Ligue des Champions 2017/2018 : Second tour de qualification aller

Pierre Vuillemot
Pierre Vuillemot - Publié le 13 juillet 2017

Les premiers verdicts. Les premières joies, les premières peines. Les premiers exploits, les premiers échecs. Des saisons qui s’annoncent radieuses, d’autres plutôt moroses. La Ligue des Champions se prépare durant l’été, retour sur les matchs de nos représentants Footballski durant ce second tour de qualification aller.

LES CHOIX DE LA RÉDACTION

Qarabag (AZE) – Samtredia (GEO) : 5-0

Si le score est large au tableau d’affichage, les Azéris n’ont pas maîtrisé leur sujet comme ils auraient dû le faire. Après une ouverture du score sur penalty signée Izmailov, les joueurs de Qarabag ont eu beaucoup de mal à poser leur jeu, mis en difficulté par des Géorgiens sans complexe. Entre le premier but et le deuxième, on ne peut pas dire que Qarabag ait impressionné, avec beaucoup de déchet technique et d’approximations. Mais les qualités individuelles ont pris le dessus et, à ce jeu là, ce sont bien les locaux qui étaient plus forts. Un doublé de Ndlovu, l’attaquant sud-africain, a permis aux quelques milliers de supporters présents de respirer un bon coup et d’aller s’hydrater tranquillement à la mi-temps.

En fin de match, la nouvelle recrue haïtienne Wilde-Donald Guerrier et l’inusable Michel ont donné plus d’ampleur au score. Dur pour des Géorgiens qui auraient pu égaliser avec un peu plus de qualité. Mais, pour Samtredia on savait que ce match de Ligue des Champions serait compliqué après leur belle performance de l’hiver dernier. Amputés de leurs deux buteurs Zivzivadze, parti à Esbjerg, et Bachana Arabuli, au Dinamo, les Rouge ont perdu leurs meilleurs atouts et ne les ont toujours pas remplacés.

Hibernians (MLT) – Red Bull Salzburg (AUT) : 0-3

Nouvelle tentative de qualification pour les poules de la Ligue des Champions pour le Red Bull Salzburg avec le premier match du nouvel entraîneur, Marco Rose, vainqueur de la Youth League avec les jeunes – comme son nom l’indique – du club la saison passée. Rose va tenter de lever la malédiction qui touche le club autrichien depuis qu’il a été racheté par Dietrich Matteschitz et son entreprise.

Face à un modeste adversaire, cela s’est plutôt bien passé pour les Bullen. Evidemment, il regrettera qu’il ait fallu un penalty pour débloquer la situation mais, avant que le latéral droit maltais contre un centre de la main, les Autrichiens avaient la possession du ballon et s’étaient montrés menaçants sur le but adverse. Pas très dangereux, néanmoins. C’est donc sur un penalty en pleine lucarne que Valon Berisha, qui sera expulsé à cinq minutes de la fin du match pour un tacle en retard au milieu de terrain, ouvre le score. Le déclic nécessaire pour le RBS puisque Hwang fait le break peu après. Ce même Sud-Coréen doublera son compteur en deuxième mi-temps pour une victoire tranquille des hommes de Marco Rose qui nous offre là une première convaincante !

Partizan Belgrade (SER) – Budućnost Podgorica (MON) : 2-0

Le Partizan avait une mission: se donner de l’air avant d’aller au Monténégro voisin. Chose faite avec cette victoire 2-0 à domicile pour le premier match officiel de la saison. Tout n’a pas été rose cependant dans la ville blanche… Lors de la première mi-temps, les visiteurs ont posté le bus à l’abord de leur surface de réparation, les Noir et Blanc dominaient mais cette domination était stérile ! 0-0.

