Ligue des Champions 2017/2018 – 3ème journée

Lazar Van Parijs
Lazar Van Parijs - Aujourd'hui à 18h52

Chères amies, chers amis, après la trêve internationale, voici venue la troisième journée de la Ligue des Champions 2017/2018  ! Retour sur les principaux matchs de cette semaine, à savoir ceux qui concernent nos clubs.

Groupe A : Le CSKA grille un joker

  • Benfica 0-1 Manchester United
  • CSKA Moscou 0-2 Bâle

Quelques semaines après sa grosse défaite contre Manchester United à domicile, le CSKA se devait de faire un bon résultat contre Bâle qui réalise un bon début de campagne européenne. Les deux équipes jouent actuellement la deuxième place suite au gros coup de mou du Benfica. Le CSKA avait l’occasion, en cas de succès, de prendre un avantage considérable sur son adversaire du soir. La VEB Arena était prête à vibrer, à guichets fermés ce mercredi soir, les supporters du CSKA proposent un beau petit tifo et malgré la petite température n’hésitent pas à faire tomber le tee-shirt. Le 3-5-2 traditionnel de Goncharenko, qui nous offre tout de même quelques petites surprises avec Milanov et Zhamaletdinov dans le XI. Sur le terrain, Bâle domine et le CSKA souffre sur les replis défensifs ! Les Suisses en profitent et ouvrent le score à la demi-heure de jeu par l’intermédiaire de Xhaka. Le CSKA est dos au mur et est surtout à la peine offensivement. Aucun tir cadré en première mi-temps, les Moscovites rentrent au vestiaire sous les sifflets du public.

La seconde période est malheureusement de même facture, le CSKA tente d’être dangereux, mais n’arrive pas à créer du jeu. Plus offensif, le CSKA est à deux doigts de la correctionnelle avec un but refusé pour les Suisses pour une position de hors-jeu. Toujours zéro tir cadré, Bâle double la mise en fin de match sur contre et douche les espoirs moscovites. Score final 2-0, le CSKA devra réaliser un bon résultat en Suisse pour espérer accrocher la deuxième place.

Groupe C : un point héroïque pour Qarabag !

  • Qarabag 0-0 Atletico Madrid
  • Chelsea 3-3 AS Roma

Après le premier but lors de la dernière journée, voici le premier point de Qarabag en Ligue des Champions ! Comme quoi, l’apprentissage continue de manière graduelle pour les Azerbaïdjanais, auxquels le tirage n’avait pas vraiment souri. Face à un Atletico en course à la qualification, Gurbanov aligne son équipe type en 4-5-1 avec la paire Sadygov-Hüseynov dans l’axe de la défense et Garayev associé à Richard Almeida au milieu du jeu. Madatov est préféré à Guerrier, laissé sur le banc.

A la 24e, un mouvement axial transperce trop facilement le triangle médian azerbaïdjanais, heureusement la première touche de Gameiro est mauvaise et permet à Sehic de capter le ballon. Une minute plus tard, Gaitan se trouve à la réception d’un centre de Filipe Luis, mais sa frappe file dans les tribunes. La défense de Qarabag se fissure petit à petit. A la 27e, Griezmann lance Carrasco en profondeur, Medvedev se fait trop facilement piéger, mais Sehic veille au grain et prouve que sa débâcle de Londres est bien loin en écartant la frappe du Belge.

La première semi-tentative locale arrive à la 32e, quand Ndlovu parvient à bien récupérer un dégagement en catastrophe de Sehic. Esseulé en pointe, le Sud-Africain parvient à accélérer quelque peu pour jouer ce contre, mais sa passe vers Madatov n’est pas assez appuyée, quand la course du jeune azerbaïdjanais est à contretemps. L’Atletico s’en sort bien. A la 39e, Griezmann se trouve en position de conclure et le pied de Sehic parvient à détourner sa frappe. Gimenez est trouvé sur le corner qui suit, mais il ne parvient pas à cadrer. Qarabag a clairement subi durant vingt minutes et peut s’estimer heureux de ne pas repartir aux vestiaires avec un but dans la pomme.

Au retour des vestiaires, Griezmann s’essaie à deux fois devant le but, dont l’une fait mouche, mais est deux fois signalé en position de hors-jeu. Toujours 0-0 donc, et à l’heure de jeu, Richard Almeida tente sa chance de loin, pour le premier tir cadré de son équipe. Oblak capte sans problèmes. Dix minutes plus tard, Madatov fait de nouveau des ravages côté droit et trouve Ndlovu dans la surface, qui met brillamment dans le vent Godin et Partey avant de foirer son envoi, dommage ! Le Sud-Africain reçoit une offrande de Richard, en profondeur, quelques minutes plus tard, crochète Godin qui le touche et le déséquilibre dans la surface. Les règles du jeu indiquent un pénalty, mais l’arbitre du soir décide qu’il s’agit d’une simulation, d’un carton jaune qui est alors le second pour Ndlovu, expulsé de manière injuste alors que son équipe aurait dû bénéficier d’un coup de pied de réparation. L’UEFA est ainsi faite, chers amis, et Godin peut continuer en toute impunité ses saletés.

