Ligue des Champions 2016/2017 – 3ème journée

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Rémy Garrel
Rémy Garrel - Publié le 20 octobre 2016

Dure. Très dure. Trop dure semaine pour les clubs Footballski, tombés sur plus forts qu’eux, pour ne pas dire balayés. À l’exception du CSKA Moscou, brillamment vainqueur face à l’AS Monaco jusqu’à… la 87e, ce qui porte la fabuleuse série d’Igor Akinfeev au chiffre 40, malgré sa bonne prestation. Dur. Très dur.

Groupe A : Avalanche de buts

  • Paris Saint-Germain 3-0 FC Bâle
  • Arsenal 6-0 Ludogorets Razgrad

Circulez il n’y a rien à voir… Match très compliqué pour les Bulgares qui sont tombés sur un Arsenal et surtout un Ozil des grands jours avec son premier triplé professionnel !

Le match a démarré sur les chapeaux de roues avec un premier tir cadré d’Ozil à la 4e minute. L’occasion pour Stoyanov de s’échauffer et de s’imposer pour sa première sortie du match. Quelques minutes plus tard, Alexis Sanchez est lancé dans la profondeur par Oxlade-Chamberlain et s’applique pour lober Stoyanov avec un tir croisé. Beau but, le match peut commencer. Nous sommes à la 12e minute de jeu et les Gunners viennent d’ouvrir le score: 1-0. Il faut attendre la 19e minute pour voir la première réaction de Ludogorets. Vura tire violemment au premier poteau. Intervention ferme d’Ospina. Ospina, bien dans son match, a multiplié alors les interventions devant les assauts répétés des visiteurs à la 23e et à la 28e. Ludogorets est tout près de revenir au score à la 31e lorsque Koscielny se rate et Sanderson tire, mais touche le poteau, rejetant le ballon en sortie de but.

Il faut attendre la 42e pour voir Arsenal doubler la mise grâce à Walcott. Özil déborde sur le côté gauche et trouve Walcott, qui contrôle, pivote et frappe du droit. Très bel enchainement. 2-0. Juste avant la mi-temps, Alexis Sanchez tente une frappe instinctive repoussée par  Stoyanov. Les deux équipes se séparent à la mi-temps sur le score de 2-0.

Il ne fallait pas être en retard pour la reprise avec un but après une minute de jeu. En deux temps, Gibbs centre, la défense dégage mal et Oxlade-Chamberlain peut tirer. 3-0. Dix minutes plus tard, Ozil vient conclure un superbe mouvement. À la 83e, Ozil est servi par Lucas Perez et lobe à son tour Stoyanov ; en plus d’aggraver le score, l’ Allemand marque un très beau but. Enfin, il se permet même un triplé à la 87e, encore une fois lancé par Lucas Perez. Cette fois-ci, il décroche une volée du pied gauche. 6-0, score final. La défense de Ludogorets a été prise de vitesse quasiment tout le temps, le score est sans appel. Côté satisfactions (s’il en est), citons les bonnes prestations de Marcelinho et Wanderson.

Dans l’autre match de la soirée, le PSG n’est pas tombé dans le trou face à Bâle (original n’est-ce pas?), avec une victoire 3-0 qui lui permet d’accrocher la seconde place, car oui, Arsenal passe devant au goal-average. Dans deux semaines, c’est Arsenal qui se déplace en Bulgarie.

Groupe B : Benfica douche le Dynamo

  • Dynamo Kiev 0-2 Benfica Lisbonne
  • SSC Napoli 2-3 Besiktas Istanbul

La rencontre entre le troisième et le quatrième de ce groupe B va partir sur les chapeaux de roues et la première incursion des Portugais va faire mal puisque Vitorino Antunes, en retard, va commettre une faute sur Gonçalo Guedes dans la surface. Eduardo Salvio se chargera de la transformation pour permettre à Benfica de mener les débats après moins de dix minutes au chrono. Le Dynamo va tenter par à-coups de mettre en difficulté la défense lisboète, tout en restant sous la menace de l’attaque portugaise, rapide et précise techniquement. Les Ukrainiens vont tout de même se procurer quelques belles situations, malheureusement gâchées. Gonzalez, Moraes puis Sydorchuk s’essayeront sans vraiment mettre en difficulté le portier lisboète. Le score ne bougera pas en première période.

