Ligue des Champions 2015/2016 – Huitièmes de finale retour (2)

© Alex Livesey/Getty Images
Mourad Aerts - Publié le 15 mars 2016

La multinationale City a donc renvoyé l’ancienne équipe du NKVD à ses soucis domestiques. Le résultat final, cette élimination du Dynamo Kiev, est décevant, mais était attendu après le non match de l’aller du champion ukrainien. Au vu de la partie proposée hier soir, les regrets peuvent exister, mais se porter principalement sur ce satané match aller. Le Dynamo n’y était pas il y a trois semaines…

Une habitude désormais pour Footballski, tous les ans, au retour de la Ligue des Champions, on peste contre cette longue trêve hivernale qui rend nos équipes amorphes à l’heure de reprendre le chemin de l’Europe. C’est une excuse à moitié recevable, car de manière évidente, la congruence de talent est bien plus importante dans l’effectif anglais qu’ukrainien et c’est ce qui avait fait la différence à Kiev. Ceci dit, pas sûr que les ultras du Dynamo échangeraient leur équipe composée à plus de 50% de joueur du crû avec la constellation Sky Blue.

© PAUL ELLIS/AFP/Getty Images

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Du côté du match, Rebrov opte pour son classique 4/3/3. Pas le 4/2/3/1 que l’on voit un peu partout en Europe désormais, mais un vrai 4/3/3 avec au milieu une point

e basse (Veloso) et deux relayeurs (Garmash et Buyalskiy). Derlis « tête dans le guidon » Gonzalez est laissé sur le banc au profit de l’ancien, Gusiev, alors que la grande tige polonaise Teodorczyk profite de l’absence de Moraes devant. Yarmolenko complétant logiquement l’attaque et la défense se présentant dans sa meilleure configuration possible.


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Il y a un homme qui dans ce dispositif tient un rôle crucial, c’est Garmash. L’ex prodige, revenu de milles blessures, est l’homme qui peut faire passer cette équipe de bonne à très bonne. Il faut notamment se souvenir de son match de poule contre Porto à l’aller (2/2) par exemple. Scruter ses premières minutes est souvent une bonne manière de juger de la performance à venir de son équipe. Hier, il fut quelconque, il eut du mal à élever son niveau de jeu et apporter ce plus décisif, devant et derrière, tout comme la performance du Dynamo.

© Laurence Griffiths/Getty Image

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City n’était pas beaucoup plus inspiré que Garmash. Dans une mauvaise passe actuellement, les émirat.. heu.. les anglais ne se sont pas rassurés hier soir. Perdant rapidement sur blessure sa charnière centrale titulaire (Kompany à la 7ème, Otamendi à la 24ème) et ne proposant rien des 45 premières minutes. Dans une ambiance à l’anglaise, c’est-à-dire de centre commercial un lundi matin, on s’est ennuyés ferme. Heureusement, ce fût un petit mieux en seconde période.

Derlis « tête dans le guidon » Gonzalez est entré à la place de Teodorczyk. Speedy est parti à droite et Yarmo a pris l’axe. La star ukrainienne a déçu, mais aurait bien pu marquer à deux reprises dans les dix dernières minutes. Entre temps, les Citizens se seront surtout distingués par l’entremise de leurs individualités (Yaya Touré et Sergio Agüero principalement) et un poteau trouvé par Navas. City l’a joué petit bras, mais bien conscient d’être déjà pratiquement qualifié au coup d’envoi grâce à l’avance acquise à Kiev (1/3).

La tactique attentiste et rigoureuse avant tout de Rebrov ne les a pas non plus poussé dans leurs derniers retranchements. Le match s’est donc terminé sur un 0/0 juste après une ultime parade de Hart dans les dernières minutes du temps additionnel.

On peut regretter que les montées tardives de Vida et Antunes n’aient pas eu lieu un peu plus tôt dans la rencontre alors que leurs centres et présences apportèrent le danger dans les dix dernières minutes. Mais ce serait dénigrer tout ce que Rebrov a mis en place depuis deux ans au Dynamo. Pour remettre l’équipe phare d’Ukraine sur les rails du succès, l’ancien binôme de Sheva n’a jamais fait dans le flamboyant, mais plutôt dans le sérieux. Ça a superbement bien fonctionné jusqu’ici. Ce bon parcours en Champion’s League est le symbole de la progression du club ces dernières années. L’ordre est revenu au club, on attend désormais le retour du beau jeu.

Mourad Aerts


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A propos de l'auteur

Mourad Aerts

Schizophrène assumé, serait fusillé aussi bien en Ukraine qu'en Russie. Pour son grand amour des premiers chez les seconds et sa tendresse pour les seconds chez les premiers. Bref, il ne l'ouvre que sur Footballski et ça vaut mieux pour lui.

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