Il a fallu l’entrée en jeu du brésilien Leonardo pour débloquer la situation. Créant du jeu, ce dernier aidait à trouver des décalages et à libérer des espaces. Le jeu pris une autre tournure à la suite d’une main dans la surface de réparation à la 52ème et Djurdjevic se chargeait de convertir le coup de pied arrêté. 1-0. Dix minutes plus tard, Léonardo doublait la mise. 2-0, le score n’allait plus évoluer. Il convient de noter les quatre occasions flagrantes de Tawamba, dès lors le score aurait pu être bien plus conséquent ! Le meilleur joueur du match est sans nul doute Jankovic, très remuant sur son aile droite. Le gardien de Budućnost s’est également fait remarquer avec quelques arrêts réflexes spectaculaires.

Cependant, alors que sur le papier tout est bon pour le Partizan, l’entente Leonardo-Djurdjevic n’est pas au beau fixe et les sifflets des Grobari ont rejailli lorsque l’attaquant serbe a refusé de servir Léonardo qui était seul. Les deux ne sont pas amis et la tension est sortie dans la presse avec des échanges qui laissent à penser que la direction va devoir trancher et en vendre un d’ici la fin du mercato.

Hapoël Beer-Sheva (ISR) – Budapest Honvéd (HON) : 2-1

Pour son grand retour sur la scène européenne, vingt-quatre ans après avoir été éliminé par Manchester United lors du premier tour de la C1 1993-1994 (2-3, 1-2), le Budapest Honvéd affrontait l’Hapoël Beer-Sheva ce mercredi. Poussés par un public chaud bouillant, les Israéliens prennent la rencontre par le bon bout, et ce même si la première grosse occasion est à mettre à l’actif de Davide Lanzafame, dont le coup-franc est difficilement repoussé par Guy Haimov (30e). Profitant ensuite des largesses de la défense hongroise, Miguel Vítor trompe Dávid Gróf et ouvre le score pour les locaux (35e).

L’Hapoël enfonce le clou au retour des vestiaires, par l’intermédiaire de Daniel Einbinder, qui envoie le cuir au fond des filets grâce à une subtile déviation du talon (52e). La situation s’assombrit alors nettement pour le Honvéd, qui ne baisse cependant pas les bras. Les hommes d’Erik Van der Meer (arrivé à l’intersaison pour remplacer Marco Rossi) reprennent même espoir grâce à l’inévitable Lanzafame, qui réduit l’écart de la tête (63e). Malgré une fin de match quelque peu décousue et plusieurs opportunités de part et d’autre, le score n’évoluera plus. Mal embarqués, les Budapestois s’en sortent finalement plutôt bien et peuvent légitimement croire en leurs chances de qualification. Rendez-vous mercredi prochain (21h15) pour le match retour !

© Budapest Honvéd FC

Zrinjski Mostar (BIH) – Maribor (SVN) : 1-2

Sans son seul joueur capable de créer du jeu la saison dernière (Vrsic, parti au Sparta Rotterdam), Maribor se présentait avec peu de certitudes en Bosnie. Mais son adversaire en avait encore moins après avoir laissé partir gratuitement son meilleur buteur Mesanovic à … Maribor, son capitaine et milieu défensif Tomislav Tomic (Olimpija) et l’indispensable Oliver Petrak (Ordabasy Shymkent).

Comme un résumé de leur mercato, les deux équipes furent mauvaises sur le terrain et c’est la moins mauvaise qui l’emporta. Le début de match n’étonna personne avec une faute du vieillissant Marko Suler, en retard, provoquant un pénalty. Handanovic étant Handanovic, celui-ci fut arrêté. Un coup d’arrêt pour les Bosniens d’autant plus que Luka Zahovic, en instance de départ, poussa au fond un ballon provenant d’un excellent service de Dino Hotic. Lequel nous offrit pour le coup une gâterie technique dont seul Vrsic avait le secret l’an dernier. Globalement, ce but récompensa une nette domination de Maribor. Et tout aurait pu être gâché par une main du défenseur de Maribor, Aleksandar Rajcevic, dans la surface. L’arbitre ne siffla rien.

