratés ou trop mous pour inquiéter Mikulic. Le Sheriff n’arrive plus à sortir et manque de justesse dans ses contre-attaques, sans doute émoussé par les efforts consentis en première période et par une troisième grosse rencontre en sept jours. Bordin se contente de remplacer les briquse de son mur en remplaçant Mugosa par Balima et de Brezovec par Bordian. A la 75e, sur un corner du même Guerrier, Qarabag est de nouveau à deux doigts de marquer, mais Mikulic et les trois mousquetaires (Racu, Victor, Balima) repoussent de justesse l’essai. Qarabag s’essaie alors aux tirs lointains : le coup franc de Guerrier passe au dessus de la barre à dix minutes du terme, tandis que Mikulic claque en corner l’épaisse frappe d’Agolli à la 89e. Dans les arrêts de jeu, Mikulic ne peut rien sur cette tête de Guseynov, mais celle-ci passe à côté.

Impensable au vu du déroulement du match, ce nul vierge fait grandement les affaires du Sheriff, qui possède la force offensive pour renverser la tendance au retour à Tiraspol. Une énorme performance du Sheriff, et des barrages qui leur tendent les bras !

AEK (GRE) – CSKA MOSCOU (RUS) : 0-2

Le retour a comme un petit goût amer. Longtemps, les fans de l’AEK ont attendu de revoir leurs joueurs goûter à ce qui se fait de mieux en Europe : la Ligue des Champions. Deuxièmes du dernier championnat, les Athéniens avaient gagné le droit d’entrer en lice au troisième tour. Certes, leur coefficient assez faible leur avait réservé du lourd – le CSKA – au tirage, mais ils ne s’attendaient sans doute pas à produire une telle prestation.

Au final, ce sont deux corners à l’issue similaire – un but de la tête – qui ont douché les espoirs de l’AEK : Dzagoev juste avant la pause (45+1’), et Wernbloom (56’) ont bien profité de l’attentisme de la défense grecque pour venir marquer ces fameux buts à l’extérieur qui font tant mal. Et avec 4 tirs cadrés sur 15 tentatives, les hommes de Manolo Jimenez ont eu énormément de mal à créer le danger sur la cage adverse à l’image d’un Lazaros maladroit ou d’un Livaja invisible. Alors, difficile d’imaginer une remontadis au retour. Il faudra déjà penser à l’Europa League. Et ce n’est pas gagné. Tout ça pour ça, finalement…

Partizan Belgrade (SER) – Olympiakos (GRE) : 1-3

Match très attendu en coulisse pour les amitiés entre le Partizan et le PAOK, opposés aux groupes de supporters de l’ Etoile Rouge et de l’ Olympiakos, les visiteurs étaient interdits et les craintes pesaient sur des débordements, mais tout le petit monde s’est très bien tenu et la police a tenu les Delije/Gate 7 à 400m du JNA. Concernant le match, 7 tirs, 5 cadrés, 3 buts. Un réalisme presque parfait côté Olympiakos, pour un score qui peut sembler flatteur au vu de la physionomie de la rencontre. Dans une ambiance survoltée mais sans ses fans, les Grecs ont pourtant commencer de la meilleure des manières. Décalé par Marin, Ben ouvrait le score du droit, de près (6’). On pensait alors la chose bien lancée, mais c’était sans compter sur la hargne des Serbes, portés par leurs fans. Sur un centre venu de la droite, Tawamba devançait Kapino et profitait d’un contre favorable pour égaliser (10’). Et le rythme, lui, ne baissait pas jusqu’à la pause. Equilibrée, intense, la rencontre ne décevait pas. On peut cependant noter un certain aspect brouillon à cette dernière avec deux équipes qui ont un très beau potentiel en attaque mais ont également des lacunes défensives évidentes. Sur le second acte, la tendance s’inversait un peu : le Partizan prenait un peu le contrôle du jeu, au fur et à mesure que la rencontre, elle, se durcissait encore plus. Contre le cours du jeu, le Comorien Ben décidait de régaler, en envoyant un bel enroulé du gauche dans la lunette opposée (56’). Imprécis, les locaux gâchaient quelques minutions. Avant d’être punis pour de bon dans les dernières secondes : parfaitement lancé dans la profondeur par Figueiras, Emenike effaçait Kljajic avant de pousser le cuir dans le but vide (92’). 1-3, et le plus dur est fait. De belles promesses à confirmer en Grèce.

SLAVIA PRAHA (CZE) – BATE BORISOV (BEL) : 1-0

Prague était belle mardi soir pour fêter le retour de l’un de ses clubs, le Slavia, dans les sommets européens. Après des années d’absences, voilà que les hommes de Šilhavý se frottent à un habitué de la compétition depuis quelque temps, le BATE Borisov. Malgré tout, le Slavia est bien le grand favori de cette double confrontation du fait d’un mercato XXL composé de joueurs de renom comme Danny, Rotan ou encore Altintop, sur le banc pour cette rencontre.

