Ligue des Champions 2016/2017 – 1ère Journée

Rémy Garrel
Rémy Garrel - Publié le 15 septembre 2016

Nous y sommes, la grande campagne européenne débutait mardi soir pour les six clubs Footballski engagés dans cette Ligue des Champions. Une première journée mouvementée face à des adversaires aguerris, ponctuée de quelques regrets.

Groupe A : Ludogorets peut avoir des regrets

  • Paris Saint-Germain 1-1 Arsenal
  • FC Bâle 1-1 Ludogorets Razgrad

Ludogorets connaît bien le Parc Saint-Jacques, qu’il a déjà visité lors de précédentes campagnes européennes, en 2013 et 2014. A chaque fois, il en est reparti vaincu. Les Bulgares comptaient bien mettre un terme à cette série, d’autant que le FC Bâle semblait être l’adversaire le plus à leur portée dans ce groupe, qui compte également le PSG et Arsenal. Comme on pouvait s’y attendre, les Suisses ont le pied sur le ballon en première période. Mais leur domination est stérile, face à un bloc vert et blanc bien regroupé. Peu en vue dans ce premier acte, Marc Janko, visiblement blessé, est contraint de céder sa place à Seydou Doumbia, (40e). Quelques minutes plus tard, Ludogorets Razgrad place une terrible banderille. Suite à un contre bien mené, Marcelinho sert idéalement Jonathan Cafú. L’avant-centre brésilien élimine Marek Suchý puis trompe Tomáš Vaclík d’une belle frappe croisée (45e, 0-1). Le public bâlois est plongé dans la torpeur, tandis que les joueurs regagnent les vestiaires.

© FABRICE COFFRINI/AFP/Getty Images

© FABRICE COFFRINI/AFP/Getty Images

En deuxième mi-temps, les locaux tentent de mettre plus d’intensité dans les duels afin de déstabiliser les Orlite, mais leurs offensives sont toujours aussi imprécises. Doumbia, qui a déjà marqué cinq buts en six matchs de championnat suisse, ne parvient pas à se procurer des occasions nettes. Impériaux en défense, les hommes de Georgi Dermendzhiev pensent longtemps tenir la victoire. Ils commettent finalement une erreur, qui leur est fatale. Sur un centre a priori sans grand danger, Vladislav Stoyanov sort de ses buts pour dégager le ballon du poing. Le cuir revient miraculeusement sur Steffen, qui ne se fait pas prier pour égaliser (80e, 1-1). Les dix dernières minutes, menées tambour battant par des Suisses remis en confiance, n’y changent rien. Les deux formations doivent donc partager les points. Si, sur le papier, ce résultat est plutôt satisfaisant pour les Bulgares, la physionomie du match peut leur laisser de gros regrets. Ils sont passés tout près du coup parfait.

Toutes les équipes du groupe A sont à égalité à l’issue de cette première journée puisque, dans l’autre rencontre, Parisiens et Gunners se sont quittés sur le score de 1-1. A noter qu’Olivier Giroud et, surtout, Marco Verratti ont été exclus. Le milieu italien ne sera donc pas du déplacement du PSG en Bulgarie, dans deux semaines.

Groupe B : Milik assomme le Dynamo

  • Benfica Lisbonne 1-1 Besiktas Istanbul
  • Dynamo Kiev 1-2 SSC Napoli

Pour son entrée en Ligue des Champions, Sergiy Rebrov avait choisi de faire confiance sur l’aile gauche au jeune Viktor Tsygankov, tout frais moulu en provenance de l’académie du Dynamo. Il faudra moins d’une minute pour voir le Dynamo en action, Sydorchuk va prendre sa chance du milieu de terrain, voyant Pepe Reina avancé après une relance hasardeuse. Le gardien espagnol va s’employer pour repousser cette première tentative Ukrainienne. Le Napoli va peu à peu s’installer dans le camp du Dynamo sans réellement inquiéter Oleksandr Shovkovskiy. Le momentum va tourner en faveur de Kiev qui se procurera quelques situations chaudes avant d’être récompensée à la 26ème minute. Garmash va tromper Reina d’une superbe volée après un remise de la tête astucieuse du jeune Viktor Tsygankov.

La tête dans le seau, le Napoli va réagir sur un centre superbe de Faouzi Ghoulam. Le Polonais Arkadiusz Milik qui a maintenant la lourde tâche de faire oublier Higuain va devancer Domagoj Vida dans les airs et propulser le ballon dans les cages du Dynamo. Le portier Ukrainien va payer son hésitation à sortir sur le centre. Les Ukrainiens vont se faire surprendre encore une fois dans les toutes dernières secondes de la première mi-temps. Milik profite d’un cafouillage devant le but de Shovkovskiy pour ajouter un second but de la tête.