Incapable de capitaliser ses opportunités, le Dynamo va passer à la caisse en seconde période et encaisser un second but, un peu cruel au vu de la tournure du match. Dans la foulée du second but, Junior Moraes s’en ira rater un face à face avec le portier adverse, son homonyme Ederson Moraes. Le Dynamo va jeter ses dernières forces dans la bataille et se procurer une série d’occasions mises en échec par le gardien portugais impérial dans ses buts. Rien ne réussira au Dynamo en ce mercredi soir. Impuissant devant le but, le Dynamo s’est frotté à une équipe de Benfica qui a su maîtriser ses temps forts comme ses temps faibles avec une pointe de réalisme lui assurant les trois points. Énième déception pour Kiev dans ce groupe B qui voit ses concurrents filer devant. La phase retour s’annonce bien difficile avec les déplacements à Lisbonne et à Naples.

Dans l’autre rencontre du soir, le Napoli orphelin d’Arkadiusz Milik s’incline à domicile face au Besiktas grâce au doublé de l’ancien Lorientais Vincent Aboubakar. Correia avait ouvert le score avant que Mertens et Gabbiadini ne répondent côté Italien. Malgré la défaite, le Napoli reste en tête du groupe avec six unités devant Besiktas (5 points) et Benfica (4 points). Le Dynamo ferme la marche avec un seul petit point pris sur la phase allée.

Groupe D : Rostov dans l’impasse

  • Rostov 0-1 Atlético Madrid
  • Bayern Munich 4-1 PSV Eindhoven

Rostov accueillait un grand d’Europe. C’est pour jouer ces matchs que le club russe s’est battu pour se qualifier en Ligue des Champions. Une soirée aux étoiles quand on peut se confronter à des Fernando Torres, Antoine Griezmann et autres… Ces contes de fées peuvent devenir des matchs de légende si la victoire est au bout. Mais en voyant le match, on s’aperçoit vite que le miracle est difficile (voire impossible) à atteindre. Difficile de trouver une période dans le match durant laquelle Rostov a campé dans le camp de l’Atletico ou a exercé un pressing qui dérange. Hormis après le but de Carrasco à la 62e où Rostov s’est décidé à sortir de son camp, l’Atletico fut le seul maître du terrain.

La première période fut à sens unique. Pressing dès la perte de balle, supériorité technique et quelques occasions dangereuses ont permis à l’Atletico d’imposer son jeu. En face, Rostov a défendu à fond, mais les pertes de balle étaient beaucoup trop rapides pour pouvoir espérer quelque chose. Même lors des quelques contre-attaques, les hommes de Daniliants n’ont pas réussi à s’approcher des cages d’Oblak. En définitive, seuls Sardar (10e) et Noboa (85e) ont « inquiété » le gardien de l’Atletico. Mais que peut-on leur reprocher ? Il y a 3 classes d’écart… Rostov n’aura rien à espérer lors du prochain match à Madrid et tout se jouera donc lors du match face au PSV !

À Munich, le Bayern s’est relancé après sa défaite face à l’Atletico, dans un match à sens unique. T. Muller, J. Kimmish, R. Lewandowski et A. Robben ont fait le boulot. Le PSV a sauvé l’honneur grâce à L. Narsingh.

Groupe E : Le CSKA a fait du CSKA

  • CSKA Moscou 1 – 1 AS Monaco
  • Bayer Leverkusen 0 – 0 Tottenham

C’est dans une CSKA Arena bien garnie et avec une dernière place du groupe que les Moscovites recevaient des Monégasques leader du groupe E. Sans son meneur de jeu, Eremenko, suspendu par l’UEFA et son milieu relayeur Dzagoev, blessé, le CSKA était loin d’être le grand favori de la rencontre. Pourtant, le CSKA va faire un bon début de match en s’appuyant sur un Zoran Tosic bien en jambe sur son côté. S’endormant au fur et à mesure des minutes, le champion russe tient toujours debout grâce à un seul homme, Igor Akinfeev, qui a sorti un très très gros match. Un peu contre le cours du jeu en fin de première période, le CSKA va ouvrir le score. Tosic nous fait sa spéciale en se décalant sur son pied gauche et décoche une belle frappe repoussée par Subasic dans les pieds de Traoré, qui ouvre le score. Un comble pour l’As Monaco qui encaisse un but de son joueur prêté.