Pourtant, si les Tchèques prennent rapidement le jeu à leur compte, le Slavia met du temps à enclencher la machine et ne réussit que très rarement à finir ses actions de façon dangereuse. Face à un BATE quasi inexistant, le Slavia pousse, mais n’y arrive pas… jusqu’à cette vingtième minute et le tournant du match. Après une action dans la surface, le ballon retombe dans les pieds des Tchèques. Cafouillage dans la défense biélorusse, tacle de Yablonski et double peine : penalty et carton rouge. Une action litigieuse, l’arbitre allemand Bastian Dankert, habitué des cartons et des rouges, n’ayant pas sifflé la faute tchèque amenant ce penalty. Qu’importe, Milan Skoda, lui, ne rompt pas et lance la machine Slavia. 1-0.

Et puis c’est tout. Et c’est peut-être là le plus dommageable pour cette équipe. Si les actions n’ont pas manqué, l’efficacité et la chance, elles, n’étaient pas vraiment au rendez-vous. Preuve en est, le Slavia a touché à quatre reprises les montants adverses, dont un magnifique combo transversale-poteau sur une même action.

VARDAR SKOPJE (MKD) – FC COPENHAGUE (DEN) : 1-0

Grand moment pour le Vardar Skopje ! Après sa victoire contre Malmö, les Macédoniens affrontent Copenhague pour une place de barragiste. Autorisé à jouer dans la Filip II Arena partiellement ouverte (le stade doit être prêt pour accueillir la finale de la Supercoupe d’Europe), le Vardar a sorti le grand jeu. Contre des Danois favoris sur le papier, les hommes de Sedloski ont montré que la victoire au tour précédant n’était pas anecdotique. Dans une belle ambiance, le Vardar s’impose 1-0 grâce à un bpatator ut précieux de son buteur brésilien Jonathan Balotelli. Le score aurait pu être plus lourd mais les Macédoniens jouent mal les derniers coups en fin de match. Un petit but d’avance, c’est déjà pas mal, mais il faudra être costaud dans l’ambiance hostile de la capitale danoise !

DYNAMO KYIV (UKR) – YOUNG BOYS BERNE (SUI) : 3-1

Le Dynamo Kyiv a le droit à un troisième tour préliminaire piège face à des Suisses qui viennent de battre le FC Bâle en ouverture du championnat. Berne prend l’initiative du jeu en début de match avec quelques mouvements intéressants mais Yarmolenko ne tarde pas à remettre les pendules à l’heure. Après avoir effacé la défense de Berne d’un dribble redoutable, il s’en va fusiller plein centre le portier suisse pour l’ouverture du score au quart d’heure de jeu. Vingt minutes plus tard, Yarmolenko, lancé sur son côté, donne encore une fois le tournis à son vis à vis avant d’adresser un centre conclu par Dieumerci Mbokani d’une talonnade judicieuse qui trouve les filets.

Au retour des vestiaires, Kiev multiplie les occasions d’enfoncer le clou face à une formation suisse nettement inférieure. Le Hongrois Tamas Kadar trouve la barre transversale de Berne avant que Nikita Korzun ne perde son duel, seul face au gardien. Devant cette accumulation de ratés, la sanction tombe. Les Young Boys réduisent le score à la 91e minute sur une belle tête plongeante de Christian Fassnacht. Mais à peine le temps de célébrer que Denys Garmash vient mettre le troisième pour le Dynamo, à la réception d’un dégagement de son gardien Maksym Koval. Victoire plus que logique pour le Dynamo qui a maîtrisé son sujet et fait bien des misères à cette défense suisse.

FC ASTANA (KAZ) – LEGIA WARSZAWA (LEG) : 3-1

Les Kazakhs du FC Astana étaient invaincus depuis quatorze matchs dans leur stade, le Legia comptait rompre cette série et être le successeur de Villarreal, dernier tombeur du club kazakh sur sa pelouse synthétique en coupe d’Europe. Malheureusement, tout ne s’est pas passé comme prévu pour les Polonais. Un match à l’heure du goûter en Europe, à l’heure du dîner au Kazakhstan, avec comme plat de résistance des Polonais mangés tout cru pendant plus de 90 minutes. Dès le début de match, après l’apparition d’un beau petit tifo format estampe dans les tribunes, les joueurs de Stanimir Stoilov effectuent un pressing tout terrain asphyxiant les Polonais. La tête sous l’eau, le champion de Pologne encaisse les coups du leader du championnat kazakh en titubant, mais sans tomber. Il a même la force par deux fois de faire trembler les coéquipiers du magicien biélorusse passé par Bydgoszcz, Ivan Maewski. Par deux fois, alors que Malarz et Pazdan multiplient les sauvetages, Kucharczyk est à deux doigts de pied de pousser le cuir dans le but kazakh, sans réussite.