Dans les dix dernières minutes, l’Atletico, soudainement à onze contre dix suite à cette grossière erreur d’arbitrage, pousse et Sehic de mal capter un envoi de Griezmann. Gabi suit bien et adresse un petit centre à Torres qui place sa tête au-dessus. Comble d’une arrogance toute Siméonienne, les joueurs de l’Atletico demandent un pénalty pour une mini-poussée d’Agolli sur l’attaquant espagnol, si celle-ci existe elle est très légère et n’est pas responsable de l’inefficacité incroyable de Torres face au but. Mais ainsi sont les « grandes » équipes. Heureusement, l’arbitre ne tombe cette fois-ci pas dans le panneau, et le score de rester nul et vierge jusqu’à la fin du match. Une très grosse perf’ encore de Qarabag, qui a subi les assauts espagnols en première mi-temps avant de se découvrir et de découvrir les joies des erreurs d’arbitrage, si on peut les appeler comme ça. De plus, le match nul 3-3 entre Chelsea et la Roma leur permet de ne pas être distancés au classement.

Groupe D : Pas de surprise au Camp Nou

  • Juventus 2-1 Sporting
  • FC Barcelone 3-1 Olympiakos

On s’imaginait déjà les Grecs repartir au Pirée avec une manita dans les valises. Il n’en fut rien. Certes, l’Olympiakos s’est incliné. Face au Barça, au Camp Nou, il n’y a rien de scandaleux dans l’histoire. Et c’est un onze résolument défensif qu’avait choisi Takis Lemonis au coup d’envoi : un gentil 4-6-0 des familles avec Ofoe en faux 9, et un milieu de terrain renforcé avec Romao, Gillet et Zdejlar. Mais face à un Deulofeu très en jambes, qui cause beaucoup de soucis à Koutris, l’Olympiakos subit logiquement. Beaucoup trop. Tellement que le pauvre Nikolaou, de nouveau titulaire du haut de ses 19 ans, envoie le cuir dans ses propres filets en ratant son dégagement (18e).

Mais le gros temps fort de la première période arrive quasiment au moment du retour aux vestiaires, quand, après un but de la main refusé, Piqué est expulsé après un deuxième jaune (42e). Intervient alors le seul petit regret de la soirée : celui de ne pas avoir vu Lemonis tenter un coup offensif à la pause. Djurdjevic rentre bien en jeu (55e), mais sans parvenir à changer la physionomie du match. Pire : le Barça intensifie sa domination, et Messi sur coup franc (61e) puis Digne d’une belle frappe croisée (64e), alourdissent le score. Nikolaou, au terme d’une soirée particulière, claque une tête pour sauver l’honneur (90e). Histoire de donner une tournure convenable à la soirée, et un score sans doute un peu moins lourd à encaisser. Mais la réalité comptable, elle, reste la même : avec 0 points en 3 journées, l’Olympiakos va devoir cravacher s’il ne veut pas terminer avec un beau zéro pointé. Et dans ce groupe, cela paraît bien délicat…

Groupe E : Les deux extrêmes

  • Spartak Moscou 5 – 1 FC Séville
  • Maribor 0 – 7 Liverpool

Après une victoire à l’extérieur face au FK Ahkmat et deux matchs sans défaite en coupe d’Europe, le Spartak reçoit le FC Séville. Le club moscovite se présentait avec les titulaires du moment, seule surprise, la non-titularisation de Bocchetti en défense centrale. Le match démarre avec une grosse pression de Séville qui rompt à la 17e, lorsque le Spartak entre pour l’une des premières fois du match dans la moitié de terrain de Séville. Quincy Promes devance son défenseur et coupe de la tête le centre d’ Eshchenko dans la surface de réparation (1-0, 18e). Ouverture du score surprise des locaux contre le cours du jeu. Quelques minutes plus tard, Samedov sort sur blessure, il est touché derrière la cuisse et remplacé par Melgarejo. Séville pousse pendant ce temps et parvient à égaliser à la 29e. Sur un corner, Kjaer rate sa tête, mais sa reprise ensuite du gauche vient faire vibrer la cage de Selikhov (1-1, 29e). Juste avant la mi-temps, Jikia a une grosse alerte, tout le monde pense qu’il est blessé, mais reste finalement sur le terrain et profite de la pause pour se remettre d’aplomb.