La seconde mi-temps sera quant à elle à sens unique, il n’y avait qu’une seule équipe sur le terrain et ce fut l’équipe du rocher. Sauvé à de multiples reprises par Akinfeev, le CSKA va finalement craquer en toute fin de match. Akinfeev est à la parade sur une frappe de Carillo, mais Bernardo Silva suit bien et égalise pour Monaco. Grande colère pour le portier russe qui encaisse une nouvelle fois un but en Ligue des Champions. Score final 1-1, le CSKA reste dernier, mais tout est encore jouable. À noter la première apparition en compétition européenne de Gordyushenko qui avait déjà fêté sa première titularisation le week-end dernier.

Dans l’autre match du groupe, le Bayer Leverkusen et Tottenham ont fini dos à dos sur un score de 0-0. Le groupe E est donc largement ouvert!

Groupe F : Tout est déjà joué ou presque …

  • Sporting Portugal 1-2 Borussia Dortmund
  • Real Madrid 5-1 Legia Warszawa

Le Legia Warszawa se déplaçait à Madrid avant de recevoir lors de la prochaine journée leur adversaire du soir dans un stade vide suite aux débordements constatés par l’UEFA lors de Legia – BvB. Et encore une fois, des échauffourées ont eu lieu, mais cette fois-ci avant le match entre un petit groupe de supporters du Legia et la police espagnole. Bilan, des blessés légers, douze supporters polonais arrêtés et un Legia qui va certainement encore être montré du doigt par l’instance européenne. Le club polonais a d’ailleurs communiqué qu’un serrage de vis allait être apporté pour que ces évènements sporadiques ne se répètent plus et que cette « honte » devait cesser, car elle affectait négativement l’image du club. Mieux vaut tard que jamais. Il est vrai que le club polonais n’a pas été souvent gâté par l’UEFA, mais a compris que cette technique de victimisation à outrance ne fera pas plus avancer les choses.

Parlons terrain maintenant, on attendait un Real Madrid roulant sur le Legia avec au final un score-fleuve, ce n’est pas exactement ce qu’il s’est passé, mais pas loin. Un Legia sans réel attaquant (Nikolic sur le banc) et avec une faible défense (Pazdan encore blessé) s’est présenté face aux Espagnols. La tactique de Magiera était claire : jouer à fond les contres en utilisant la vitesse et la percussion des ailiers, ainsi que la technique du milieu. Tout a commencé doucement, mais le jeu est ouvert, le Real ne faisant pas preuve d’une grande aisance défensive (comme le Legia). Le tout début de match est vivant, des occasions de part et d’autre avec un Odjidja-Ofoe impérial au milieu pendant les 15-20 premières minutes (avec notamment une frappe sur le poteau alors que le score était encore de 0-0). Dès la 16e minute, Bale donne l’avantage aux siens d’une frappe du gauche, puis c’est Jodlowiec qui va contrer un tir de Marcelo dans son propre but trois minutes plus tard. Mais dans ce match ultra-ouvert, le Legia va rapidement saisir sa chance et réduire l’écart deux minutes après le CSC de Jodla sur un penalty de Radovic, suite à une faute de Danilo dans la surface. Radovic, le métronome d’un Legia autrefois plus conquérant, qui est revenu de Belgrade pour prêter main forte à son équipe de toujours. Alors que Madrid pousse et rentre comme dans du beurre dans la défense des Varsoviens, les contres polonais sont rapides, mais pêchent dans le dernier geste. C’est finalement Asensio qui va permettre au Real de reprendre un peu le large à la 37e (3-1). La mi-temps arrive et on se dit que le Legia aurait pu être plus proche du Real Madrid si certains coups avaient été mieux joués, les Polonais n’ont pas été ridicules loin s’en faut (sauf en défense), mais comme prévu ce sont les Espagnols qui mènent, 3-1.