Zrinjski devait marquer en seconde période et accentua la pression sans grand succès jusqu’à une faute évitable de Blaz Vrhovec provoquant une second jaune. A 11 contre 10, on se disait que les Bosniens, très peu dangereux jusque-là, allaient mettre une pression folle. En fait, pas vraiment et c’est lorsqu’on pensait Maribor en mesure de conserver son but d’avance que Todorovic, d’une frappe anodine, vint tromper un Handanovic incroyablement passif. Le match s’emballa enfin et on eut droit à notre quota d’émotions lorsque Ahmedi s’écroula dans la surface. Sans sourciller, l’arbitre fit immédiatement le geste désignant le point de pénalty. Pour le tirer, qui d’autre que l’âme du NK Maribor? Je parle bien entendu de Marcos Tavares qui marqua ce but si important. Une minute plus tard, c’est toujours l’inusable Brésilo-slovène – dix ans de fidélité à l’institution Maribor – qui lança Ahmedi d’une parfaite diagonale. Le gardien bosnien remporta cette fois-ci son face à face. Le score en resta là, offrant à Maribor une sérieuse option pour la qualification.

Rijeka (CRO) – TNS (WAL) : 2-0

C’est avec grand plaisir que l’on retrouve en cette nouvelle saison les héros de 2016-2017 qui ont réussi à briser l’hégémonie du Dinamo Zagreb. La saignée prévue au mercato n’a pas eu lieu puisque seul Andrijasevic (tout de même l’élément moteur de l’équipe) s’en est allé, répondant aux sirènes belges. Au rayon des arrivées, rien de bien fou non plus. Le style de l’équipe ne devrait donc pas trop changer même si on attend de voir ce que peut donner le jeu sans Andrijasevic.

On attendait une victoire probante à domicile face à TNS, qui a eu bien du mal à se défaire du champion de Gibraltar au tour précédent. Dans un stade plein et survolté qui n’a pas l’habitude de recevoir des matchs de Ligue des Champions, c’est un coup-franc de Misic qui débloque le score. Les New Saints ont eu beau tout donner défensivement pour que le score ne s’aggrave pas, le Roumain Florentin Matei double le score à la 68ème minute. Les Croates continuent ensuite de mener la vie dure à de bien faibles Gallois, sans parvenir toutefois à alourdir l’écart. La qualification sent bon étant donné la faiblesse de l’opposition (22 tirs à 1). Nous reverrons cet admirable public au prochain tour.

BATE Borisov (BLR) – Alashkert (ARM) : 1-1

Cela aurait dû être une partie de plaisir pour le BATE Borisov, un des ogres à ce stade de la compétition, face à l’un des petits poucet, Alashkert, difficile vainqueur de… Santa Coloma au premier tour préliminaire. Oui mais voilà, le BATE est en grande perte de vitesse ces derniers temps, mise en lumière par la piteuse élimination par Dundalk à ce stade de la compétition il y a un an. Le BATE a du mal, le BATE patine et le BATE n’est même pas leader du championnat biélorusse.

L’homme du match se nomme Alexey Rios. Bizarrement, il l’est pour les deux équipes. En première mi-temps, il l’est pour la sienne, le BATE Borisov, puisqu’il ouvre logiquement le score après une très longue période de pression sur le but arménien. Cette pression qui met en exergue les problèmes offensifs récurrents des Biélorusses. Nikolay Signevich est de retour de son prêt en Grèce et est titulaire mais, comme prévu, c’est trop faible, pendant que les jeunes recrues Tuominen et Rusovic rongent leur frein sur le banc. Rodionov est lui blessé. Incapables de faire le break, les Biélorusses encaissent un but sur la seule incursion arménienne du match. Alexey Rios, encore lui, dévie un centre dans son propre but. Zéro occasion, un but pour Alashkert, qui n’aurait pas demandé mieux.

