#11 Les trophées Footballski

Hadrian Stoian
Hadrian Stoian - Publié le 7 mars 2016

Ça y est, l’équipe titulaire est au complet, voici le onzième numéro des trophées Footballski. Chaque semaine, nous revenons à travers ces quelques catégories sur ce qui se fait de mieux dans nos championnats.

LE FRANÇAIS DU WEEK-END : Loic Nego (Videoton)

Titulaire sur le flanc droit de la défense, le Videoton de Loic Nego s’est imposé face au Szombathelyi-Swietelsky Haladás du légendaire Gábor Király. Un match dans lequel le club de notre frenchie a su sortir victorieux dans la Puskás Akadémia Pancho Aréna de Felcsút grâce à un penalty de Patrik Tischler dans les 20 dernières minutes de jeu.

Avec cette victoire, Loic Nego, qui s’impose de plus en plus dans sa nouvelle équipe et dans le championnat hongrois, et ses coéquipiers, ont ainsi une place sur le podium synonyme d’Europa League. Une place inespérée quand on se souvient encore du début de saison catastrophique du club, alors entraîné par Casoni.

LE JOUEUR DU WEEK-END : Flávio Paixão (Lechia Gdansk)

Séparé de son frère qui fut transféré au Sparta Praha pendant six mois, Flávio Paixão était triste dans un Śląsk Wrocław qui n’était pas forcément en meilleure posture. Seul, abandonné, le portugais attendait le mercato hivernal comme remède à ses maux. La solution ? Le Lechia Gdansk. Transféré cet hiver au club de Poméranie avec, par la même occasion, le transfert du frangin et l’ambition de reformer la paire magique Flávio – Marco. Les frères Paixão étaient de retour en Pologne, ensemble. Et, s’ils n’auront pas été très en vue depuis le retour du championnat polonais, le beau Flávio a enfin frappé.


Voir aussi : On a discuté avec Flávio Paixão, buteur du Śląsk Wrocław


Opposé au Jagiellonia Białystok, Flávio Paixão, titulaire au contraire de son frère non présent dans le groupe, a fait le show en attaque en inscrivant un triplé qui marque, on l’espère, son retour. Une belle victoire sur le score fleuve de 5-1 qui permet surtout au Lechia de continuer sa marche en avant avec un nouveau succès à la maison. Ce qui devient une habitude pour le club qui en est à son cinquième match d’affilée remporté dans sa nouvelle forteresse. Une série historique auquel il faut remonter en 1958 pour retrouver un tel enchaînement de succès. Tout ça grâce à Flávio, évidemment.

LE BUT DU WEEK-END : Lukáš Vácha (Sparta Praha)


Ce duel face à Jablonec sentait la poudre pour le Sparta. Car, si le club de Miroslav Pelta a changé complètement sa stratégie d’expansion, préférant former et dénicher les joueurs pour une possible plus-value plutôt que d’acheter à coup de millions des « stars » du championnat, il n’en reste pas moins une machine difficile à manœuvrer et capable de faire perdre quelques points aux équipes de tête.

Preuve en est ce week-end où le club pragois s’est amusé à se faire peur, très peur. Rapidement mené au score après une tête parfaite du slovaque Greguš sur corner, le Sparta s’en remettra à l’intermédiaire de sa légende David Lafata. Lui qui aurait surement mérité d’obtenir un penalty quelques minutes plus tôt a su faire jouer son sens du but peu avant la mi-temps. Après un tir contré, le ballon revient dans les pieds du buteur tchèque qui ajuste parfaitement un Bárta jusque là impérial.

Et puis il faudra attendre la 90′ minute. Après de multiples occasions des pragois, et alors qu’on se dirigeait vers un match nul qui ne faisait pas vraiment les affaires du Sparta, surgit le milieu de terrain tchèque Lukáš Vácha. Reprenant parfaitement une balle renvoyée après un corner, Lukáš Vácha transperce la lucarne de Bárta et donne là une victoire précieuse pour continuer dans la lutte pour le titre.

LE TIFO DU WEEK-END : Śląsk Wrocław vs. Zagłębie Lubin

© wks.pl

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C’était derby ce week-end en Basse-Silésie ce week-end avec le choc entre le Śląsk Wrocław et le Zagłębie Lubin. Pologne oblige, le match fut extrêmement animé dans les tribunes avec une multitude de tifos du côté des locaux. Ainsi, pour lancer le match, on eut le droit à une série de trois tifos feuilles reprenant des iconographies de la région, on y retrouvait ainsi les lettres WS pour Wielki Śląsk, soit Grande Silésie, AS pour Ave Silesia et enfin US pour Ultras Silesia avec une banderole « Każdy wybiera drogę, my wybraliśmy taką! » soit « Chacun choisit son chemin, le notre est celui-ci ». 