La chance du Legia est passée, les vagues jaunes submergent les Legionisci. Le duo Kabananga – Twumasi fait tomber la foudre sur une défense dépassée, un Legia sans imagination, sans fantaisie, sans idées. À la 36e minute, Junior Kabananga, entouré par une forêt de jambes dans une défense passive, ajuste Malarz d’un tir contré. Concrétisation d’une domination sans partage du FC Astana. Puis, juste avant la pause, c’est Maewski qui se rappelle au bon souvenir des Polonais, après un crochet du droit mettant dans le vent deux défenseurs, il arme un tir du gauche à ras de terre qui vient se loger dans le petit filet de Malarz ; imparable. À la mi-temps, il faut déjà penser à sauver les meubles pour le Legia, un mauvais Legia face a un bon Astana qui joue crânement sa chance.

De retour des vestiaires, les joueurs de Magiera montrent plus d’envie et proposent un peu plus de jeu, Guilherme et Moulin ont l’occasion de réduire la marque, mais l’un butte sur Mokin alors que le second tire au-dessus de la barre après un bel enchaînement. Pendant ce temps, Astana distille des contres à vitesse supersonique avec toujours Junior Kabananga à la manœuvre. Et pourtant, c’est finalement le Legia qui réussit à réduire l’écart suite à un corner à la 78e minute. Un but du nouvel entrant et nouveau joueur du Legia, Armando Sadiku. On se dit alors que les Polonais vont faire une bonne opération malgré tout, un beau braquage que ce but a l’extérieur. Mais naïvement, dans les arrêts de jeu, Pazdan et sa troupe se font avoir et punir sur un contre, encore un emmené par le duo Kabananga – Twumasi. C’est ce dernier qui conclut avec plein de sang froid a la 96e minute, l’offrande de Junior. Astana mérite largement sa victoire, le but à l’extérieur permet au Legia de rester en vie, mais il faudra un match héroïque des Polonais a domicile pour inverser la vapeur et passer ce tour.

FC VIITORUL (ROU) – APOEL NICOSIE (CHY) : 1-0

Opposé à l’APOEL lors de ce troisième tour de qualification, l’objectif pour le FC Viitorul du coach-président Gheorghe Hagi était de faire un résultat convaincant dès le match aller. Si l’APOEL a la possession dans les premières minutes de la rencontre, c’est le FC Viitorul qui impose progressivement son jeu, à l’image d’un tir cadré de l’attaquant roumain George Țucudean à la quinzième minute de jeu. L’APOEL répond par un tir de De Camargo qui passe au-dessus des cages de Rîmniceanu à la vingt-deuxième minute. Mais le club roumain est dominateur et finit par concrétiser ses occasions par un somptueux but sur coup-franc signé Christian Ganea (75e), copie parfaite de celui marqué dix jours plus tôt en championnat. L’APOEL désorienté, ne réagit pas. Une courte mais importante victoire pour le FC Viitorul. Une défaite amère pour le club chypriote, qui accentue les hostilités des supporteurs de l’APOEL à l’égard de leur entraîneur Mario Been, arrivé il y a tout juste deux mois.

Le superbe but de Cristian Ganea.

MARIBOR (SLO) – HAFNARFJARDAR (ISL) : 1-0

Devant les joueurs de l’équipe nationale de basket slovène, dont le jeune phénomène Luka Doncic, Maribor a joué un match tactique et fermé. L’entraîneur Darko Milanic avait surpris dans sa tactique initiale avec deux attaquants, Mesanovic et l’icône Tavares. Exit donc Luka Zahovic. Les 45 premières minutes sont laborieuses, pour ne pas dire plus, et sont accompagnées de sifflets réguliers de spectateurs qui en ont marre de voir des matchs sans intérêt. On se réveille seulement dans les cinq dernières minutes de la mi-temps avec le missile sur la barre de Marwan Kabha et le tir dévissé d’Ahmedi, seul plein centre aux dix mètres.

Maribor aborde différemment la deuxième mi-temps et ça paye. Rajcevic échoue sur le poteau mais quelques minutes plus tard, la tête parfaitement placée de Tavares se loge dans les buts. Les tribunes explosent et chantent à la gloire de leur capitaine. Le vrai héros de tous les temps s’appelle bien Marcos Tavares. Rien que cette saison, l’attaquant de 33 ans a marqué un but crucial contre Zrinjski au tour précédent et a offert la victoire en championnat contre Triglav. Après ce but, Tavares joue comme en transe, se désarticulant, hurlant à chaque décision de l’arbitre et motivant ses troupes.