La bronca de la Borisov Arena en dit long. Si un changement d’entraîneur était déjà dans les tuyaux, ce résultat poussera probablement Anatoli Kapski, le président du club, très réticent à virer ses entraîneurs, à appuyer sur la détente. Ermakovich semble sans solution et les doutes placés en lui après le départ de Goncharenko commencent à s’avérer vrais. Il y a urgence, car une élimination en Arménie serait un affront.

Spartaks Jurmala (LET) – Astana (KAZ) : 0-1

La formation kazakhe arrivait en terre lettone avec le statut de favori, mais cette position n’a pas été facile à gérer pour la formation du club présidentiel kazakh. Le match a été très terne, Jurmala jouant clairement en contre-attaque, avec une composition défensive. La première mi-temps est dominée par Astana, le tout sur un faux rythme qui endort tout le monde. A la reprise les locaux se réveillent, offrant plus de jeu, c’était pas forcément compliqué diront certains. Il faut un coup franc aux vingt mètres, juste à côté de la ligne de touche, de Twumasi à la 73ème minute, couplé à une sortie ridicule du gardien local, pour voir l’unique but de la rencontre. Ironie du sort, Twumasi est un ancien du Spartaks Jurmala… Le syndrome Lorik Cana frappe également en tour préliminaire de Ligue des Champions ! Le score aurait pu se corser en fin de rencontre mais Negerugas sauve par deux fois son équipe.

Sheriff Tiraspol (MDA) – Kukësi (ALB) : 1-0

Penalty pour le Sheriff ! C’est Badibanga qui se place pour le tirer… ah non, Brezovec… Posmac s’interpose pour que Brezovec le tire… Badibanga les repousse pour le tirer lui-même… Il s’élance, marque, enlève le poteau de corner, enlève son maillot, se prend un carton jaune, mais qu’importe ! 1-0 pour le Sheriff ! Le club de Tiraspol s’impose logiquement face à Kukësi, au terme d’un match qu’il a largement dominé mais peiné à débloquer, tandis que les Albanais ont créé quelques petites frayeurs dans la défense adverse, mais sans grand danger. Le score aurait pu et dû être plus lourd, mais ne pas prendre de but reste un gage de confiance avant le match retour. Surtout, il s’agit du premier but à domicile du Sheriff en Coupe d’Europe depuis juillet 2014, une éternité pour un club habitué aux joutes continentales.

Badibanga, entré en jeu quelques minutes avant de tirer son pénalty victorieux, a apporté la vivacité qu’il manquait sur le côté gauche, quand Bayala, tantôt maladroit tantôt flamboyant, a dynamité son flanc droit durant toute la rencontre. L’équipe semble déjà bien se trouver malgré le fait que le plan de jeu passait trop souvent par la patte magique de Brezovec (pour des centres millimétrés mais souvent trop peu dangereux) ou les courses frénétiques de Bayala. Il va falloir huiler tout ça voire diversifier les attaques pour progresser davantage dans les compétitions et atteindre les phases de poule de l’une ou l’autre Coupe. Gérer le match retour et se qualifier pour le prochain tour sera déjà l’assurance de rester européen jusqu’à la fin de l’été. Une bonne nouvelle que le Sheriff va aller chercher dès mercredi prochain.

Malmö (SWE) – Vardar Skopje (MKD) : 1-1

Dans le jargon on appelle ça un hold-up. Face à une équipe de Malmö qui devait composer avec les absents, le Vardar a souffert, énormément souffert. Dans un stade quasi plein et avec une grosse ambiance, le Vardar montrait rapidement qu’il était là pour tenir le résultat et tenter quelques contres. Le mur défensif et Gacevski sont sollicités tout le match et répondent présents. Jonathan Balotelli est lui souvent sollicité en attaque mais se montretrop imprécis pour ouvrir le score. Archi-dominé, le Vardar va douche le Swedbank Stadion à l’heure de jeu. La reprise de volée ratée de Balotelli se transforme en passe décisive pour Nikolov qui ouvre le score d’une sublime frappe croisée! Exploit pour le Vardar qui peine à exister! Ce but va réveiller Malmö, qui pousse pour égaliser, chose faite avec un but de la tête de Brorsson quelques minutes plus tard. 27 tirs tentés et un seul but, autant dire que Malmö a manqué de réalisme. Un manque de réalisme qui pourrait se payer très cher au retour à Skopje …