© SERGEI SUPINSKY/AFP/Getty Images

© SERGEI SUPINSKY/AFP/Getty Images

La deuxième mi-temps va voir le Napoli exercer un pressing très haut sur les joueurs Ukrainiens, Mertens trouvera le poteau peu après l’heure de jeu. Les choses vont se compliquer encore plus pour les hommes de Rebrov avec l’expulsion de Sergiy Sydorchuk après un second carton jaune pour une simulation stupide dans la surface. Le Dynamo va pousser en fin match mais sans succès. Le Napoli repart de Kiev avec les trois points en poche grâce à un match maitrisé dans l’ensemble. Le Dynamo se déplacera dans deux semaines à Istanbul pour, on l’espère, y prendre des points.

Dans le second match de la soirée, Portugais et Turcs se neutraliseront sur un score de parité. Franco Servi avait ouvert la marque en début de rencontre avant de voir l’égalisation dans les toutes dernières secondes du Brésilien Talisca, prêté par Benfica.

Groupe D : Débuts difficiles pour Rostov

  • PSV Eindhoven 0-1 Atletico Madrid
  • Bayern Munich 5-0 Rostov

Rostov peut savourer ! Que d’efforts pour en arriver là. Un troisième tour de qualification face à Anderlecht (2-2, 0-2) et des barrages face à l’Ajax Amsterdam (1-1, 4-1) ont été nécessaires pour atteindre la phase de groupe. Mais quel bonheur pour ces joueurs de pouvoir débuter à l’Allianz Arena face à l’un des prétendants au titre cette année. A l’heure où l’on veut faire de la Champions League une compétition fermée aux top clubs, il est préférable de profiter de ces matchs totalement déséquilibrés sur le papier mais où l’exploit paraît toujours possible sur le rectangle vert. Et les hommes d’Ivan Daniliants ont dû pénétrer sur le terrain avec l’intention de faire l’exploit.

Du moins de tenir le plus longtemps possible… Positionné en 5-3-2, Rostov jouait évidemment la carte défensive face à une équipe disposant des meilleurs atouts offensifs du monde. La première mi-temps se déroula sur un faible rythme avec des fautes techniques de part et d’autre et très peu d’occasions franches. A tel point que la première occasion est à trouver à la 21e avec une frappe non cadrée de Kimmich. Les Bleu et Jaune ont une stratégie simple : être sérieux défensivement, jouer en contre attaque ou balancer au plus vite sur Poloz et Azmoun aux avant-postes. Mais rien n’est simple face à une charnière Hummels-Javi Martinez. Rostov aura tenu jusqu’à la 26e alors que l’arbitre siffle un penalty pour une faute de Gaţcan sur Lewandowski qui le transforme. Le Bayern contrôle et Rostov a bien du mal à s’approcher de Neuer. Dans les arrêts de jeu, Muller fait le break sur un centre d’Alaba. 2-0 à la pause, un score ni mérité ni volé tant les 45 minutes furent pauvres.

© Alexander Hassenstein/Bongarts/Getty Images

© Alexander Hassenstein/Bongarts/Getty Images

Au retour, les hommes d’Ancelotti décide de passer la deuxième. Sur une relance de Neuer pour Kimmich, l’international allemand oriente le jeu vers la gauche. Costa hérite du ballon et centre tendu devant le but où se jette Kimmich. Ca va trop vite et la charnière Granat-Navas-Mevlja est dépassée. Kimmich se permet de mettre un doublé de la tête sur un centre lointain. Le Bayern joue tranquillement et ça suffit pour aggraver le score. D’autant plus que les joueurs russes n’y sont plus. Le pressing est moins présent et les attaques rares. L’entrée de Doumbia permet de dynamiser l’attaque mais ça reste insuffisant pour inquiéter les Bavarois. La plus grosse action russe interviendra à la 84e sur une tête de Erokhin repoussée par Neuer. En fin de match, Bernat aggravera un peu plus le score. 5-0. La note est salée mais pouvait-il en être autrement ?! Il y avait un monde d’écart. Dans un groupe composé de l’Atletico Madrid et du PSV Eindhoven, c’est avec ce dernier que la lutte se fera pour la 3ème place synonyme d’Europa League. La ferveur à domicile pourra aussi être un facteur de dynamisme et pourquoi pas d’exploit.

Dans l’autre match, l’Atletico a réussi à ramener une victoire 1-0 des Pays-Bas grâce à un but avant la mi-temps de Saul. Une superbe reprise acrobatique suite à un mauvais dégagement. Les Néerlandais peuvent regretter leurs occasions, notamment ce but refusé en tout début de match pour hors-jeu.