Au retour des vestiaires, Kombarov vient stopper une frappe sévillane sur sa ligne, c’est le tournant du match. Quatre minutes plus tard, Melgarejo lancé sur la droite du terrain par Promes, entre dans la surface et frappe avec son pied gauche au ras du sol. Le gardien adverse est battu. L’enchaînement est fluide et limpide, impeccable (2-1, 57e). Le Spartak ne s’arrête pas en si bon chemin, c’est le retour du Spartak champion, celui qui avait une tactique, qui savait quoi faire du ballon. C’est un collectif huilé avec des attaques millimétrées qui font mouche. Glushakov est seul dans la surface pour reprendre de volée sur son pied gauche le centre de Kombarov (3-1, 66e). A la 77e, c’est au tour de Luis Adriano de marquer. Lancé par Promes, il se paye le luxe de déborder le gardien adverse pour marquer dans un but vide (4-1, 77e). Enfin, en confiance, Quincy se lance dans un festival en enchaînant grand pont, petit pont puis frappe du droit à l’intérieur de la surface alors qu’il était parti de la ligne de touche. Du grand art, une promesse concrétisée ! (5-1, 89e). La messe est dite, et la pilule est difficile à avaler pour les Espagnols alors qu’ils n’ont véritablement commencé à fléchir qu’après le second but du Spartak. Les Myaso ont eux retrouvé leurs automatismes et leur collectif, pour preuve, quatre des cinq buteurs sont des joueurs différents.

Avant de se pencher sur ce qu’il s’est passé à Maribor, on aimerait rappeler que l’univers peut se diviser en deux catégories de personnes. Ceux qui préfèrent ne pas revenir sur des débâcles si monumentales qu’elles pourraient injurier les yeux des moins de dix-huit ans, et puis il y a les autres.

Groupe F : le Shakthar reprend sa marche en avant

  • Feyenoord Rotterdam 1 – 2 Shakhtar Donetsk
  • Manchester City 2 – 1 Napoli

La perspective de la rencontre entre Manchester City et Naples offrait au Shakhtar Donetsk l’occasion de réaliser une bonne opération dans le groupe F. Le champion d’Ukraine se déplaçait au stade De Kuip de Rotterdam pour y affronter Feyenoord. Un stade qui rappelle de bons souvenirs à l’équipe de France qui y avait remporté il y a presque deux décennies l’Euro 2000.

Lourdement battu lors des deux premières journées par Manchester City (0-4) puis à Naples (1-3), le champion des Pays-Bas pouvait voir ses chances de poursuivre en Europe définitivement s’évanouir en cas de défaite face au Shakhtar, tandis que le club ukrainien pouvait prendre la deuxième place en cas de succès tout en s’assurant quasiment a minima une place en Ligue Europa.

Avec son équipe type sur le terrain, toujours à un Srna près, le Shakhtar se retrouve rapidement mené au score. Tonny Vilhena teste Andriy Pyatov sur une frappe lointaine que le gardien ukrainien repousse malencontreusement sur Steven Berghuis, l’actuel meilleur buteur de l’Eredivisie, qui ouvre le score de la tête en renard des surfaces (7’). Feyenoord goûte un peu au bonheur sur la scène européenne avec cette ouverture du score, mais sa joie est de courte durée. À peine plus d’un quart d’heure plus tard, Fred transperce les lignes néerlandaises d’une superbe passe en profondeur déclenchée depuis le milieu de terrain. Le milieu brésilien trouve son compatriote Bernard qui efface Brad Jones avant de marquer dans le but vide et donc d’égaliser (24’). 1-1, c’est le score à la pause.

Le Shakhtar Donetsk prend l’avantage très rapidement en seconde période. Un décalage de Marlos, servi par Taison, parvient à trouver Bohdan Butko dont le centre lobe Jones pour atterrir sur la tête de Bernard. Le petit ailier brésilien n’a plus qu’à pousser le ballon au fond malgré la tentative de retour désespérée de Nieuwkoop qui ne peut que dévier le ballon sans l’empêcher d’entrer (54’). Après avoir pris l’avantage, le Shakhtar aurait pu vivre une fin de match tranquille à quelques jours du choc face au Dynamo Kiev. Il n’en est rien en réalité, la faute en incombant en partie à Rakitskyi qui écope d’un deuxième carton jaune pour une faute grossière sur Toornstra (74’). Passé une ultime frayeur sur une tentative de Kramer repoussée par Pyatov au bout du temps additionnel (90’+3’), le Shakhtar Donetsk peut enfin savourer sa victoire (2-1) acquise en terre néerlandaise.