Zilina (SVK) – FC Copenhague (DAN) : 1-3

C’était peut-être la plus belle affiche du soir et, bien que les visiteurs soient considérés comme les grands favoris, cette double confrontation entre Zilina et le FC Copenhague permet surtout de proposer un duel entre deux équipes joueuses, jeunes, s’appuyant sur des bases solides et réussissant à progresser au fil des saisons. Un constat que l’on perçoit rapidement dès le début de match où les deux équipes se rendent coup pour coup, dans un duel équilibré et assez technique. Les attaques se mettent en place et, à la 39e minute, Zilina trouve l’ouverture grâce à une tête du jeune et talentueux Spalek, profitant notamment d’une erreur défensive danoise. La mi-temps est donnée, les Slovaques mènent sur la plus petite des marges. Pas de quoi inquiéter cette équipe très Footballski qu’est Copenhague, où l’on retrouve le régional de l’étape, Jan Gregus, mais aussi le talentueux Slovène Benjamin Verbiv, le Chypriote Soteriou, ou encore Pavlovic et Lüftner. Une très belle équipe sur le papier qui profite d’une expulsion contestable pour simulation du jeune milieu de terrain slovaque Miroslav Kacer. À partir de là, le match est à sens unique et Andrija Pavlovic et son 1,89 m se décident à martyriser la défense slovaque, ce dernier inscrivant un triplé en quelques minutes. Si les espoirs de Zilina sont minces, nul doute que les hommes d’Adrian Gula donneront tout au retour.

Zalgiris (LIT) – Ludogorets (BUL) : 2-1

Ludogorets se déplaçait à Vilnius pour affronter le Zalgiris. Fort d’une expérience en C1, notamment la saison passée, durant laquelle les Bulgares ont fait forte impression (le PSG s’en souvient encore…), l’entraineur Dermendzhiev pouvait s’appuyer sur une effectif aux tendances brésiliennes comme le veut la tradition. Mais le Zalgiris souhaitait jouer le coup à fond. Le début de match est à l’avantage des Lituaniens, qui tentent de trouver Sernas dans la profondeur ou en passant par les côtés grâce à la vista d’Elivelto côté gauche. Malheureusement pour eux, le dernier geste manque de précision.

Ludogorets laisse passer l’orage et à la 17e minute, sur leur première occasion, les Bulgares ouvrent le score grâce au Malgache Andrianantenaina, un habitué du football bulgare, sur une percée de Wanderson côté gauche. 1-0, cruel pour les Lituaniens qui repartent à l’attaque. Ils auraient pu égaliser avant la mi-temps notamment à la 22e mais Sernas ne peut reprendre un centre de Ljujic devant le but vide…

En deuxième période, Zalgiris remet de nouveau la pression face à un Ludogorets bien décidé à jouer en contre-attaque. Lukoki a d’ailleurs l’occasion de doubler la mise à la 60e mais Vitkauska, le gardien du Zalgiris, s’interpose. Marcelinho adresse six minutes plus tard une belle frappe, tout aussi bien repoussée. Le Zalgiris souffre mais ne cède pas. La délivrance arrive à la 77e, avec l’égalisation de Nyuiadzi avec l’aide d’une erreur de la défense. Les Lituaniens prennent même l’avantage moins de dix minutes plus tard sur une belle frappe de Kuklys, à la suite d’un super travail côté droit de Nyuiadzi.