Le directeur sportif Zlatko Zahovic se fait aussi remarquer par son comportement, une fois n’est pas coutume, lorsque l’arbitre letton accorde un coup-franc pour FH. Perdant son sang froid, il insulte copieusement l’arbitre et proteste jusqu’au moment où l’assistant le menace d’exclusion. Un bel exemple pour son fils Luka, sur le banc. Malgré de multiples opportunités en deuxième période, Maribor ne s’impose que par un but d’écart et devra être vigilant à Reykjavik alors que la température ne devrait pas excéder 10 degrés. Cela fait cinq matchs de suite que les clubs slovènes n’ont pas perdu contre des Islandais. Bientôt six ?

 RED BULL SALZBURG (AUT) – HNK RIJEKA (CRO) : 1-1

Rijeka partait en Autriche avec l’idée de rester invaincu et de marquer un but. Achievement done. La première mi-temps est de haute volée. Rijeka est ultra agressif sur le porteur du ballon et se projette rapidement vers l’avant, perturbant le plan de jeu autrichien. Une volonté récompensée par le Suisse Mario Gavranovic qui, d’une sublime tête croisée, conclue une action fantastique digne du niveau Ligue des Champions. Une première mi-temps très intense, avec énormément de duels au milieu de terrain et peu d’occasions, la faute à deux équipes avec une idée de jeu similaire : se projeter rapidement vers l’avant et récupérer le ballon dès sa perte.

Lors du second acte, le Sud-Coréen Hwang Hee-Chan marque rapidement pour le Red Bull. Par la suite, les champions croates plient mais ne rompent pas. On ne retrouve plus l’agressivité de la première période mais le tacticien slovène Kek gère le déclin physique de ses joueurs en leur imposant un bloc plus bas et un jeu plus vertical. Au final, Rijeka ramène un match nul très important d’Autriche. On peut imaginer qu’au retour, avec l’incroyable ferveur des fans de Rijeka, tout est possible. Et que pour la deuxième fois consécutive, le RB se fera sortir par un champion croate.

HAPOEL BEER ShEVA (ISR) – LUDOGORETS (BUL) : 2-0

Nouvelle étape pour Ludogorets dans cette course pour la Ligue des Champions. Après s’être défaits du Zalgiris Vilnus (2-1, 4-1), les Bulgares se frottaient à l’Hapoel Beer Sheva, champion d’Israël la saison passée.
Placés en 4-2-3-1 avec Keseiru en pointe, les verts ont, comme à leur habitude à l’extérieur depuis le début des phases de qualification, démarrés mollement avec en face une équipe israélienne entreprenante pouvant compter sur des attaquants rapides comme Nwakaeme. Ce dernier adressait à la 13eminute un joli centre que la défense bulgare eut tout le mal du monde à dégager. Les Bulgares se sont fait d’ailleurs punir par ce même Nwakaeme à la 18e minute, au départ et à la finition d’une action limpide. Ce but traduit les grosses difficultés défensives de Ludogorets. En 3 contre 3 sur l’action, les déplacements défensifs posent question.

Les Bulgares réagirent mais manquèrent clairement de sang froid dans la finition, comme sur ce coup franc repoussé à la 25e par le gardien israélien Haimov dans les pieds d’un Wanderson peu inspiré sur le coup. Les Israéliens eurent aussi des occasions pour prendre le large mais on en resta là à la mi-temps sur ce score de 1-0.
Au retour des vestiaires, Ludogorets se procura une énorme occasion avec Wanderson lancé parfaitement dans la profondeur et qui décida de finaliser seul au lieu de servir Cafu. Les Bulgares poussèrent et se procurèrent pas mal d’occasions grâce à de bons mouvements en attaque. Mais comme souvent, la finition a fait défaut. Les Israéliens laissèrent passer l’orage et reprirent le contrôle du ballon. Et comme souvent, le coaching fait la différence. En l’occurrence Barak Bakhar fit rentrer Ohana à la 71e et permit à son équipe moins de 10 min après son entrée à faire le break sur un joli exploit individuel contré par un défenseur bulgare et qui trompa Broun. 2-0.
On en resta là au coup de sifflet. Les Bulgares se retrouvent donc à remonter 2 buts au match retour. Ils ont déjà été dans ce cas de figure auparavant. Il faudra cependant être beaucoup plus réaliste devant le but pour espérer voir les barrages de la Ligue des Champions.

La rédaction de Footballski


Image à la une : © Slavia Praha

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