Dans le même temps, Manchester City s’est imposé face à Naples (2-1) grâce à des buts de Raheem Sterling (9’) et Gabriel Jesus (13’). Dries Mertens manquera un penalty face à Ederson (38’) avant que son coéquipier Amadou Diawara ne se montre plus adroit dans cet exercice en seconde période (73’). Ce résultat fait les affaires du Shakhtar Donetsk, installé à la deuxième place avec six points au total, à trois points d’un Manchester City qui a remporté ses trois premiers matchs et trois points devant Naples. Avec zéro point, Feyenoord est dernier. Les hommes de Paulo Fonseca recevront le champion des Pays-Bas lors de la prochaine journée. En cas de succès, ils s’assureraient au pire des cas la troisième place et auront leur destin en main en ce qui concerne leur qualification pour les huitièmes de finale.

Groupe G : le RB Leipzig se relance

  • RB Leipzig 3 – 2 FC Porto
  • AS Monaco 1 – 2 Besiktas

Après une défaite au Besiktas, le RB Leipzig se devait de l’emporter pour espérer aller plus loin dans une poule où derrière de surprenants Turcs, la bataille pour la seconde place fait rage. C’est d’abord la chance qui leur sourit dès la 8e avec ce premier but d’Orban, pourtant hors-jeu au début de l’action, qui profite d’une mauvaise prise de balle de Jose Sa sur un tir lointain (à moins d’évoquer une deuxième phase). Mais Porto met les bouchées doubles pour revenir, et tel un navire usant de sa boussole pour s’engouffrer dans le port du Havre, c’est Aboubakar qui tournicote pour tromper un Brav’, mais mauvais Gulacsi sur sa ligne.

Ce match devient fou lorsque Sabitzer lit la course de Forsberg et lui donne un caviar pour le 2-1, à la 38e. JKA fait ensuite parler sa puissance pour faire 3-1 quelques minutes plus tard, avant que Porto ne montre toute son expérience en réduisant l’écart sur corner, par Ivan Marcano.

Dans l’autre match du groupe, Besiktas confirme qu’il est peut-être bel et bien le meilleur poisson de ce groupe serré, en enlevant en terre monégasque sa deuxième victoire à l’extérieur, ce qui porte son total à 9 points et signifie donc une possibilité de se qualifier dès la prochaine journée, lors de la réception de l’ASM en Turquie.

© D.R.

Groupe H :

  • APOEL Nicosie 1 – 1 Borussia Dortmund
  • Real Madrid 1 – 1 Tottenham

Sur le papier, ce voyage chypriote devait être une partie de plaisir pour les joueurs du Borussia. Sur le papier seulement. Car si le plaisir des plages et du soleil fut bien présent chez les supporters allemands – un cadre venant quelque peu les bousculer des habitudes de la Ruhr, celui du terrain, à l’inverse, fut bien différent. La faute à des erreurs collectives symbolisées par celles d’un homme : Roman Burki. Le but était assez simple pour les Chypriotes, à savoir tenir. Tenir et profiter de la moindre erreur défensive. Un plan de jeu parfaitement compris et symbolisé par le premier but de cette rencontre, signé d’un certain Mickael Poté, ancien de l’AS Cannes période Carteron.

Profitant d’une mauvaise relance de Burki –et d’une défense à la rue, Poté reprend parfaitement un ballon mal repoussé pour tromper le portier suisse à la soixantième minute. Si les critiques pleuvent sur ce dernier, c’est finalement la chute collective qui est à retenir du côté des Allemands – avec en particulier un défaut d’efficacité faisant défaut à un tel niveau. Car oui, si l’APOEL est moins bon sur le papier, ces derniers n’ont pas démérité, et l’égalisation, signée Sokratis dans la foulée de ce premier but n’y change rien : Nicosie a vibré et l’APOEL a fait son match, profitant des erreurs et absences adverses. De quoi les amener à la lutte avec leur adversaire du soir pour une place en Ligue Europa. Pour continuer de voir ce GSP vibrer durant ces belles soirées européennes.

La rédaction Footballski


Image à la une : © LLUIS GENE / AFP

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A propos de l'auteur

Lazar Van Parijs

Lazar Van Parijs

Je me suis réveillé un beau matin à Belgrade à cheval entre Europe de l' Ouest et le bloc soviétique après une nuit sur un Splav à boire de la Rakija. J'ai décidé de prendre le train de nuit suivant, direction Moscou, finir l'aventure devant l' Hotel Ukraina !

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