Le Zalgiris termine la partie à dix à la suite de l’expulsion de Sernas, qui manquera énormément au match retour, mais l’essentiel est là. Quant au Ludogorets, rien n’est encore perdu avec ce but marqué à l’extérieur. Le match retour s’annonce chaud à Razgrad !

IFK Mariehamn (FIN) – Legia Warszawa (POL) : 0-3

Les îles Åland et leur capitale n’avaient jamais connu pareil déploiement policier de leur histoire. Routes barrées, centre ville bouclé, hélicoptère, renforts policiers venus du continent finlandais. Pour la visite d’un chef d’état? Non, pour les début du Legia Warszawa en Champions League face au IFK Mariehamn, tout simplement. Les Polonais ouvraient donc leur campagne européenne par un déplacement dépaysant dans une ville dont la population tiendrait tout entière dans son stade de Varsovie. Quelques 200 supporters polonais ont fait le déplacement, sous bonne escorte. Jacek Magiera doit de son côté aligner une équipe A’ à cause des blessures de Kucharczyk, Radovic et Pazdan. Une équipe ayant perdu son maître à jouer Vadis Odjdja-Ofoe, parti un peu plus tôt dans la semaine vers la Grèce et Le Pirée. Un petit bricolage s’impose donc avec une défense central inédite, Broz titularisé à gauche et un hommage à Kasper Hämäläinen pour son retour au pays.

Malgré tout cela, le Legia s’est promené aisément face au champion du pays des mille lacs. Dès les premières minutes, les Polonais mettent le pied sur le ballon et attaquent tantôt à gauche, tantôt à droite, tantôt dans l’axe, pied au plancher. L’IFK, dépassé dans tous les compartiments du jeu, voit les vagues s’abattre sur son but et tente de repousser l’échéance. Mais à la 8e minute (déjà), sur une percée côté droit de Broz jusque dans la surface, la défense de Mariehamn concède un penalty. C’est Guilherme, le Brésilien à la douce patte gauche, qui se charge de le tirer et d’ouvrir le score pour les visiteurs. Le plus dur est fait pour les Polonais. De vagues en vagues, les coéquipiers de Thibault Moulin poussent pour mettre le deuxième. Et c’est Nagy, n’ayant pas oublié son football, qui double la mise à la 28e minute suite à un ballon relâché dans ses pieds par le gardien de l’IFK. Les Suomis bien trop limites tentent de déstabiliser le Legia en contre, sans trop de réussite et avec un clair manque de technique et de précision. Un football à l’arrachée. Peu flatteur pour les joueurs des Åland. Avant la mi-temps, c’est Hämäläinen qui porte lui-même l’estocade à l’IFK Mariehamn. Bien lancé dans la profondeur par Nagy à la 43e, le Finlandais trompe son compatriote, gardien des locaux, par une petite balle piquée.

Avec une avance de trois buts à la mi-temps, le Legia se balade à un rythme de sénateur en seconde mi-temps, les joueurs de l’IFK n’arrivant pas à réduire la marque. Avec cette victoire nette et en ayant vraiment joué que 45 minutes, les Polonais sont déjà quasiment qualifiés pour le prochain tour préliminaire et ont pu faire tourner avant le match contre le Gornik Zabrze ce week-end en ouverture du championnat. Les changements ont permis de voir un Szymanski en verve, le jeune « Messi » polonais qui devrait avoir sa chance au retour. Une première partie de l’objectif est atteint pour le Legia, mais la route vers les groupes est encore longue.

La rédaction de Footballski


Image à la une : © ultraszilina.sk

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Pierre Vuillemot

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2 Commentaires

  • Comment pouvez-vous dire que le FC ALASHKERT (Arménie) a eu zéro occasion contre le BATE? 10 tirs pour le club arménien dont un boulet de canon sur la barre transversale. Il faut faire votre travail professionnellement… Le match nul n’était pas du tout illogique notamment sur la 2ème mi temps.

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