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Mais ce n’est pas tout! Vint par la suite un tifo patriotique en l’honneur des Żołnierze wyklęci (Soldats Maudits). Après avoir combattu de l’intérieur dans l’Armia Krajowa, résistance lors de l’occupation nazie principalement, ces mêmes Hommes et Femmes se sont battus contre le joug communiste après la Seconde Guerre mondiale jusqu’en 1963. Pour honorer cette partie de l’histoire polonaise, les ultras du Śląsk Wrocław ont décidé de sortir un tifo à l’image de Mieczyslaw « Roja » Dziemieszkiewicz, illustre « soldat maudit » popularisé en Pologne à travers le film de Jerzy Zalewski « Historia Roja, czyli w ziemi lepiej słychać », référence que l’on retrouve dans ce tifo avec ce message « Historia Roja. W nas trwa waleczność Twoja » soit « Historia Roja. Ta bravoure reste gravée au plus profond de nous » accompagné des chants « Bóg, Honor i Ojczyzna – Dieu, Honneur et Patrie », « Cześć i Chwała Bohaterom – Honneur et Gloire aux héros » ou encore de l’hymne polonais.

Enfin, notons qu’en fin de match, furieux de la défaite du Slask face à l’ennemi, le capo du Sektor B est descendu sur la pelouse avec quelques collègues afin d’exiger les maillots des joueurs. Ces derniers ne faisant pas honneur au club après cette défaite, et plus généralement dans cette saison galère pour le Śląsk Wrocław.

L’IMMIGRÉ DU WEEK-END : Konstantínos Mítroglou (Benfica)


Il n’a jamais semblé aussi fort. Très décevant à Fulham, Kostas Mitroglou avait décidé de faire des efforts financiers cet été pour se relancer à Benfica. Et le pari est payant, si l’on puit dire. Véritable machine à but, le Grec s’est même offert le luxe de marquer lors de 7 journées consécutives. Samedi, face au grand rival du Sporting Portugal, il a même été le seul buteur du match, offrant un sacre très important à son club. Avec son compère du milieu et ancien de l’Olympiakos, Andreas Samaris, il forme une doublette grecque de très haut niveau.

LA POLÉMIQUE DU WEEK-END : Le RNK Split en grève

Allons en Croatie, où les rapports se tendent entre joueurs et institution. Les joueurs du RNK Split ne se sont pas entraînés le samedi 05 mars en protestation contre les salaires impayés. Les joueurs ont averti la direction que cela se répéterait s’ils ne recevaient pas leurs salaires bientôt. Ils joueront leur match de championnat demain, mais pourraient ne pas jouer le suivant s’ils ne sont pas payés. Pourtant, les propriétaires du club, les frères Žužul, ont encaissé cet été le transfert le plus cher de l’histoire entre deux clubs croates : 5 millions € pour la signature de Marko Rog. Affaire à suivre…

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LE MATCH DU WEEK-END : Le derby de Bucarest, Dinamo vs. Steaua

Après s’être séparé sur un score nul et vierge en Coupe de Roumanie en début de semaine, le Steaua retourne à Stefan Cel Mare afin d’affronter de nouveau le grand rival. Petite avancée concernant les ultras stelistes, les membres de la Peluza Nord ont étés présents pour la première fois depuis la mise en place du FCSB, Steaua version Becali. Ce choix a été très désapprouvé par les ultras de la Peluza Sud ainsi que certains groupes basés en Nord. Quoi qu’il en soit, le match débute dans une ambiance presque retrouvée de derby. C’est Hamroun qui va ouvrir le score pour le Steaua, d’une frappe croisée magnifique dans un angle fermé. Mais le Dinamo attaque sans cesse, et bute sur un Nita des grands jours dans les cages du Steaua. Mais celui-ci ne pourra rien faire à dix minutes de la fin quand Bicfalvi, très en vue lors de cette partie place une tête à bout portant qui termine sa course au fond des filets. Avec une fin de match un peu hachée, Hamroun et Filip sont tous deux expulsés. Altercation qui visiblement s’est terminée dans les vestiaires entre les deux hommes. Les deux équipes se quittent donc sur ce score nul, qui ne fait les affaires de qui que ce soit, à part l’Astra qui conforte son siège de leader, talonné par le Viitorul Constanta.

La rédaction de Footballski


Image à la une : © metalist.ua

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A propos de l'auteur

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Hadrian Stoian

Roumain d'adoption, souvent aperçu une Timișoreana à la main près de Ghencea. Stelist convaincu, amoureux d'un football roumain authentique et désuet. Jamais objectif vis à vis du Dinamo.

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