Alors que les ultras du Legia Warszawa mettent l’ambiance dans cette bibliothèque qu’est Bernabeu, le match continue sur un bon rythme jusqu’à la 60e minute. Les deux équipes se ruent vers l’attaque à chaque prise de balle dans leur camp. Mais le Legia va sombrer physiquement et les changements n’y feront rien. Madrid va marquer sans forcer deux buts supplémentaires par Vazquez (68e) puis Morata (84e). Les Polonais se sont battus avec leurs armes, ils ont été encourageants dans leurs combinaisons sur phase offensive, ils ont marqué leur premier but dans la compétition, mais même face à un Real Madrid moribond l’écart était trop grand, la marche trop haute comme d’habitude. Le Legia, comme prévu, finira 4e de ce groupe, rien de plus, rien de moins, le reste ne sera maintenant que bonus et un match nul dans l’un des trois matchs restants serait un exploit.

Dans l’autre match du groupe, le Borussia Dortmund devait l’emporter à Lisbonne contre le Sporting pour presque s’assurer l’une des deux premières places du groupe. Le contrat a été rempli pour les hommes de Tuchel. Si tout avait bien commencé avec le but  d’Aubameyang dès la 9e, les Lisboètes n’ont jamais baissé les bras et ont presque lutté à armes égales avec Dortmund. Mais c’est finalement Weigl d’une belle frappe qui va donner deux buts d’avance au BvB juste avant la mi-temps. Cesar réduira la marque en seconde période pour le Sporting Portugal, mais les Portugais n’arriveront pas à marquer ce second but, malgré quelques occasions, synonyme d’égalisation et de rêve de deuxième place du groupe.

Groupe H : Toujours plus pathétique

  • Olympique Lyonnais 0-1 Juventus Turin
  • Dinamo Zagreb 0-1 FC Séville

Le Dinamo recevait Séville avec des intentions très claires et une défense à 5, renforcée par deux défenseurs de profession… au milieu de terrain (Benkovic, Knezevic). Pour son premier match en tant que coach, Petev avait sorti les barbelés et innové en nommant Benkovic (19 ans) capitaine. Cela en dit long, très long, sur la façon d’aborder la Ligue des Champions de ce club. Le bunker n’aura finalement tenu que 35 minutes après une conclusion de Samir Nasri qui était aussi à la préparation de l’action. Livakovic, 21 ans, disputait son premier match de Ligue des Champions et n’a pu que regarder le ballon filer au fond des filets. Il aura toujours mieux fait que son prédécesseur Semper, 18 ans et lancé dans le grand bain contre Lyon et la Juventus. Quand on vous dit que c’est n’importe quoi… Séville eut plusieurs occasions de tuer le match, mais buta par maladresse. Pour le dernier quart d’heure, le fantastique tacticien Petev se dit qu’il serait peut-être temps de se montrer plus audacieux. Et le hold-up du siècle fut tout proche avec cette tête de Schildenfeld sur la barre.

Très regroupé, le Dinamo n’aura certes encaissé qu’un but, mais a tué tout spectacle dans ce match. Avec 25% de possession, les Croates n’auront jamais inquiété Séville à part sur la tête du défenseur Schildenfeld. Stats encore plus éloquentes, Samir Nasri avec 145 passes a quasiment autant réalisé de passes que le Dinamo entier durant tout le match (148). Au moins, le Dinamo est toujours en course pour être la pire équipe de la compétition avec un 0 pointé et goal average de -8. Seule équipe à ne pas avoir marqué, elle possède un pourcentage moyen de possession de 36%, ce qui en fait la plus faible de toutes. Le nombre de spectateurs dans les gradins contre Séville (6000) en fait également le plus bas de la saison. Comme vous le voyez, tout va toujours pour le mieux chez le champion croate. Dans le deuxième match, la Juventus a gagné, ce qui n’a bien entendu aucune incidence pour le Dinamo qui ferait mieux de déclarer forfait pour les trois derniers matchs.

La rédaction Footballski

Ligue des Champions 2016/2017 – 3ème journée
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A propos de l'auteur

Rémy Garrel

Rémy Garrel

Consommateur de vodka, amoureux du Dynamo Kiev, défends l'intégrité territoriale de l'Ukraine sur Footballski.

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