Groupe E : Le CSKA revient de loin

  • Tottenham 1-2 AS Monaco
  • Bayer Leverkusen 2-2 CSKA Moscou

Dans un groupe très serré, le CSKA ne doit pas faire de fautes pour espérer atteindre les huitièmes et cela devait passer par un bon match contre Leverkusen. Comme très souvent, le club russe ne s’est pas facilité la tâche, la faute à une défense encore une fois désastreuse. Dès la 9ème minute de jeu, Ignasevich relance dans l’axe de la tête et alors que tout le bloc est remonté, Berezutsky décide de rester un peu derrière et loupe complètement l’alignement défensif. Mehmedi en profite pour se lancer en profondeur, élimine le vétéran moscovite et trompe Akinfeev. Seulement six petites minutes plus tard, Calhanoglu est bien servi dans l’axe, se lève la balle et d’une très jolie demi-volée fusille un Akinfeev impuissant. 2-0 dès le quart d’heure de jeu, on pourrait penser que le match est plié.

Archi-dominé, le CSKA ne coule pas grâce à son portier qui réalise deux arrêts de très grande classe et en deux minutes le CSKA va se relancer. Dzagoev, bien servi par Ionov dans la surface, va s’emmener la balle et réduire le score. Seulement deux minutes plus tard, Lacina Traoré combine bien avec Eremenko, le Finlandais excentré dans la surface tente sa chance et trompe le gardien. 2-2, le CSKA est bien revenu. Assommés, les Allemands ne reviendront pas dans la rencontre et devront se contenter du nul. Le CSKA quant à lui est bien content de revenir de ce déplacement avec un petit point en poche.

© PATRIK STOLLARZ/AFP/Getty Images

© PATRIK STOLLARZ/AFP/Getty Images

Dans l’autre match du groupe, l’AS Monaco a réalisé une très bonne opération en l’emportant 2-1 à Wembley contre Tottenham. Silva et Leimar sont les buteurs monégasques tandis qu’Alderweireld a réduit le score pour les Spurs.

Groupe F : Une attente, une belle ambiance et le néant, le Legia est de retour sur terre

  • Legia Varsovie 0-6 Borussia Dortmund
  • Real Madrid 2-1 Sporting Lisbonne

Cela faisait 20 ans qu’un club polonais n’avait pas joué la phase de poule de Ligue des Champions et même 21 ans pour le champion de Pologne en titre, le Legia Warszawa. Il y avait une attente forte autant dans les tribunes que sur le terrain. Le stade L3 de Varsovie était plein, habillé de blanc et tout le monde attendait avec impatience le tifo des ultras du Legia lorsque la petite musique de la Ligue des Champions est arrivée. Qu’on se le dise, on n’a pas été déçu (vous avez du le voir tourner sur les réseaux sociaux). Une ambiance tout feu tout flamme dans les tribunes pour un retour en fanfare. Mais malgré un appui de tous les instants par des chants, sur le terrain tout s’est gâté très vite. Gâté comme un beau fruit véreux qu’est le Legia Warszawa depuis le début de saison. Avant le match, la composition expérimentale de Besnik Hasi faisait peur avec Guilherme en défenseur gauche, une défense centrale n’ayant jamais joué ensemble composée de deux nouveaux, la titularisation de Prijovic à la place de Nikolic, etc… Si Hasi voulait se saborder tout seul, il n’aurait pas fait autrement.

On ne parlera pas beaucoup du match qui fut un simple calvaire pour le Legia, de la défense à l’attaque. Prendre six buts contre le BvB n’est pas une fin en soi, mais un match européen doit se jouer avec les tripes. Hier, les tripes sont restées dans le vestiaire et le Legia a subi comme un petit chien docile attendant la pâtée. La passivité de la défense sur le premier but, la tête de Mario Götze sur un centre de Dembele, puis le second but avec la tête de Sokratis qui rentre après un alignement douteux de la défense sur le coup franc, avaient fini de confirmer les doutes. Dès la 17e minute, le Legia était mené 3-0, fin de la rigolade, fin de la boutade. Au final, les Polonais vont perdre 6-0, jeu, set et match. Un match cataclysmique résumé par cette stat’ de seulement 56 passes conclues en première mi-temps – il y a eu un léger mieux en seconde période avec la rentrée de Nikolic et le replacement de Guilherme à son vrai poste.

Tout ça pour ça donc, un pétard mouillé qui était prévisible. Si le Legia avait perdu 6-0 en proposant du jeu et se faisant contrer, personne n’aurait rien dit mais le style Hasi, c’est le néant footballistique, le trou noir de la création, les abysses du jeu balle au pied. Mais le coach albanais du Legia avait sorti le par le feu en conférence de presse d’avant match en disant d’un air soumis que « l’objectif c’est le championnat, le match le plus important est celui de dimanche ». Peu importe, ses jours son comptés, son siège est éjectable et pas dit qu’il soit encore sur le banc dimanche pour jouer contre « une équipe a notre portée ». En attendant pour ce premier match, le Legia Warszawa a pris une fessée monumentale alors que Dortmund s’est affirmé comme un candidat sérieux en Ligue des Champions cette année.

L’autre vainqueur du jour c’est le Real Madrid qui recevait le club qui a vu éclore Cristiano Ronaldo, le Sporting Lisbonne. Les Madrilènes ont souffert face à un Sporting inspiré au jeu créatif fait de mouvements et de bonne combinaisons. L’équipe de Jorge Jesus s’est mise dans le bon sens en faisant le jeu en premier mi-temps et en concrétisant finalement en deuxième grâce au but du 1-0 par Cesar à la 48e. Le Sporting jouait magnifiquement et pensait tenir cette victoire précieuse à Bernabeu. Puis comme dans un mauvais rêve, dans les derniers instants du match l’enfant prodigue, Cristiano Ronaldo a sorti un coup franc magique pour égaliser face à son ancienne équipe. Ce Real moribond, va même crucifier un Sporting qui ne le méritait pas dans les arrêts de jeu grâce à une tête à bout portant de Morata mal repoussée par le gardien lisboète. Le Real s’impose donc dans la douleur, sans mérite, mais le service minimum est fait pour les hommes de Zidane. Dieu n’était pas avec Jesus à Bernabeu hier soir.

Groupe H : Le Dinamo déjà assuré de finir dernier

  • Olympique Lyonnais 3-0 Dinamo Zagreb
  • Juventus Turin 0-0 FC Séville

Contrairement à l’an dernier contre Arsenal, le Dinamo Zagreb n’a pas créé de surprise lors de la première journée. Il est clair que le Dinamo est tombé dans un groupe très compliqué. Après les ventes juteuses de Pjaca, Rog et Eduardo cet été, sans personne pour les remplacer, les attentes étaient faibles. Le but était d’embêter quelques équipes et de montrer une cohésion sans faille. Le problème est que les joueurs eux-mêmes ne semblaient pas croire en leurs chances, jouant comme des gamins perdus au milieu de professionnels.

Le pressing de Lyon a étouffé des Croates incapables d’utiliser proprement la balle. La tactique lyonnaise était claire : empêcher Machado et Jonas de passer la balle aux trois attaquants : Fernandez, Coric et Soudani. Gonalons se chargeait de Machado quand Ferri était affairé à presser Jonas. En réponse, le Dinamo proposait un marquage individuel qui n’a pas fonctionné du tout. En cause, les 30% de duels gagnés. Les joueurs de Lyon étaient tout simplement meilleurs physiquement, rendant la tactique du Dinamo inefficace au possible. Le jeu en mouvement de Lyon, vif et technique, créait des espaces, obligeant les milieux de terrain et défenseurs du Dinamo à colmater sans cesse. Il faut dire que le moteur du bon début de saison du Dinamo est parti. Marko Rog n’était peut-être pas le plus talentueux mais il était indispensable. Le milieu savait bloquer les espaces pour l’adversaire et se rendre disponible en phase offensive. En bref, une transition parfaite qui savait aussi se montrer décisif, comme lors de toutes les qualifications et contre l’Hajduk en championnat (4-0).

© PHILIPPE DESMAZES/AFP/Getty Images

© PHILIPPE DESMAZES/AFP/Getty Images

On a parfaitement vu hier soir que Machado et surtout Jonas ont échoué là ou Rog réussissait. En situation de contres, Jonas a quasiment exclusivement fait le mauvais choix, même dans les moments de flottements de Lyon qui laissait de l’espace. Une ligne défensive trop basse, peu de duels gagnés, un marquage déficient, une animation offensive catastrophique. Tel est le bilan du Dinamo Zagreb, pour qui la poule de Ligue des Champions risque d’être longue, très longue. Le principal pour Mamic était la présence sur le terrain de Semper (gardien, 18 ans), Benkovic (19), Coric (20) ou Fiolic (19). Ainsi, ses poches auront l’occasion de s’alourdir lors du prochain mercato. Sans prévoir de remplaçants, bien entendu.

Dans l’autre match, bien que cela importe peu puisqu’on sait tous que le Dinamo va finir dernier, la Juventus et Seville se sont neutralisés (0-0).

La rédaction Footballski


Image à la une : © Piotr Hawalej/Bongarts/Getty Images

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Rémy Garrel

Rémy Garrel

Consommateur de vodka, amoureux du Dynamo Kiev, défends l'intégrité territoriale de l'Ukraine sur Footballski.

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